mercredi 20 janvier 2010

Les enchantements d’Ambremer – Pierre Pevel



Je suis très en retard dans mes chroniques. La faute aux fêtes de fin d’année, à une relecture de Tintin (c’est incroyable tout ce qu’on redécouvre à chaque lecture), à une réinstallation de Baldur’s Gate (qui bouffe mes journées) et une tendance générale à la flemme qui va de pair avec le fait d’être sans emploi.

Depuis quinze jours, je ne publie que du réchauffé de décembre, mais cela ne va pas durer, et je vais le démontrer tout de suite ! Enfin, du moins, dès que j’aurais refeuilleté vite fait ce livre pour m’en rappeler l’histoire… Oui j’ai dévoré ce bouquin en deux jours à Noël, et c’est maintenant que je me décide à revenir dessus (et non ce n’est pas l’abus d’alcool qui m’a fait oublier le contenu, mauvaises langues !).

Ambremer est la capitale des fées dans l’Outremonde, univers voisin du nôtre où vivent licornes, fées, dragons et autres membres du bestiaire magique. Mais ce n’est pas là où se déroule notre roman. Les enchantements d’Ambremer, malgré son nom, se déroule principalement à Paris, le Paris de la Belle-Epoque.

Cependant, ce n’est pas tout à fait notre Paris, puisque l’influence du monde des fées s’y fait sentir. On y trouve des arbres qui parlent, différents êtres féériques (dont des chats ailés qui lisent en dormant sur des bouquins… qui n’a jamais rêvé de pouvoir faire ça ?), un paquet de magiciens et une Tour Eiffel en bois blanc.

Une très belle ambiance donc, minutieusement brossée par l’auteur, où l’on s’amuse sans cesse de ses trouvailles et détournements. Personnellement j’ai beaucoup aimé apprendre que le train pour se rendre dans l’Outremonde se prenait à la station de métro Porte Maillot, je ne manquerais point d’en chercher l’entrée à l’occasion !

Dans cet univers merveilleux, nous suivons les pas de deux personnages qui vont très vite se retrouver plongés dans une aventure qu’ils ne prévoyaient pas : le mage Griffont (Louis Denizard Hippolyte de son prénom), qui enquête sur un trafic d’objets magiques, et Isabel de Saint-Gil, dont le chapitre d’introduction, à bord d’un train dégage un doux parfum de film d’espionnage.

Je ne m’étends pas plus avant sur cette histoire à rebondissements qui accroche très vite le lecteur, si bien qu’on ne lâche pas le bouquin avant d’en avoir lu le dernier mot.

Les enchantements d’Ambremer est plaisant à lire. L’intrigue est plutôt bien ficelée, à la façon de toutes ces histoires où les héros se retrouvent dans les ennuis jusqu’au coup pour un problème qui ne les concernait pas à la base. Les personnages, sans être extrêmement marquants, ne manquent d’humour, ce qui fait qu’on suit leurs pérégrinations avec plaisir.

C’est surtout l’univers qui est intéressant. Abondamment décrit et expliqué, c’est une petite merveille de re-création qui sait parfaitement mélanger le vrai Paris à toute une pléthore d’éléments de fantasy. Et Pierre Pevel ne se prive pas de nous en fait découvrir tous les aspects en baladant nos héros au gré de l’intrigue.

Bref, si vous avez envie de voir du pays tout en restant en terrain connu (pour les parisiens s’entend), et de lire une histoire divertissante où il n’est pas nécessaire de réfléchir (quoique, on se perd vite dans les noms si on n’y prend pas garde), et en plus écrite par un français (par chauvinisme), ce roman est fait pour vous.

Le seul bémol que je mettrais, c’est que justement à cause de sa légèreté, c’est un roman qui ne « reste » pas en tête, sans doute parce qu’il n’y a rien qui accroche réellement. Cependant, depuis le temps qu’on me parle de Pierre Pevel, je suis plutôt contente de cette première lecture. Affaire à suivre (une de plus !).

1 commentaire:

  1. J'avais beaucoup aimé la trilogie Wieldstadt du même auteur. Contrairement à ce que tu dis d'Ambremer, Wieldstadt m'avait laissé un souvenir durable notamment du fait d'évènements et de personnages marquants. Quoi qu'il en soit, il va falloir que je me procure cet Ambremer très vite.

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