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jeudi 19 avril 2018

Alcatraz contre l’ordre du verre brisé – Brandon Sanderson

 
Après avoir visité le Nalhalla (et ses fameuses archives qui ne sont pas une bibliothèque) dans le troisième volume, Alcatraz continue à visiter les Royaumes Libres (de la domination des infâmes bibliothécaires) dans ce quatrième tome. Comme toujours, l’humour et l’aventure sont de la partie pour un résultat très divertissant.

dimanche 26 novembre 2017

Alcatraz contre les traîtres du Nalhalla – Brandon Sanderson


Cela faisait déjà un petit moment que j’avais laissé en plan Alcatraz dans son combat contre les infâmes bibliothécaires (et ne parlons même pas des conservateurs rencontrés dans le tome 2), jusqu’à que je tombe sur les tomes 3 et 4 d’occasion en librairie. Et je dois dire que j’avais oublié à quel point cette série était bonne pour le moral !

jeudi 13 octobre 2016

Les légions de poussière – Brandon Sanderson


Alors que je cherchais une idée de cadeau pour les 11 ans de mon filleul (purée déjà !), je suis tombée sur les avis fort enthousiastes de Naufragé volontaire Junior et de Gromovar Junior à propos de ce roman de Brandon Sanderson. J'aurais pu l'offrir en aveugle, mais ma curiosité a eu raison de moi et je me suis retrouvée à lire ce livre histoire d'être sûre de mon coup.

Les légions de poussière nous emmène dans un univers uchronique de gearpunk (je ne le connaissais pas celui-là, à priori ça a rapport aux engrenages) où les Etats-Unis sont un assemblage d'îles relié par un réseau ferré. La particularité de ce monde, c'est sa magie, la Rithmancie, qui consiste à animer des dessins à la craie (soit sous forme de créatures -les crayolins-, soit sous forme de cercles défensifs).

Bien évidemment, c'est un don rare dont sont dotés fort peu d'élus, élus dont ne fait pas partie le héros, Joel, le fils d'un fabricant de craie. A défaut de pouvoir devenir Rithmancien, il se passionne pour le sujet et élabore stratagème sur stratagème pour assister aux cours sur cette matière à l'académie Armedius.

Le contexte scolaire et le héros orphelin de père donne dès le début une certaine ambiance « Harry Potter » au roman, une recette qu'on pourrait penser usée jusqu'à la corde mais qui fonctionne bien. Il n'y a pas mieux qu'un prétexte éducatif pour exposer l'univers discrètement, et les dynamiques d'une école (rapports entre les étudiants, figures d'enseignants bienveillants ou détestables) sont toujours plaisantes à revisiter (pour se rappeler le bon ou mauvais vieux temps !).

L'intrigue plantée dans ce décor est relativement classique, avec de mystérieuses disparitions sur lesquels le héros se retrouve à enquêter. Rien d'extraordinaire au programme mais l'histoire est plutôt bien menée et prenante, et on s'attache assez facilement aux personnages.

Si le héros, Joel, m'a semblé parfois un peu trop intelligent, il a le mérite de n'être pas complètement tête brûlée et de penser parfois à appeler à l'aide (un bon point pour lui). De plus bien qu'il soit légèrement surdoué, l'auteur ne lui accorde pas tout, ce qui permet de garder un personnage équilibré.

Le livre est abondamment illustré de diagrammes de défense et de dessins de crayolins, ce qui lui donne une sympathique valeur ajoutée (un peu comme les annexes dans Le livre des étoiles de Erik L'Homme). Dommage que la couverture soit aussi peu attrayante par contre. Pour une fois la VO s'en tire bien mieux :


Cela ne m'a pas aidé à trouver ce livre en rayon, d'autant plus qu'il était classé en SF adulte, ce que je trouve légèrement surévalué (mais j'imagine que c'est pour le vendre aux fans de l'auteur). On est clairement dans du young adult voir du très young adult !

Néanmoins Les Légions de poussière vous plaira si vous avez envie de retrouver le plaisir d'un roman simple à la façon d’Harry Potter (la douce ironie de JKR en moins). L'univers est chouette, l'intrigue prenante (j'avoue avoir dévoré la dernière partie), les personnages sont attachants et l'ouvrage fort joli. Un livre à prescrire à de jeunes lecteurs (ou de moins jeunes). Je vais d’ailleurs de ce pas œuvré dans ce sens… en attendant de lire une éventuelle suite !

CITRIQ


Item 6 : Lire un roman SFFF young adult  
(il cache bien son jeu au rayon adulte mais c'est définitivement un roman pour jeune public !)

jeudi 28 novembre 2013

Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires - Brandon Sanderson


A la fin du mois d’octobre, alors que j’avais le moral dans les choux, Olya m’a fait un très joli cadeau d’anniversaire en avance : Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires, premier tome d’une série de romans jeunesse signés Brandon Sanderson.

Forcément, avec un titre comme ça, je ne pouvais que me jeter dessus, ne serait-ce que pour y chercher des idées pour pimenter la vie de mes lecteurs. Malheureusement nous nous sommes récemment débarrassés de notre encyclopédie papier au boulot, je ne pourrais donc pas m’en servir pour construire un autel pour sacrifier les lecteurs en retard !

Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires nous raconte donc l’histoire d’un jeune homme de 13 ans (classique), orphelin (classique), cynique et accessoirement doté d’une telle capacité à casser les choses qu’on aurait du mal à prendre ça pour de la maladresse (là par contre c’est plutôt original).

Le jour de ses treize ans, après avoir cassé par mégarde la cuisine de sa famille d’accueil (ce qui lui promet de changer encore de foyer), Alcatraz reçoit un étrange paquet envoyé par ses parents, puis la visite d’un vieux fou qui se prétend son grand-père et l’embarque dans une aventure folle pour lutter contre les infâmes bibliothécaires qui cherchent à contrôler le monde.

Alcatraz découvre donc qu’il a une famille, que la Terre est bien vaste qu’il ne l’imaginait (il ne faut jamais croire ce que disent les livres, après tout ils sont contrôlés par les bibliothécaires). Par ailleurs, il apprend que sa capacité à casser les choses est en fait un authentique Talent (bref son pouvoir est magique).

Il y a un petit quelque chose de Roald Dahl dans ce Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires : l’humour, la réécriture subversive de la réalité, l’association grands-parents/petits-enfants contre des adultes méchants ou ignorants… Avec une référence pareille, vous comprendrez qu’on a affaire à un excellent texte pour la jeunesse.

Ce qui est chouette dans ce roman, c’est qu’on a affaire à un héros qui est vraiment l’adolescent typique presque normal, auquel il est très facile de s’identifier. Il évolue au cours de son aventure, mais il ne devient pas soudainement un grand héros, il apprend juste finalement à tisser des liens avec sa nouvelle famille et à se servir de son cerveau (au lieu de développer un super-pouvoir qui annihilerait le méchant).

Par ailleurs j’ai beaucoup aimé l’histoire des Talents, parce qu’il y a quelque chose de très réconfortant dans cette transformation de défauts (retard perpétuel, désastre ambulant, incorrigible bavard) en d’authentiques pouvoirs qui peuvent amener à la victoire. C’est un peu une manière de dire qu’on peut tirer quelque chose même de nos pires défauts.

Là-dessus, il faut ajouter une narration absolument délicieuse, raconté par Alcatraz himself avec une chouette mise en abîme sur le récit et sur l’auteur, grâce à de nombreuses remarques pleines de malice sur l’écriture des histoires (le rythme, les fins de chapitre, le suspens, les allusions discrètes de l’auteur…). Bref non content d’offrir une belle aventure, ce roman est aussi un bel hommage à la littérature en général.

Et puis il est difficile pour moi de ne pas m’attarder si tout le détournement qui est fait de l’image du bibliothécaire. C’est quand même assez osé de transformer un stéréotype de personnage généralement effacé en génie du mal, d’autant plus quand il transforme la mission de mise à disposition de l’information en dictature presque orwellienne où les bibliothécaires contrôlent le monde en limitant la connaissance de celui-ci.

Je soupçonne presque Brandon Sanderson d’avoir ciblé son public : quel bibliothécaire pourrait résister à la lecture d’un tel ouvrage ? Du coup il est sûr de trouver son roman dans de très nombreuses bibliothèques (peut-être même en présentoir), et donc d’attirer un maximum de lecteurs. Un plan machiavélique je vous dis !

Bref vous l’aurez compris, Alcatraz contre les infâmes bibliothécaires est un livre qui m’a charmé. C’est drôle, extrêmement bien fichu et diablement intelligent avec ça. C’est donc un excellent titre jeunesse qui peut plaire à à des jeunes comme à des moins jeunes. Je commence du coup à comprendre tout le bien qu’on dit de Brandon Sanderson.

Par contre je ne sais finalement pas si je dois remercier Olya de son cadeau. Après tout, qui va devoir acheter la suite maintenant ?
« Peut-être qu'on vous a déjà donné des conseils de lecture. Peut être même que des amis, des parents, des profs vous ont mis un bouquin entre les mains en vous disant : « Tu dois lire ça ». Ces livres sont systématiquement décrits comme « importants », ce qui, d'après mon humble expérience, signifie qu'ils sont d'un ennui mortel. […]
Si le héros de ce type d'histoires est un garçon, je vous parie à dix contre un qu'il ne part pas à l'aventure se battre contre des Bibliothécaires, des monstres de papier et des Occulateurs Noirs cyclopéens. En fait, notre jeune ami n'aura droit à aucune aventure et ne combattra rien ni personne. Au lieu de ça, son chien mourra. Ou, dans certains cas, sa mère mourra. S'il s'agit d'un roman très sérieux, et le chien et la mère casseront leur pipe. (Apparemment, la plupart des écrivains ont une dent contre les canidés et les mères.) »

CITRIQ