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mercredi 29 novembre 2017

Le crépuscule des dieux (Origines 4) – Stéphane Przybylski


Après trois volumes très prenants qui proposaient un excellent divertissement ultra documenté sur fond d’histoire secrète, d’aliens et de Seconde Guerre Mondiale, il était plus que temps que clôturer les aventures de Friedrich Saxhaüser avec le dernier tome de cette tétralogie des Origines, Le Crépuscule des dieux.

vendredi 30 septembre 2016

Club Uranium (Origines 3) – Stéphane Przybylski


Après Le château des millions d’années et Le marteau de Thor, je continue à suivre les aventures de Friedrich Saxhäuser avec Club Uranium, troisième volet de la tétralogie Origines qui s’amuse à revisiter la Seconde Guerre mondiale sous le prisme de l’histoire secrète à la sauce extra-terrestre. La recette fonctionne toujours aussi bien, malgré quelques longueurs.

Si Le marteau de Thor se terminait avec des protagonistes éparpillés aux quatre coins du globe (d’autant plus que les Américains entraient dans la danse), Club Uranium joue plutôt la carte de la convergence avec une intrigue très simple : une course-poursuite pour récupérer l’épave du vaisseau extra-terrestre abattu dans le tome 1.

Tout le monde envoie donc son équipe au Proche-Orient (sauf les Français, mais ils viennent un peu de se prendre une sacrée mandale, on les comprend), sauf qu’en période de guerre les déplacements ne sont pas toujours simples et qu’on n’est jamais à l’abri d’un retournement de veste…

L’histoire se déroule selon le procédé habituel avec un éclatement des points de vue et une alternance de flash-back et de flash forward. Et une fois encore on se régale d’un récit aussi distrayant qu’érudit, qui arrive à mêler un arrière-plan historique très dense et un bon esprit d’aventure, avec des retournements parfois un peu faciles et un certain goût du cliffhanger.

Je suis assez admirative de cette construction très maîtrisée, la forme montre cependant quelques faiblesses compte tenu de la longueur du roman (582 pages hors annexes, du coup il ne comptera même pas pour le pavé de l’été !).

En effet ayant tendance à pratiquer la lecture en pointillé au gré des transports en commun, je me suis souvent égarée entre les protagonistes et les différents pans de l’intrigue. Les chapitres courts et fragmentés et le fait de jongler d’un point de vue à un autre et d’une année à une autre n’aident pas forcément à trouver ses repères ou à développer l’empathie qui permettrait d’accrocher un peu avec les personnages (même si compte tenu des personnages ce n’est pas forcément un mal !).

Si c’était à refaire je lirais ce tome-ci pendant mes vacances par grandes séquences, avec un schéma pour mieux situer tous les personnages (pour la petite anecdote j’ai réalisé vers la fin du livre que je me mélangeais notamment les pinceaux entre Heinrich Himmler et Reinhard Heydrich !).

Cela ne m’a pas empêché d’apprécier l’aventure car Club Uranium, à l’image des deux livres précédents est un excellent livre de divertissement très documenté. Et contrairement au Marteau de Thor qui semblait faire un peu de sur place, Club Uranium contient son lot d’avancées qui promet un joli feu d’artifice final (avec l’entrée en scène de l’URSS peut-être ? Pour le moment je m’étonne presque de son absence).

J’ai donc fort hâte de lire la suite pour connaître le fin mot de l’histoire, mais je ne dirais pas non à un résumé des forces en présence ou à une présentation des principaux personnages en annexe pour aider mon pauvre cerveau à s’y retrouver !

CITRIQ

jeudi 11 février 2016

Le marteau de Thor (Origines 2) - Stéphane Przybylski


L’an dernier, j’avais découvert avec grand plaisir Le château des millions d’années, première tome d’une tétralogie d’histoire secrète (je crois que c’est le qualificatif le plus juste au moins pour le moment) mettant en scène un officier SS allemand envoyé l’aube de la Seconde Guerre mondiale sur les traces d’antiques tribus aryennes, et qui croise la route de créatures supérieures non humaines.

Inutile de dire que j’ai été ravie de voir arriver le tome 2, Le marteau de Thor, qui reprend l’histoire exactement là où elle s’était arrêtée, et continuer à revisiter les premières heures de la Seconde Guerre mondiale principalement du point de vue allemand, avec une petite dose de surnaturel en bonus (indice : ils ont des soucoupes volantes).

Difficile donc de ne pas répéter ce que j’ai déjà dit pour le tome 1, vu que Le marteau de Thor s’inscrit dans la continuité du Château des millions d’années : on retrouve la même structure qui joue des flash-back et des flash-forward, ainsi que la même rigueur historique incroyablement documentée.

L’action se déplace de l’Orient à l’Angleterre, avec une opération d’exfiltration qui occupe presque toute l’intrigue. Du coup les personnages du tome 1 passent un peu au second plan, ce qui est un mal pour un bien : si Friedrich Saxhäuser manque souvent à l’appel, cela permet d’éviter l’effet parfois un peu Gary Stu du personnage (qui m’a sauté aux yeux lorsque j’ai relu le tome 1).

[Pour la petite explication Gary Stu est le masculin pour Mary Sue, archétype de personnage de fanfiction qui a tendance à être plus belle, plus intelligente et plus forte que tout le monde, jusqu’à occuper un peu trop le devant de la scène… ceci dit ce n’est pas si gênant que ça dans le cas de Saxhäuser lorsqu’on a l’impression de suivre les aventures de Indiana Jones, qui est lui-même plus beau, plus fort et plus intelligent que tout le monde, c’est bien connu !]

D’ailleurs en parlant d’Indiana Jones, j’ai été un peu déçue que ce tome 2 s’inscrive moins dans cette lignée aventure archéologique et adopte du coup un ton plus sérieux, nécessaire vu l’intrigue, mais qui du coup rend la lecture un peu moins facile. Mais là encore c’est un mal pour un bien, cela évite quelques facilités. Et on sent de toute façon qu’on a affaire à un tome de transition, qui met en place plein de choses pour la suite (qui devrait je pense bouger un peu plus).

Cela n’empêche pas de profiter de l’intrigue qui s’en donne à cœur joie pour revisiter cette période historique qu’on ne connait finalement pas si bien que ça. Je suis vraiment curieuse de voir ce que la suite nous réserve, ceci dit le titre du tome 3, Le club Uranium, donne une bonne idée de la direction que va prendre l’histoire.

Cette suite est d’ailleurs prévue pour fin juin, il n’y aura donc pas beaucoup d’attente pour continuer à profiter de cette belle relecture de la Seconde Guerre Mondiale, bien construite et fort documentée. Je vous en reparlerais sans doute très vite !

CITRIQ

mercredi 18 février 2015

Le château des millions d’années (Origines 1) – Stéphane Przybylski

 

A Noël, je suis partie en vacances avec ma liseuse, dans laquelle s'entassaient pêle-mêle tout un tas de nouvelles et d'extraits de romans glanés ici et là sur Internet, des fois qu'il me prenne l'envie de les lire. Parmi eux se trouvait le premier épisode du Château des millions d’années, et j'ai accroché immédiatement à cette histoire, si bien que je l'ai suivi en mode roman-feuilleton.

Le château des millions d'années, premier volume de la tétralogie Origines, nous emmène à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, côté allemand. On y fait la connaissance de Friedrich Saxhäuser, un officier SS envoyé en Irak pour accompagner une mission archéologique qui cherche à prouver qu'il existait bien dans le secteur des tribus aryennes dotées d'une technologie avancée à l'époque de la Mésopotamie. Sauf qu'arrivé là-bas, il est persuadé d'être suivi, et se retrouve très vite confronté à d'étranges phénomènes surnaturels.

Présenté comme cela, on a vraiment l'impression de lire une aventure d'un Indiana Jones allemand, et il y a un peu de ça dans ce personnage qui semble avoir déjà tout vécu et qui déborde de ressources (peut-être un peu trop d'ailleurs, c'est moins flagrant quand on lit l'histoire épisode par épisode mais j'ai l'impression qu'il n'a pratiquement aucun point faible).

Rien que pour cela, Le château des millions d'années est un excellent divertissement : on y voit du pays, on y pratique une archéologie assez douteuse, on s'amuse lors de séances de filature, camouflage ou de course-poursuite, bref on ne s'ennuie pas une minute, d'autant plus que j'ai trouvé que l'auteur avait vraiment le sens du rythme, en jouant habilement des flash-back.

Mais le roman arrive largement à dépasser le statut de simple divertissement grâce à son arrière-plan historique extrêmement travaillé. Toute cette aventure est aussi l'occasion (grâce au héros qui fait partie de la garde rapprochée du Führer) de revisiter la montée au pouvoir d'Hitler et les prémisses de la Seconde Guerre Mondiale.

Je ne suis pas spécialiste de l'époque donc je serais incapable de différencier ce qui relève du fait historique et de la pure invention, mais j'ai eu l'impression que l'auteur avait sacrément bossé la question (surtout si on se fie au lexique plutôt fourni et aux cartes à la fin de l'ouvrage). En plus on l'aborde d'un point de vue allemand, ce qui est extrêmement intéressant et permet de considérer cette période avec plus de nuances de gris que l'on est habitué à le faire.

En plus d'avoir une bonne intrigue et un sacré background bien documenté, ce roman dispose aussi de personnages solides. Je n'irais pas jusqu'à les qualifier d'attachants, mais ils sont définitivement passionnants à suivre, d'autant plus qu'en découvrant leur parcours à chacun, on se rend vite compte qu'il y a bien des manières d'arriver au nazisme et que rien n'est simple dans le domaine.

Saxhäuser bien sûr est une montagne de complexité (c'est normal, c'est le héros), mais j'ai été surprise que l'auteur prenne le temps de se livrer à ce jeu même avec les personnages plus secondaires, dont il se penche également sur le passé. Même les personnages féminins qui sont plutôt discrets sont assez mémorables et sont dotées d'un sacré caractère (du coup difficile d'en vouloir à l'auteur, d'autant plus que l'époque justifie aussi leur discrétion).

Bref pour ce qui est je crois un premier roman, c'est une sacrée réussite ! Passionnant, ultra-documenté, aussi divertissant qu'intelligent, plein de nuances de gris, Le château des millions d'années est un livre qui se dévore, et dont on aimerait lire la suite au plus vite.

Un seul regret à signaler pour ma part : le mode de lecture. Je voulais tester le concept de roman feuilleton, et s'il est sympathique de lire en avant-première le livre et de recevoir chaque semaine son petit épisode, j'ai eu l'impression d'une lecture assez décousue, dont je perdais assez souvent le fil. La prochaine fois, j'attendrais la sortie du roman complet pour pouvoir le dévorer !

CITRIQ