mercredi 3 août 2011

La Cité des permutants - Greg Egan


C’était une expérience, dirons-nous. Je n’avais jamais lu de hard-SF, ça ne m’inspirait pas plus que ça, mais comme ce bouquin était la lecture du mois au Cercle d’Atuan, j’ai voulu mettre de côté mes préjugés et mettre le nez dedans.

Maintenant je saurais, et le prochain qui me met un bouquin de hard-SF sous le nez, je lui ferais sûrement manger avec une vinaigrette. Ou je déclinerais poliment, selon l’humeur.

La hard-SF est un genre qui s’attache particulièrement à la cohérence scientifique et technique de ce qu’il décrit vis-à-vis des connaissances actuelles, et si j’ai bien suivi, cela doit se faire avec le plus de précisions possibles. Apparemment Greg Egan est un habitué du genre.

Dans la Cité des permutants, il aborde la question des réalités virtuelles et des doubles numériques. Dans son univers, les gens ont la possibilité de se faire scanner avant leur mort, et de poursuivre leur vie dans un environnement virtuel. Ce qui implique moult interrogations éthiques ou mêmes législatives, finalement assez peu abordées dans cet ouvrage.

A la place, on explore la voie d’un système proposé par Paul Durham (fou, génie, sans doute les deux à la fois) qui permettraient aux Copies (les fameux doubles numériques) de vivre éternellement.

J’ai pourtant un esprit relativement scientifique, mais je n’ai quasiment rien compris à cette histoire, noyée sous les termes et descriptions très pointues. Du coup je suis incapable de vous donner un réel avis sur ce livre.

Je sais juste qu’il n’est vraiment pas fait pour moi : peu d’intrigue, des personnages pas spécialement développés, et les problématiques humaines de ces réalités virtuelles sont juste évoquées (alors que c’est ce qui m’intéressait le plus).

Il y a quand même des idées intéressantes que j’ai saisi au vol, mais noyées sous le jargon scientifique, j’ai eu du mal à vraiment les apprécier. Ce roman est en parti adapté d’une nouvelle, je crois que j’aurais préféré la version courte !

Bref je me tiendrais à distance de Greg Egan désormais, je pense que nous ne sommes pas compatibles. A vous de voir si vous voulez tenter (et si vous avez les connaissances techniques et scientifiques pour).

Avis des autres atuaniens : A venir...

CITRIQ

dimanche 31 juillet 2011

Shining Darkness - Mark Michalowski


Après un premier roman Doctor Who un peu mitigé, je ne savais pas trop à quoi m’attendre pour le suivant. Heureusement, Shining Darkness n’a que peu de points communs avec The Doctor Trap, et sa lecture a été une longue succession de sourires niais et de fous rires (ce qui n’est vraiment pas discret quand on sait que j’en ai lu la majeure partie dans les transports en commun).

L’action se situe dans la galaxie d’Andromède, où Donna et le Doctor se sont rendus car Donna voulait voir un endroit que le Doctor connaissait mal, histoire qu’il arrête de se pavaner avec ses connaissances. Alors qu’ils visitent paisiblement une galerie d’art, le Doctor remarque une étrange œuvre d’art.

Alors qu’il part se renseigner auprès du propriétaire, Donna se fait enlevée (oui, encore une fois, elle va bientôt pouvoir faire concurrence à Barbara Wright) en même que la dite œuvre d’art. Le Doctor n’a plus qu’à se lancer à sa poursuite, en bonne compagnie puisqu’il n’est pas le seul à courir après cet objet qui est bien plus qu’une simple œuvre d’art.

La première chose qui m’a frappé avec Shining Darkness est que c’est un livre très drôle, dès les premières pages. A commencer par le premier chapitre où Donna n’apprécie pas qu’un robot lui fasse la morale et se lance dans un dialogue d’une violence verbale typiquement Donna-esque, avec le Doctor derrière qui essaye de calmer le jeu.

L’auteur a bien réussi à capter l’essence des personnages, et même si finalement Donna et le Doctor partagent assez peu de pages ensemble (comme dans The Doctor Trap, c’est une manie !), c’est un plaisir de les suivre chacun de leur côté.

L’intrigue n’a rien de révolutionnaire (on a deux vaisseaux spatiaux qui se poursuivent, tout en ramassant les différents morceaux d’un objet qui pourrait changer la destinée de la galaxie, blablabla…), mais on voit du pays, et certains passages sont de vrais délices, avec une mention spéciale à la visite chez les Jaftee qui ont rapport très particulier à la religion.

Had the Cult of Shining Darkness done a bit more research on the Jaftee, they’d discovered that they collected religions like other people collected china ornaments or pictures of the Queen.


In fact, they often have two or three on the go at once, quite often mutually incompatible. It wasn’t that the Jaftee actually believed any of them –oh no they were too smart, too rational for that. They knew it was nonsensical to believe in some mysterious, invisible, all-powerful being (or beings) that, despite all the evidence of contrary, were actually interested in the lives of such tiny and insignificant beings as themselves.


But –so the Jaftee reasoned- the pinnacle of sophistication and cleverness was to believe in something totally and utterly without proof.

Je m’arrête là mais je pourrais vous citer pratiquement l’intégralité du passage chez eux, qui n’était pas loin de me faire pleurer de rire. Mais bon j’étais dans le tramway, et les gens n’auraient compris à cette histoire de Poulet de l’Apocalypse… Vous non plus d’ailleurs !

Mais tout n’est pas comédie dans Shining Darkness, l’auteur s’attaque la question des intelligences artificielles qui sont très présentes dans la galaxie d’Andromède, mais pas acceptées par tous comme des êtres pensants à part entière en dépit du fait que certains soient extrêmement intelligents et perfectionnés (comme Mother).

Bien sûr, ce n’est pas Asimov, loin de là, mais ça fait plaisir de trouver une question de SF bien classique. Et la façon dont Donna est confrontée à cette problématique (qui est complètement nouvelle, et qu’elle aborde bien sûr complètement de travers parce que c’est Donna, avant de se rattraper) est plutôt bien trouvée.

Bref on a de l’aventure, de l’humour, et quelques réflexions par-dessus tout ça. Autant dire qu’il s’agit du mélange idéal qui fait un bon épisode de Doctor Who, ou dans le cas présent, un bon roman Doctor Who, vraiment plaisant à lire.

En prime, vu qu’on a des vaisseaux spatiaux, des sectes, des robots et des voyages à travers la galaxie, cela me permet de commencer enfin mon challenge Summer Star Wars avec un roman dérivé, pour ne pas changer les bonnes vieilles habitudes !

vendredi 29 juillet 2011

Petite revue béophile trimestrielle (2)

On passera sous silence le fait que ce billet aurait dû être écrit fin juin pour que ce soit vraiment trimestriel, à vrai dire je n’avais pas forcément beaucoup de matière à l’époque (et encore moins de temps pour l’écrire).

Ce qui est marrant c’est que généralement mes achats de BO reflètent assez bien ce que je suis allée voir au cinéma, là j’ai une BO d’un film que je n’ai même pas vu (oui ça m’arrive) et deux qui relèvent du rattrapage !

D’ailleurs…


Rango – Hans Zimmer

Je ne suis pas allée voir Rango, mais je résiste difficilement à une BO de Hans Zimmer. Sauf sa « création » pour le dernier Pirates des Caraibes, faut pas plaisanter, j’ai eu l’impression d’écouter les musiques des anciens films sous forme de meddley exaspérant, alors investir dedans…

Mais pour en revenir à Rango, c’est une petite BO bien efficace comme il sait les écrire, dynamique, un peu bourrin, avec un grain de folie (qui me fait dire que j’aurais peut-être bien aimé le film) et une belle ambiance mexicaine avec ses banjos.

J’ai presque honte d’avouer que mon morceau préféré est une bête reprise de la Chevauchée des Walkyries.


(ou alors je n’ai aucun goût, en même temps j’aime aussi les reprises de David Bowie en brésilien et à la guitare sèche, et il parait que c’est un crime)



Scott Pilgrim vs the World – Plein de gens

J’ai profité de l’achat du DVD pour me souvenir que j’aimais bien la BO, et j’ai donc investi alors. C’est pas le genre de choses que j’écoute souvent, mais entre les chansons des différents groupes qui apparaissent dans le film (ah le fameux We hate you please die des Crash and the boys) et tout le reste offre un mélange bien sympa. Il ne manque guère que le thème de Zelda en version 8 bits.

Je n’ai pas forcément de morceau favori à vous recommander, mais les chansons des Sex Bob-Omb me font bien délirer, surtout Garbage Trunk.

Garbage Trunk & Ramona (acoustic version) (aux paroles extraordinaires)



X-men First Class – Henry Jackman

On revient ici à une musique bien bourrine, on en attendait pas moins pour un film X-men. On n’arrive pas au niveau d’X-men 3 (en matière de BO hein, pas de film), dont certains morceaux signés John Powell me filent toujours des frissons dans le dos, mais Henry Jackman livre ici une BO très efficace.

On a globalement deux thèmes avec leurs variantes : d’un côté le thème des gentils et de Xavier, mélodie héroïque pour orchestre dans toute sa splendeur, de l’autre celui de Magnéto plus sombre, plus électrique, et plus malsain (enfin disons qu’on revoie bien les scènes en l’écoutant).

Pour l’originalité on repassera, mais ça fonctionne bien et ça s’écoute avec plaisir (mais avec modération par contre, sous peine de finir avec une belle migraine).

Cerebro (parce qu’il a une belle montée en puissance)



Le Chat du Rabbin – Olivier Daviaud

Laissons de côté (temporairement) les grands orchestres pour une partition un peu plus simple. Le Chat du Rabbin est une petite gourmandise à écouter, avec ses guitares, son piano, ses percussions, et toutes ses sonorités orientales.

J’aime beaucoup notamment comment le piano semble très félin, au milieu de tous ces sons qui évoquent si bien Alger et l’Afrique. Parce que j’aime les morceaux mélancoliques, je vous recommande Le rêve du chat.

Le rêve du chat (et le reste de l’album, pour le coup, qui est plus joyeux !)



Harry Potter and the Deathly Hallows part 1 – Alexandre Desplat

Je l’ai achetée à retardement celle-là, à vrai dire elle m’avait assez peu marquée durant le film, mais c’est tout de même du Alexandre Desplat (donc de la très belle BO). Pour moi, Harry Potter c’est John Williams, du coup j’ai un peu plus de mal avec les morceaux de Desplat (bien plus calmes et discrets).

Mais c’est tout de même assez plaisant à écouter, et si j’ai du mal à ressortir un morceau plus remarquable que les autres pour vous faire découvrir (j’ai tendance à l’écouter d’une traite).

Obliviate (avec une tristesse qui monte en puissance)

Lovegood (pleine de fantasy au milieu de cette sombre histoire)



Harry Potter and the Deathly Hallows part 2 – Alexandre Desplat

C’est un peu bizarre, parce que mes plus grands moments de bonheur dans le film, musicalement parlant, ont été quand on ré-entendait les compositions de John Williams (je suis même allée déterrer mes vieilles BO).

Cependant, Alexandre Desplat a vraiment bien bossé sur cet album, avec une musique un peu plus puissante, des reprises discrètes des leitmotivs de John Williams, et des morceaux très émouvants et/ou pouvant donner des frissons dans le dos.

Statues (qui donne une ampleur à une scène plutôt impressionnante)

Voilà, c'est tout pour cette fois-ci. A cause de l'exposition sur Kubrick, j'ai surtout envie de réviser mes classiques dans les jours à venir...

mercredi 27 juillet 2011

Druide - Oliver Peru


Je dois la lecture de ce roman à mon cher collègue Elysio, qui avant même de lire ce roman et de rédiger sa critique (que vous pouvez lire ici), passait ses journées à me répéter qu’il voulait le lire. Ca a été aussi efficace qu’une séance d’hypnose, lorsque je l’ai vu dans les nouveautés à la bibliothèque, je l’ai emprunté sans même me poser de question !

Accessoirement j’avais lu des critiques élogieuses un peu partout, et Oliver Peru, c’est aussi le dessinateur du générique d’Hero Corp (oui ça n’a pas grand rapport avec le fait d’écrire de la fantasy, et alors ?), j’avais donc quelques bonnes excuses pour m’intéresser à cette lecture, tout de même.

Avec un titre pareil, Druide nous emmène dans un univers où l’on trouve justement des druides qui vivent dans la forêt, communiquent avec les animaux, et tout le tintouin. Je ne sais pas pourquoi, ils m’ont fait penser à des chevaliers Jedi tout du long, je suis irrécupérable !

L’un de ces druides, Obrigan, maitre loup de son état, quitte la forêt pour aller enquêter sur une mystérieuse tuerie ayant eu lieu dans un fort du royaume de Sonrygar : quarante-neuf hommes ont été assassinés de façon particulièrement atroce, sans que personne n’entende rien.

Cet acte horrible en soit pourrait de plus rouvrir les hostilités avec le pays voisin, le Rahimir. Obrigan et ses deux apprentis a donc tout intérêt à élucider ce mystère et à retrouver les assassins pour empêcher une nouvelle guerre sanglante.

On n’est pas loin du polar simili-historique dans les premières pages, puis le récit s’oriente vers quelque chose de bien plus fantasy, avec son quota de randonnées, de combats, de guerre latente entre deux états, de mystères, de créatures étranges et de légendes.

Du coup, une fois rentré dans l’histoire (ce qui ne prend que peu de temps), on ne lâche plus le bouquin jusqu’à sa conclusion, les héros allant de péripéties en péripéties sans aucun temps mort, pendant qu’on découvre petit à petit l’univers dans lequel ils évoluent.

Celui-ci est bien travaillé et donne l’impression d’avoir été à peine effleuré dans le livre (finalement, on en saura assez peu sur le Rahimir et le Sonrygar), l’action restant centrée sur une seule et même région. Ça doit être ma relecture de Tolkien qui m’influence, mais j’étais d’ailleurs presque vexée de ne pas trouver une carte en guise d’introduction !

Druide est donc un bon petit de roman de fantasy tout ce qu’il y a de plus classique, prenant et dépaysant juste ce qu’il faut, et qui a le grand avantage de tenir en un seul volume. On y retrouve un peu tous les clichés du genre, certes, mais ça n’a rien de dérangeant, et le héros principal, Obrigan, évolue de façon assez inattendue (du moins pour moi) pour qu’on sorte un peu des sentiers battus.

Je mettrais juste un bémol sur la gestion des personnages, qui à l’exception d’Obrigan, disparaissent pendant de trop longues durées, ce qui est un peu frustrant. Du coup, on n’a ni l’occasion de s’y attacher, ni l’occasion de les voir évoluer, c’est dommage. A part ça, c’est un plaisir à lire. Si vous n’avez pas encore lu, et que vous cherchez quoi emmener comme lecture dans votre valise, ça peut être un bon choix.

CITRIQ

lundi 25 juillet 2011

Walking Dead 5-8 – Robert Kirkman

Oui j’ai fait un quarté gagnant à la bibliothèque (ou presque), j’ai réussi à emprunter quatre tomes en deux semaines ! C’est là où on se rend compte que c’est une série qui n’est vraiment pas faite pour être lue au compte-goutte, on l’apprécie beaucoup mieux quand on lit les tomes à la suite.

Au programme cette semaine, nous avons donc :


5. Monstrueux
6. Vengeance
7. Dans l’œil du cyclone
8. Une vie de souffrance

J’ai l’impression d’avoir déniché un arc narratif complet pour le coup, avec un évènement perturbateur du quotidien, suivi par pas mal de péripéties et une conclusion (sinistre, pour ceux qui se poseraient la question, Walkind Dead n’est pas plus optimiste au tome 8 qu’au tome 1).

Concrètement, maintenant que nos survivants ont correctement repris en main leur prison (ils ont même l’électricité de temps en temps, le grand luxe !), il faut bien qu’un nouveau danger les menace. Et ce danger, ce sont les autres.

En effet, alors qu’un hélicoptère s’écrase non loin de la prison, notre joyeuse bande de survivants se rend sur les lieux du crash et ne retrouve personne… mais beaucoup de traces de pas. Les suivre les emmène vers une autre communauté de survivants, dirigée par le Gouverneur. Mais sous cette communauté épanouie, tout n’est pas idyllique, loin de là.

Si vous trouviez la série violente jusque-là, sachez qu’on monte un cran au-dessus dans Monstrueux et Vengeance (et ne parlons même pas du tome 8). C’est peut-être ce que je trouve le plus dur dans cette série, le peu de foi qu’elle a en l’humanité.

Je suis une indécrottable optimiste, moi, alors voir les derniers survivants se mettre sur la gueule des pires façons possibles dès qu’ils ont l’occasion de se rencontrer, même si c’est une issue probable, ça ne plait pas plus que ça.

Et puis, comme je n’ai pas trop d’atomes crochus avec le héros, Rick, le fait qu’il n’en sorte toujours (même si pas indemne, cela va de soi) commence à me lasser, surtout qu’on avait là une bonne opportunité de changer de tête dans ces derniers tomes. Enfin objectivement je vois bien pourquoi il est toujours là (c’est clairement le point d’entrée dans l’univers), mais sa capacité à survivre à tout finit par m’exaspérer un peu…

Je continuerais probablement à l’occasion, mais j’avoue que c’est plus pour avoir le fin de mot de l’histoire qu’autre chose. Je ne suis même pas sûre de chroniquer la fin !

En attendant ça remplit mon Challenge Fins du Monde. Bon allez je vais laisser les zombies de côté et lire autre chose en post-ap...

samedi 23 juillet 2011

The Big Bang Theory - Saisons 1 à 4


Ca faisait très longtemps qu’on me parlait de cette série comme quelque chose à ne pas rater en terme de culture geek. Il est vrai qu’une série télé mettant en scène une bande de physiciens geeks, face à LA fille, forcément c’est tentant. Mais j'ai quand même eu du mal à rentrer dedans au début.

Pour ceux qui n’ont jamais regardé, ce n’est pas très compliqué à raconter : soit deux colocataires physiciens et geeks de leur état. Leonard est le type à peu près normal (un geek tout à fait raisonnable qui parle klingon, se déguise en hobbit et collectionne les comics), et Sheldon est un cas pathologique de génie complètement asocial, maniaque et j’en passe (qui parle lui aussi klingon, collection les comics et aime se déguiser en Flash).

Ils ont deux amis (enfin Leonard a deux amis plutôt !), Howard, sorte de Tanguy juif qui vit encore chez sa maman et légèrement obsédé sexuel sur les bords, et Raj, d’origine indienne, qui devient muet en présence d’une femme (sauf quand il boit).

Leurs petites habitudes sont quelques peu bouleversées lorsqu’emménage en face de l’appartement de Leonard et Sheldon une fille. Penny, blonde, accro au shopping, qui rêve de devenir actrice et bosse comme serveuse en attendant.

Pour tous (enfin sauf Sheldon qui n’est pas intéressé par ce genre de chose), c’est l’occasion d’obtenir le Graal : une copine. Pour Penny, c’est l’occasion d’avoir le wifi gratuit, de s’incruster à tous les repas, et de découvrir le monde complètement fou des geeks. De la confrontation des deux mondes nait la série.

Je ne pense pas avoir des exigences trop complexes en matière de séries télé, mais The Big Bang Theory (TBBT) ne partait vraiment pas gagnant dans mon cas. C’est du soap avec des rires enregistrés, et je déteste qu’on me dise quand rire (parce que des fois je trouve pas ça drôle, parfois ça coupe mon élan, et pire, je ris quand il n’y en a pas).

En plus j’aime les bonnes histoires, les trames narratives un peu complexes, TBBT c’est plutôt des sketchs, une idée qu’on développe en 20 min, et l’affaire est pliée. Pas trop ma came à priori. Quand on ajoute le fait que les premiers épisodes sont vraiment caricaturaux avec un humour pas qu’un peu lourd (et personnellement j’aime autant un humour tout en finesse qu’un rouleau-compresseur)...

Bref j’ai cherché un moment l’intérêt de la série (surtout que les blagues au début me faisaient plus l’effet de blagues sur les geeks que des blagues de geeks, et c’est pas tout à fait pareil). Et puis j’ai un peu persévéré, parce que ça se regarde très bien le soir en mangeant, et au fur et à mesure des saisons, la série s’améliore.

Les personnages gagnent en nuance, les relations se complexifient (comme dans toutes les séries, me direz-vous), l’humour se fait un peu plus subtil, et surtout, la série part dans de gros délires qui font très plaisir. Je pense notamment à cet épisode sur Indiana Jones avec son final particulièrement épique, ou au concours de cosplay de super-héros, pas mal aussi dans son genre.

La saison 3 donne lieu à quelques morceaux assez savoureux dans la relation entre Leonard et Penny qui part dans tous les sens (l’épisode où elle emmène Sheldon à Disneyland est assez fameux dans son genre), et la saison 4 introduit le personnage d’Amy Farrah Fowler qui a été mon gros coup de cœur.

L’idée d’un Sheldon au féminin peut sembler facile, mais outre le fait que ça donne lieu à des dialogues absolument extraordinaires (et complètement improbables) entre elle et Sheldon, ça redynamise complètement l’équipe. Et je trouve qu’Amy a quelque chose d’attachant, parce qu’elle est comme Sheldon, mais pas que. Comme quand elle essaye de faire des trucs de fille avec Penny.

Bon ça n’empêche pas quelques incohérences, quelques lourdeurs, des choses qui plaisent plus ou moins, mais globalement, la 4e saison est celle que j’ai regardé avec le plus de plaisir, et j’espère que la 5e sera tout aussi drôle !

Ce n’est pas la série du siècle, mais si on fait abstraction de ces rires enregistrés abominables, ça se regarde bien à petite dose, et il y a tout de même quelques morceaux d’anthologie. Et au moins, quand on vous proposera un pierre-feuille-ciseaux-lézard-Spock, vous ne tomberez pas des nues !

jeudi 21 juillet 2011

The Doctor Trap - Simon Messingham


Ca y’est j’ai succombé, je me suis lancée dans les romans dérivés Doctor Who ! Je l’ai principalement fait pour Donna : comme je suis frustrée qu’elle n’ait fait qu’une saison, j’ai acheté les quatre livres où elle apparait. Il y a aussi trois audiobooks, mais je suis pas fan à ce point, bien que l’un d’eux soit lu par David Tennant, ça ne doit pas être désagréable à écouter !

Ca me change grandement des romans Star Wars, parce qu’il n’y a pas vraiment d’ordre de lecture, ni même franchement de chronologie. Les histoires se passent plus ou moins durant la saison 4, sans plus de précisions que ça (les Oods sont mentionnés dans celui-là, ce qui le place après l’épisode 3).

Du coup j’ai commencé par The Doctor Trap parce que le pitch était assez alléchant : Sebastiene est un amateur de chasse qui vit sur une planète customisable, entouré de ses robots. Comme il aime les challenges, il décide d’organiser une grande chasse sur sa planète dont la proie serait une espèce en voie de disparition,  le dernier Time Lord, le Doctor, rien que ça.

Il s’arrange donc pour attirer le Doctor dans un piège sur sa planète, kidnappe Donna et le TARDIS (sinon ça ne serait pas drôle), et fait venir toute une confrérie de chasseurs pour le traquer et le tuer.

Dès le début, cette histoire a un énorme potentiel, surtout lorsqu’on y ajoute une planète modelable et des robots qui peuvent prendre n’importe quelle apparence (en l’occurrence les serviteurs de Sebastiene sont perruqués et poudrés), sans parler de Baris, le fan n°1 du Doctor que Sebastiene a transformé pour le rendre identique à son idole. Et puis ça complote de tous les côtés en prime.

Le problème, c’est qu’il s’agit d’une intrigue très visuelle finalement (tout le jeu sur le Doctor et son double notamment), ce qui ne marche pas forcément très bien sur le papier, surtout que pour garder le suspens, l’auteur nous fait rentrer dans la tête des personnages, mais juste le minimum syndical, ce qui est un peu vexant.

Je suis sans doute influencée par toutes mes lectures de fanfictions où on a le droit à des pages entières d’introspections, mais du coup je suis un peu frustrée de ne pas en trouver dans les romans dérivées (pour le moment).

D’ailleurs la caractérisation des personnages n’est pas le point fort du livre. Le Doctor n’est pas forcément remarquable, je me suis fait la remarque qu’on pourrait avoir n’importe quelle incarnation en lieu et place de Ten, qu’on ne s’en rendrait même pas compte.

Même chose pour Donna qui est assez lisse (et pas très présente d’ailleurs, elle a un moment de gloire –enfin quelque chose comme ça- face à Sebastiene et c’est à peu près tout), un peu comme si le roman avait écrit avec juste quelques notions de base sur le personnage (ce qui est probablement le cas, il est sorti en septembre 2008 et a peut-être été écrit avant le lancement de la saison 4).

Dans l’ensemble c’est tout de même une lecture plaisante, qui se lit très vite (ça m’a pris à peine deux jours), et on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le support livre permet tout ce qu’un budget limité en effets spéciaux ne permet pas dans un épisode, ne serait-ce que pour le concept même de la planète (et ayant le nez dans The Writer’s Tale, j’aimerais bien que DW ait un budget SFX illimité pour que certaines scènes imaginées par RTD aient vraiment vu le jour).

Mais je m’attendais à quelque chose d’un peu plus consistant. Les autres titres sont sans doute mieux, je vous dirais ça dès que je les aurais lus !