
Après avoir vu le film, j’ai profité de mon séjour chez ma tante pour dévaliser sa bibliothèque et enfin terminer ma lecture de cette série. Pour ceux qui auraient raté l’épisode cinématographique précédent (ou plutôt suivant selon le point de vue), le Chat du Rabbin est BD qui raconte les péripéties du chat d’un rabbin à Alger dans les années 1930, après qu’il ait gagné le don de la parole en mangeant le perroquet de son maitre.
L’histoire se divise en cinq tomes :
1. La Bar-Mitsva2. Le Malka des lions3. L’Exode4. Le Paradis terrestre5. Jérusalem d’Afrique
Une version intégrale existe désormais qui les regroupe tous en un volume à un prix défiant toute concurrence, avis aux amateurs.
Je ne vais pas redire ce que j’ai dit sur le film, cela vaut aussi pour la BD : les péripéties de ce chat qui parle et son rabbin sont très plaisantes à lire, drôles, perspicaces et intelligentes, avec un dessin vraiment délicieux et plein de couleurs. Comme quoi ce n’est pas si dur de parler de religion avec humour et tolérance.
Je ne me trompais pas en qualifiant le film de fidèle, il suit pratiquement à la lettre l’histoire (jusqu’au moindre dialogue), se contentant de couper court aux tomes 3 et 4 dont aucun élément n’a été repris. C’est ceux que j’ai lu avec le plus de plaisir du coup, découvrant complètement ces deux histoires.
L’Exode raconte le mariage de Zlabya, qui sera suivi d’une visite assez épique à la belle-famille en France. Je crois bien que c’est un de mes tomes favoris, tout le passage à Paris est assez délicieux, surtout lorsque le rabbin fait son obstiné et se retrouve tout seul dans la rue un vendredi soir.
Le Paradis Terrestre s’intéresse plus au personnage du Malka des lions, et c’est de loin le plus mélancolique de la série. C’est assez marrant de croiser au détour des pages un serpent qui évoque Le Petit Prince (enfin là on est moins dans l’évocation que dans le crossover).
Bref si vous n’avez jamais lu cette BD ou vu le film d’animation, ruez-vous dessus, et si vous connaissez déjà, une relecture ne fait jamais de mal !
