mardi 24 mars 2009

The Wrestler – Darren Aronofsky


Et oui des fois que vous ayez passé les 3 derniers jours au Népal, c’était le printemps du cinéma ces derniers jours… je m’en mords les doigts de n’avoir appris ça que lundi matin, mais ça ne m’a pas empêché d’en profiter… Je commence par la 2e film vu, par souci d’incohérence dû à un esprit hautement perturbé, une fois n’est pas coutume.

(bon et pi ça fera plaisir à mon commentateur assidu du moment de voir que j’écoute (quoique) ses sages conseils même je considère toujours The Fountain comme un très beau film, faudrait pas trop rêver non plus)

Pour la séance de ce soir, nous parlerons donc catch (ce qui fera toujours une bonne transition vers le film suivant/précédent via un retour vers le passé du futur du présent), de super-héros (merci la réflexion à 3 sous trouvée sous la douche), d’artiste et de vie en général. Ca résume bien le sujet.

The Wrestler se penche sur l’histoire de Randy « The Ram » Robinson, véritable légende du catch des années 80, qui vivote désormais entre petits boulots et matchs le week-end. Etrange sport que le catch d’ailleurs. Vous pensez juste voir des gens se mettre sur la gueule, et bah non, figurez vous que c’est un peu un art, avec des figures imposées, des installations…

Bon vous me direz, il y a peu de manifestations artistiques où les gens se collent des pains (voir des chaises et j’en passe) avec tant d’engouement, mais, oui, tout est dans le déchaînement de violence… soigneusement chorégraphié. Est-ce parce que Randy est une légende de ce sport qu’on ne parle jamais vraiment de compétition ? En tout cas, cette étrangeté frappe, intrigue, et pousse à s’intéresser à l’histoire.

Mais bon, on fait rarement un film juste là-dessus, mais bien sur un héros comme The Ram. Etrange personnage que celui-là, celui qui a été au sommet et qui désormais semble tombé bien bas : seul, toujours à court d’argent, bossant en supermarché en semaine pour combler les trous. Et pourtant, bien que vieux, fatigué, et obligé de se doper aux médocs, il est le héros de matchs dans des petites salles le week-end.

C’est de là que vient mon histoire de super-héros, notre ami a comme qui dirait deux identités : celle du type complètement à la ramasse à qui personne ne prête attention, et celle du champion adulé. Etrange dichotomie entre les deux, qui prend fin le jour où sa carrière de catcheur doit prendre fin pour raisons de santé. Autant demander à un peintre de lâcher ses pinceaux, somme toute. Ce qui ne l’empêche pas d’essayer quand même d’être ce type qui n’est pas/plus « The Ram »… un temps au moins.

Je ne développe pas plus sur le sujet. La trame scénaristique est simple (et prévisible), mais ce n’est pas l’essentiel du film. Ce qui aurait pu être un film banal prend toute son importance par le personnage de The Ram, brillamment interprété par Mickey Rourke, suivi de très très près par la caméra (on retiendra surtout les racines de ses cheveux blonds décolorés vu le cadrage récurrent sur l’arrière de son crâne ^^), qui laisse difficilement indifférent.

D’une simplicité incroyable, avec des transitions entre les scènes parfois à la hache (dans le genre brut de décoffrage qui frappe et accroche), ce film est un sacré morceau. Printemps du cinéma ou pas, courrez-y.

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