Oui je suis déchaînée en ce moment. Non contente de lire un livre de plus de 250 pages et de me lancer dans un cycle de fantasy, j’ai enchaîné directement sur le deuxième tome, que j’ai dévoré rapidement, bien aidée, il faut dire par quelques heures de train et un téléphone qui se bloque au bout de 30 min de trajet. Mais ceci est une autre histoire…
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vendredi 13 février 2026
mercredi 21 janvier 2026
La géante et le naufrageur (Mille saisons 1) – Léo Henry

Compte tenu du nombre de récits lus au mauvais moment (il faut dire qu’il y a beaucoup de mauvais moments l’an dernier), je suis toujours contente quand l'inverse se produit. Et c'est le cas pour ce roman commencé alors que j'étais malade avant Noël (la distraction parfaite), poursuivi pendant les vacances (on voyage sans sortir de son fauteuil) et terminée en ce début d'année (idéal pour contrer la déprime de la reprise et passer le temps dans les trains bloqués par la neige).
samedi 10 mars 2018
Point du jour – Léo Henry et Stéphane Perger

Après être passée à côté de Few of us de Luvan, j’avais quelques réticences à me lancer dans la lecture de ce recueil de Léo Henry, les deux livres étant liés dans mon esprit (normal, je les avais acquis ensemble !). Mon envie de textes courts a néanmoins eu le dessus, et je ne regrette pas car Point du jour s’est révélé bien plus agréable à lire.
lundi 21 novembre 2016
Philip K. Dick goes to Hollywood – Léo Henry

L’an dernier aux Utopiales, j’ai fait l’acquisition de ce recueil de nouvelles de Léo Henry qui était offert pour l’achat de deux livres ActuSF. Sa lecture est tombée à point nommé lorsque je me cherchais quelque chose de court et de prenant à lire.
Philip K. Dick goes to Hollywood se compose de cinq nouvelles de taille variable qui ont toutes pour point commun de jouer avec l’uchronie en réécrivant l’histoire de personnalités réelles ou fictionnelles de telle façon qu’on a parfois du mal à démêler le vrai du faux, comme vous allez le voir.
Philip Goes to Hollywood, met en scène comme son titre l’indique un Philip K. Dick qui n’est pas mort en 1982 et qui échange une correspondance très fournie avec le réalisateur de l’adaptation en film des Androïdes rêvent-ils de moutons électriques… un certain David Lynch. Le résultat est délirant à souhait et délicieux à lire, à condition de capter toutes les références (j’étais bien contente d’avoir vu Twin Peaks pour identifier certaines d’entre elles).
Meet the Beätles ! est une autre histoire alternative où le destin des Beatles est grandement modifié par la mort de Paul McCartney et l’arrivée de Lemmy Kilmister au sein du groupe. Même en étant une bille en rock (j’ai dû rater 90 % des références), je dois dire que la lecture de cet étrange article journalistique déstructuré est jouissive.
La nouvelle Les Règles de la nuit s’intéresse aux réalisateurs Dziga Vertov et Jean Vigo qui créent le film ultime du cinéma. Intéressant même s’il me manquait certainement par mal de clés de lecture.
Je connaissais déjà Fe6 !! ou La Transfiguration de Bobby J. Fischer de l’anthologie 2014 des Utopiales. Cette biographie fictive du joueur d’échecs est sympathique, surtout qu’on a bien du mal à démêler le vrai du faux.
Enfin, No se puede vivir sin amar est une courte pastille qui nous offre l’occasion de rencontrer un mythique personnage imaginaire. Je n'en dirais pas plus, sinon que c’est un texte encore une fois assez savoureux.
Ces cinq nouvelles sont complétées par une interview sans queue ni tête réalisée par Karim Berrouka (j’ai rien compris mais c’était rigolo, c’était le but non ?) et un Abécédaire d’ActuSF fort instructif sur l’histoire de la maison d’édition.
Bref pour un recueil offert, on n’est vraiment pas volé : les nouvelles de Léo Henry sont toutes de chouettes textes aussi délicieux qu’érudits. Je mettrais juste un bémol sur le caractère ultra référencé des nouvelles. C'est un peu le défaut de toutes les qualités de ces textes, ils sont jouissifs si on voit de quoi parle l'auteur, mais peuvent également laisser leur lecteur complètement sur le carreau.
mercredi 4 mai 2016
Sur le fleuve – Léo Henry et Jacques Mucchielli

Après avoir visité la ville d’Yrminadingrad, j’ai voulu continuer à explorer les œuvres de Léo Henry et Jacques Mucchielli, et j’en ai profité pour dépoussiérer cette grosse novella, Sur le fleuve, que j’avais laissé trop longtemps en attente sur ma liseuse.
Me voilà donc partie pour une aventure Sur le fleuve, un fleuve d’Amérique du Sud semble-t-il, qu’explore une troupe d’explorateurs plutôt bariolée composée d’un noble castillan, d’un inquisiteur et de son secrétaire, d’un prêtre fou, d’un néerlandais, d’un corse et d’un galicien, ainsi que de quelques indiens. Leur objectif ? Attendre l’Eldorado, le fameux pays où les bâtiments sont construits en or.
Il y aurait assez logiquement de quoi remplir une saga en de multiples tomes, mais Léo Henry et Jacques Mucchielli arrivent à un résultat aussi satisfaisant en quelques deux cents pages, grâce à une ambiance d’aventure fort plaisante, et surtout grâce à une narration brillante extrêmement bien maîtrisée.
Celle-ci saute d’un personnage à l’autre, explorant tour à tour leur conscience et les évènements qui les ont amenés-là, au fur et à mesure que l’expédition s’enfonce dans la jungle et essuie des pertes (humaines ou matérielles). On a d’ailleurs l’impression d’assister à une variation sur les Dix petits nègres, sans que cela soit gênant (au contraire cela créé une envie d’avancer, à qui le tour maintenant ?).
Avec son aventure bien écrite et rondement menée, Sur le fleuve est donc un texte qui se révèle étonnamment complet en dépit de son format. On n’a jamais l’impression d’une nouvelle délayée ou d’un roman avec un goût de trop peu, au contraire, on termine sa lecture tout à fait rassasié. Une chouette aventure, une excellente démonstration que le format court c’est le bien, et de manière générale une lecture que je vous conseille de tenter.
mardi 5 avril 2016
Yama Loka Terminus : dernières nouvelles d’Yirminadingrad – Léo Henry & Jacques Mucchielli

Cela faisait un petit moment que j’hésitais à participer au crowdfunding pour Adar : retour à Yirminadingrad vu que je ne connaissais pas du tout l’univers. Pour me faire une idée, j’ai donc emprunté un des livres de cette série à Tigger Lilly, et si ma chronique arrive assez tardivement, j’ai pu terminer ma lecture assez tôt pour apporter ma petite participation, ouf !
Yama Loka Terminus est un recueil de vingt-et-une nouvelles écrites par Léo Henry et Jacques Mucchielli qui ont toutes comme décor la ville imaginaire d’Yirminadingrad, aussi difficile à situer dans le temps que dans l’espace. L’ambiance a un je-ne-sais-quoi de post-apocalyptique qui ferait pencher à un futur proche, tandis que les noms et l’ambiance évoque l’ex-URSS (et un peu les Balkans parfois).
Les différents textes nous permettent donc visiter cette ville étrange, dont l’atmosphère est résolument poisseuse, fréquemment noire et pleine de désespoir, avec un doux parfum de folie et de mélancolie. Les thèmes abordés sont très variés, et l’écriture change d’un texte à l’autre, avec de belles expériences ici et là. Il est probablement difficile d’accrocher à l’ensemble des textes.
De manière générale lire ce recueil m'a fait l'effet d'un bain dans une mer agitée : à un moment on est porté par une vague et on est à l'aise, à d'autres moments on est submergé par une nouvelle incompréhensible ou dérangeante et on a bien envie de rejoindre la plage.
Le résultat est fascinant à lire, à condition d’être dans le bon état d’esprit (ce qui n’a pas toujours été le cas dans mon cas hélas). Ce qui ne m’a pas empêché d’apprécier la plupart des textes, à vrai dire il n’y en a guère que cinq qui ne m’ont pas parlé du tout.
Je ne vous parlerai pas de tous, mais voilà ma petite sélection de favoris pour vous mettre l’eau à la bouche :
- Attentat de personne est un récit fantastique fascinant, dans lequel le terme de mélancolie prend je pense tout son sens. C’est affreusement triste mais terriblement beau ;
- Power Kowboy nous plonge dans la tête d’un enfant, pour un résultat touchant et glaçant à la fois ;
- Demain l'usine est un authentique coup de poing, qui m’a vraiment frappé alors que ce genre de thématique ne me parle pas toujours ;
- Au-delà, il n'y a que le ciel parle de déménagement et de morts, pour une histoire glaçante mais non dénuée d’absurde et d’humour noir ;
- Et s'échapper des côtes rompues, et se répandre en nuées immenses, un des derniers textes du recueil, est une excellente histoire post-apocalyptique bien glauque forcément.
Belle écriture et ambiance très réussie sont au programme de ce Yama Loka Terminus. Il vaut mieux se blinder avant de passer les portes de cette ville étrange, mais le voyage vaut le détour, autant pour l’ambiance que pour l’écriture. Je serais curieuse de voir ce que Yirminadingrad devient lorsque d’autres auteurs la mettent en scène dans Adar.
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