
Dans un futur relativement proche, un ancien chercheur en physique quantique, Jacob Kelley, reçoit la visite d’un ancien ami, Brian Vanderhall, qui tire sur sa femme –sans la toucher- pour lui démonter ses dernières découvertes scientifiques étonnantes. Pour comprendre ce qu’il s’est passé, Jacob se rend dans le laboratoire de Brian où il le trouve… mort. Accusé de meurtre, il va alors devoir prouver son innocence, ce qui n’est pas rien quand seule la physique quantique pourrait convaincre les jurés.
J’ai beau avoir une certaine curiosité scientifique, la physique quantique est une discipline complètement obscure pour moi, peu importe la qualité des explications fournies. Du coup j’étais un peu inquiète en attaquant la lecture de Superposition, ne sachant pas trop si ce « thriller quantique » allait me tomber des mains au bout de quelques pages.
Mais ça n’a pas été le cas, au contraire j’ai dévoré ce livre en quelques jours, grâce à une utilisation très divertissante de la discipline qui pose quelques concepts de façon relativement claire et s’amuse à les transposer à l’échelle macroscopique. J’imagine que ça ne tient pas toujours la route scientifiquement parlant mais il n’est pas difficile de se prendre au jeu parce que David Walton n’en fait pas trop et arrive assez facilement à faire passer le « Ta gueule, c’est quantique » au gré de l’intrigue.
Cette intrigue est d’ailleurs extrêmement prenante car très bien construite. Adoptant les codes du thriller, l’auteur alterne le présent (le procès de Jacob) et les flash-backs (comment il en est arrivé là) ce qui permet de faire monter le suspense, d’autant plus que quelques surprises attendant le lecteur ici et là. Cela ne vous étonnera pas d’apprendre que les pages se tournent donc toutes seules.
Certes on pourra reprocher quelques éléments prévisibles et un procès très série télé que j’ai trouvé légèrement caricatural, mais rien de bien grave. Superposition est une lecture extrêmement prenante qui arrive à rendre la physique quantique extrêmement divertissante, rien que pour ça je dis chapeau !
A noter que l’ouvrage est postfacé par Roland Lehoucq. J’adore d’habitude son travail de vulgarisation, mais j’ai été obligée de jeter l’éponge au bout de quelques pages faute de comprendre le propos. Ceci dit je pense que c’est la discipline qui fait ça (et le fait que j'ai lu ça juste avant de me coucher), en même temps ça n’a rien d’étonnant quand l’image la plus connue est celle d’un chat à la fois mort et vivant !