Affichage des articles dont le libellé est Jean-Philippe Depotte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jean-Philippe Depotte. Afficher tous les articles

vendredi 2 mai 2014

Le chemin des dieux - Jean-Philippe Depotte


Le chemin des dieux est un roman que j’avais déjà repéré il y a un petit moment, moitié à cause de sa couverture, moitié à cause d’avis de blogueurs lus ici et là, mais c’est l’avis de Julien le naufragé qui me l’a remis en tête et qui m’a poussé à l’emprunter à la bibliothèque.

Dans ce roman, Achille, qui a quitté le Japon il y a douze ans, revient dans ce pays alors qu’une mystérieuse catastrophe entraine des restrictions énergétiques, suite à l’appel paniqué d’un ami lui annonçant la disparition de la femme qu’il aimait, Uzumé.

Mais en arrivant là-bas, il se rend vite compte qu’il ne s’agit pas d’un simple kidnapping (Uzumé n’a peut-être même pas été kidnappée), et il se retrouve très vite plongé jusqu’au cou dans les ennuis, car il n’est jamais bon de se mêler des affaires des dieux.

Ce qui m’avait attiré dans ce livre à l’origine, c’était la comparaison à American Gods. Et cette façon de présenter ce roman est tout à fait adaptée vu qu’on découvre ce que devient le panthéon japonais dans le monde moderne (untel est devenu un champion de sumo, untelle se retrouve sur toutes les affiches publicitaires…).

C’est vraiment l’aspect le plus intéressant, cette mise en scène de la mythologie japonaise (ancienne comme moderne), dévoilée par petites touches au gré de l’intrigue, si bien qu’on ne sait jamais vraiment à qui on a affaire lorsqu’on croise des personnages : humains, dieux ou un peu des deux ?

On sent vraiment toute la fascination de l’auteur pour ce pays et sa culture (il a vécu là-bas si je n’ai pas oublié sa biographie), mais paradoxalement ce qui est le point fort de ce roman est également la raison pour laquelle je ne suis pas vraiment rentrée dedans.

En effet on croise tout au long de la lecture nombre de personnages et d’éléments de culture japonaise, mais toujours plus évoqués que présentés, si bien que j’ai eu l’impression qu’à moins d’être déjà bien familier de cet univers, ou de faire des recherches à côté, il était difficile de tout comprendre.

Peut-être est-ce volontaire de la part de l’auteur (qui après tout serine tout au long de l’intrigue à Achille par le biais de nombreux personnages qu’il ne peut pas comprendre car il n’est pas japonais), mais j’ai trouvé cela assez frustrant à la lecture, surtout qu’à force j’avais l’impression que les personnages finissaient par s’adresser à moi (ne cherche pas à comprendre, tu n’es pas japonaise…).

Fallait-il juste se laisser porter par l’intrigue ? Peut-être, et sans doute en cherchant à trop comprendre je suis passée à côté du livre. Je n’ai pas détesté ma lecture, loin de là, mais j’en suis ressortie avec trop de questions, et trop peu d’éléments de réponse. Un ouvrage à réserver sans doute aux admirateurs du Japon, qui apprécieront plus cette ballade sur Le chemin des dieux que je ne l’ai fait.

CITRIQ