vendredi 13 février 2026

L’éveil du Palazzo (Mille saisons 2) – Léo Henry

Couverture du roman L'éveil du Palazzo

Oui je suis déchaînée en ce moment. Non contente de lire un livre de plus de 250 pages et de me lancer dans un cycle de fantasy, j’ai enchaîné directement sur le deuxième tome, que j’ai dévoré rapidement, bien aidée, il faut dire par quelques heures de train et un téléphone qui se bloque au bout de 30 min de trajet. Mais ceci est une autre histoire…

Il y a quelques temps, je vous avais donc parlé de La géante et le naufrageur, premier tome du cycle de Mille saisons, écrit par Léo Henry, pour et avec ses enfants, et diffusé sous forme de feuilleton par mail. Et comme c’était un délice j’ai enchaîné sur sa suite.

Je m’attendais à retrouver Patito et Syzigie. Et bah non. L’intrigue se déroule ailleurs, à un autre moment et il faut attendre un sacré moment pour faire le lien avec l’histoire du tome 1. On peut vivre sans faire ce lien d’ailleurs. Non vraiment. Pour une fois je peux le dire en toute franchise, ce tome 2 peut se lire sans avoir celui qui le précède. Si votre cerveau l’accepte bien sûr (ce qui n’était pas mon cas).

Nous voilà donc à Pré aux Oies, une ville qui semble un monde à elle-seule, construite en strates avec tout en bas le Quart Bas et ses miséreux et au sommet le Palazzo, demeure de la Régentine, dirigeante de la cité. Et curieusement, plus on monte vers le Palazzo, plus la population est aisée.

Notre héros se nomme Lazario et il cherche à libérer son Maître, capturé par la garde de la Régentine. En route il va rencontrer des alliés éclectiques, et il lui arrivera même de céder la narration à d’autres voix.

En commençant L’éveil du Palazzo, je n’ai pas tout de suite retrouvé l’enthousiasme des débuts. Le plaisir de la découverte était passé sans doute (même s’il y a tout à redécouvrir dans cette histoire), et l’intrigue est moins virevoltante, contrainte par un lieu un peu plus réduit. Et puis c’est un peu vexant de repartir de zéro quand on s’est appliqué à se souvenir de toute la troupe de Patito.

Et puis petit à petit, on s’y fait et on s’attache à cette nouvelle galerie de personnages, qui semblent croqués sur le vif (parfois un peu trop vite, on aimerait les connaître mieux). Et pour ce qui est des péripéties bien rythmées, on est toujours bien servi. Des objets magiques, des figures mystérieuses, des combats, des fuites par les toits et j’en passe des meilleurs, on ne s’ennuie jamais.

Il y a un je ne sais quoi de foutraque ou d’enfantin (ou un peu des deux), et en même temps, l’univers est solide, réfléchi, les éléments s’assemblent parfaitement ou se répondent entre eux et l’intrigue dit beaucoup de choses entre deux cavalcades.

Et puis on s’attache à l’entourage de Lazario, notamment Falsema, Jugon et Zozote. J’aime bien les liens qui se tissent entre iels. Il y a quelque chose qui fait toujours chaud au cœur quand on pense à eux.

Bref même si j’ai mis un peu plus de temps à rentrer dedans, L’éveil du Palazzo a tout a fait réussi à me charmer sur le long terme. C’est un joli roman agréable à lire avec un bel univers, et je serais fort contente de continuer le voyage.

À noter qu’une fois encore c’est un bel objet avec une carte de la ville sous les rabats et de très jolis portraits de personnages réalisés par Pauline J. Bhutia au début de chaque saison/partie du roman.

Infos utiles : L’éveil du Palazzo, deuxième tome du cycle de Mille saisons, est un roman de Léo Henry publié aux éditions du Bélial en 2024. Couverture de Stéphane Perger. Illustrations intérieures de Pauline J. Bhutia. 367 pages. 

D’autres avis : Le Bibliocosme, Au pays des Cave Trolls

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