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lundi 20 août 2012

La chasse au mirage - Gary Russell


Après une première tentative assez mitigée dans la VF des romans dérivés Doctor Who, j’ai retenté l’aventure avec un autre titre, écrit cette fois-ci par un auteur dont j’avais apprécié la précédente incursion dans l’univers, et je n’ai pas été déçue.

La chasse au mirage (ou The Glamour Chase pour les amateurs de VO) se déroule après les Vampires de Venise. Alors que le Docteur promet Rio à ses deux compagnons (avec le talent qu’on lui connait), notre joyeux trio se retrouve en pleine campagne anglaise, dans les années 30, alors qu’une archéologue anglaise s’apprête à mettre au jour… un vaisseau spatial.

Inutile d’en dire plus sur l’intrigue, surtout pour un roman de 250 pages qui se dévore d’une traite (le temps d’un trajet Poitiers-Paris si vous voulez tout savoir). Il faut dire que Gary Russell sait vraiment bien écrire des romans Doctor Who.

Ses textes sont très fluides (contrairement à Apollo 23), et même si une fois encore l’intrigue n’est pas son point fort (l’exposition occupe plus de place que la résolution), c’est un véritable plaisir à lire car cet auteur connait ses classiques.

Déjà on sent qu’il maitrise ses personnages : Amy et le 11e Docteur sont bien mieux caractérisés que dans Apollo 23 (le livre a été publié plus tard pendant la diffusion de la saison 5, ça joue peut-être), et même Rory, nouveau venu à l’époque, est drôlement bien cerné (je suis presque surprise que le Docteur le respecte autant, c’est plutôt caractéristique de la saison 6 ça) et presque plus présent qu’Amy.

De manière générale, Gary Russell est un familier de l’univers, ça se sent dans l’espèce alien qu’il a inventé pour l’occasion (qui implique des pelotes de laines et la suite de Fibonacci –non ne posez pas de questions-), qu’on aimerait bien voir dans un épisode !

Le roman contient en plus son lot de péripéties débiles, dont l’entrée en scène du Docteur, 50 pages après le début de l’histoire (quand je vous parlais d’une exposition longue), qui vaut le détour. Du coup, La chasse au mirage est un bon petit roman Doctor Who, qui se dévore avec plaisir, et qui donne envie de voir un jour Gary Russell écrire un vrai épisode de la série !

CITRIQ

mardi 9 août 2011

Beautiful Chaos - Gary Russell


Je suis bien contente d’avoir gardé ce roman là pour finir les romans avec Donna. Ce n’est pas que Beautiful Chaos soit forcément le meilleur du lot (même si je le trouve très bon), mais plutôt qu’il a vraiment un air de conclusion.

Sans doute parce que son introduction (et sa conclusion) se déroulent après le dernier épisode de la saison 4, ce qui met le reste du livre dans une perspective assez triste. Difficile de ne pas penser tout du long à l’horrible destin de Donna d'ailleurs. Mais je mets la charrue avant les bœufs, commençons par l’histoire !

Donna rentre sur Terre visiter sa famille pour l’anniversaire de la mort de son père, ce qui donne lieu à des retrouvailles comme toujours tendues entre elle et sa mère. Mais c’est aussi l’occasion d’assister à un dîner donné par la Royal Planetary Society en l’honneur de son grand-père qui a découvert une nouvelle étoile.

Evidemment, cette réunion de famille est assez vite perturbée par l’apparition de mystérieuses étoiles dans le ciel, et un ancien ennemi du Doctor qui rêve de vengeance (sinon ça ne serait pas drôle). D’ailleurs je viens de faire une petite recherche, c’est un vrai vieil ennemi, leur première rencontre remonte au 4e Doctor !

L’intrigue en elle-même n’est pas extraordinaire, quand j’y repense, les péripéties s’enchaînent sans vraiment avoir de sens. Le thème me rappelle l’épisode Secrets of the Stars de The Sarah Jane Adventures (après vérification, c’est normal, le wiki Doctor Who indique qu’effectivement cet épisode aurait dû utiliser le même ennemi).

Mais ce roman a un point fort non négligeable : son travail sur les personnages. Si l’histoire est à peine entamée au bout de 100 pages (sur 250 !), c’est parce que Gary Russell prend le temps d’explorer la relation entre Donna et sa mère. C’est tout à fait dans l’esprit de ce que Russel T Davies a amené à la série en développant l’entourage des compagnons, c’est très bien fait et c’est passionnant.

Parce qu’elles ont une relation extrêmement complexe (humaine quoi, pleine de tensions, de non-dits, toujours à se disputer mais s’aimant au fond), et parce que cela donne l’occasion de vraiment voir ce qui se passe dans la tête de Donna.

Et quand on aime le personnage, c’est quelque chose de très appréciable. Même si ça fait un peu mal au cœur, surtout dans les premières pages où elle passe son temps à penser à la vieille Donna qui aurait fait ça, alors que la nouvelle aborde le problème autrement. Quand on pense qu’elle va redevenir la « vieille Donna »…

En fait plus que l’intrigue, c’est vraiment le côté famille qui fait la force du livre : il y a Sylvia et Donna bien sûr, mais aussi Wilf et sa copine Netty (atteinte de la maladie d’Alzheimer, un Doctor Who qui aborde le sujet, ce n’est pas banal).

Voir le Doctor s’incruster dans cette étrange réunion de famille (où il est aussi à l’aise qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine) est un bonus délicieux, et bien drôle accessoirement (vu qu’il se prend bien évidemment une baffe de Sylvia, comme le veut la tradition).

On regrettera un peu que l’intrigue manque de panache du coup, car le début était prometteur, et la fin un peu trop en accéléré, mais ça reste une bonne aventure de Doctor Who, drôle et divertissante (et émouvante, pour le coup). Assez bizarrement, en dépit de ses faiblesses, je trouve que ce roman dégage une impression de qualité.

C’est en tout cas le premier roman où je me dis que je m’intéresserais bien à ce que l’auteur a écrit d’autre dans l’univers de Doctor Who (dans lequel il bourlingue depuis un moment toujours d’après le wiki Doctor Who, ceci explique sûrement cela).