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mercredi 10 février 2010

Les hérauts de Valdemar – Mercedes Lackey


1. Les Flèches de la reine
2. L’Envol de la Flèche
3. La Chute de la Flèche

Voilà un moment qu’Olya parle régulièrement de Mercedes Lackey sur le forum du Cercle d’Atuan, ce qui a fini par piquer ma curiosité. Oui, si vous voulez me faire lire un livre, tout est dans la répétition. Au bout de la 5e ou 6e fois que vous le mentionnez, ça fait tilt dans ma tête !

Après avoir demandé quelques renseignements (surtout que c’est un peu le bordel entre l’ancienne édition pocket et la nouvelle chez Milady), et déniché le tome par lequel commencer, je suis donc allée à la bibliothèque récupérer les précieux ouvrages, et en avant !

Pour info je n’ai pas choisi le premier dans la chronologie de l’univers, mais le premier à avoir été écrit (si c’est comme Pern, ce n’est pas plus mal à mon avis pour découvrir la série), qui est en fait une trilogie, les Hérauts de Valdemar (qui était le titre de la série complète chez Pocket).

Alors de quoi est-ce que ça parle donc cette série ? Et bien nous avons une jeune fille de treize ans qui se nomme Talia. Elle rêve de devenir Héraut de Valdemar, c'est-à-dire une sorte d’agent de la royauté chargé de rendre justice et de faire appliquer les lois dans le Royaume (en gros hein), dont la particularité est d’être choisi par un Compagnon, un cheval plus blanc, plus rapide et plus intelligent que la moyenne.

Alors qu’un mariage forcé l’attend chez elle, Talia prend la fuite, et un Compagnon croise sa route. Elle a bien du mal à le croire, mais la voilà destinée à devenir Héraut. Le premier tome couvre ses années d’études au Collegium, puis on commence à voir du pays à partir du tome 2 (où les cartes et plans traditionnels font leur apparition, menfin je me demande si leur absence du tome 1 n’est pas une étourderie signée Milady).

Les Hérauts de Valdemar est une lecture plutôt rigolote en fait. Mettons-nous d’accord d’office, c’est de la fantasy très commerciale, qui accumule tous les clichés possibles et inimaginables, mais ça se lit vite et c’est prenant.

L’héroïne est assez archétypale. Petite fille étouffée dans un carcan familiale sévère, elle prend la fuite, trouve un refuge où s’épanouir et accomplir son rêve, se crée une famille de substitution, subit un certain nombre d’épreuves avant de devenir une femme épanouie.

Mais on se prend au jeu parce qu’on s’identifie très vite à elle (elle est renfermée sur elle-même, ne fait confiance à personne, ne croit pas en elle ni en ses capacités…). Pour filer la comparaison avec les dragons de Pern, elle a un parcours très similaire à celui de Menolly la Harpiste (le Chant du Dragon et la Chanteuse-Dragon de Pern). On est d’ailleurs très proche du roman d’apprentissage pour les deux premiers tomes.

L’univers, aussi, brasse pas mal de poncifs du genre : j’ai cité l’incontournable carte du royaume, il y a aussi l’univers médiéval propret (ils prennent des bains tous les jours !), les liens psychiques avec les Compagnons (qui me rappellent Pern une fois encore, décidément), l’apprentissage de la magie (ici principalement des dons psychiques type télépathie, télékinésie et cie)…

Oui, lire les Hérauts de Valdemar, c’est l’assurance de ne n’avoir aucune mauvaise surprise. En plus, les personnages sont ou très gentils ou très méchants, ce qui évite d’avoir à se demander si on doit aimer ou non les méchants (évidemment que non, ils sont méchants !).

C’est donc un univers manichéen un peu cliché, mais il n’a pas vocation à être plus que ça (pas comme M. Goodkind par exemple). Du coup ce qui pourrait exaspérer ne dérange pas plus que ça, d’autant plus que ce n’est pas non plus une lutte épique entre bien et mal, la plupart des épreuves étant intérieures (maitriser ses pouvoirs, gérer sa vie amoureuse –ce qui peut prendre des allures épiques il est vrai-, prendre confiance en soi…).

Oui, pour être honnête, même si certains dialogues bien guimauves m’ont fait lever les yeux au ciel, j’ai pris plaisir à cette lecture. C’est léger, et pas prise de tête pour deux sous, une sorte de bol d’air frais entre des lectures un peu plus complexes. Ca rappelle un peu Pern, avec un peu moins d’exotisme et un peu plus de romantisme.

Mercedes Lackey se rapproche beaucoup à mon avis, de cette fantasy très féministe que peut écrire une Marion Zimmer Bradley, où on a des personnages féminins forts, indépendants et maitres de leur destin.

Bref, il n’y a rien à faire, j’ai beau avoir les éléments pour descendre cette série en flèche, je ne peux m’y résoudre. Sans doute parce que si j’avais lu cette série il y a cinq ans, j’aurais été complètement accro. Aujourd’hui je trouve ça plutôt marrant à lire avec du recul. Je ne lirais pas toute la série de peur de saturer, mais ces trois tomes là ont été plutôt agréables, et ça me rappelle de bons souvenirs…

Par contre soyez prévenus, les livres sont bourrés de coquilles et d'erreurs de typo (des dialogues sans tirets et des tirets sans dialogues !), à se demander si quelqu'un a relu les épreuves tellement certaines sont énormes.