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mercredi 15 avril 2020

Existence – David Brin


Début mars, j’ai traversé une période où la moindre lecture un poil déprimante me collait le bourdon. J’ai donc regardé ce que je pourrais trouver de positif dans ma Pile à Lire, ce qui m’a poussé à sortir ce roman de David Brin qui y végétait depuis trop longtemps. Je n’aurais sans doute pas trouvé mieux pour me remonter le moral !

mardi 23 septembre 2014

Au coeur de la comète - Gregory Benford et David Brin


Histoire de conclure cette édition du SSW, j'ai abandonné galaxies lointaines et planètes éloignées pour une dernière aventure se déroulant dans notre bon vieux (et déjà fort grand) système solaire, dans un futur pas si éloigné que ça où l'homme tente de partir à la conquête des comètes, et plus particulièrement de la plus connue d'entre toutes : la comète de Halley.

A l'origine je me suis lancée dans la lecture surtout pour sortir ce livre de ma PàL (sans quoi il était promis à une hibernation jusqu’au prochain SSW), mais la lecture a pris un ton légèrement surréaliste et délicieux vu qu'en parallèle les journaux ne cessaient de parler de la mission spatiale Rosetta qui cherche à poser un appareil sur une comète. Du coup, j'avais l'impression d'avoir une longueur d'avance !

Au cœur de la comète commence en 2061, alors que la comète de Halley revient vers le Soleil. La Terre, qui a déjà colonisé quelques astéroïdes, envoie une mission habitée dont l'objectif est d’atterrir sur la comète, d'y vivre pendant une révolution, et de tenter de dévier la comète lorsqu'elle revient vers le soleil, ce qui ouvrirait la voie à d'autres aventures spatiales, et à la terraformation de Mars ou de Vénus.

Nos colons cométaires arrivent donc (pour la plupart en état d'hibernation) sur la comète, et tout ce petit monde s'installe en creusant la couche de glace de la comète. Au début tout se passe plutôt bien, jusqu'à qu'on découvre les formes de vie propres à la comète, qui prolifèrent très vite à cause de la chaleur et la lumière amenée par les colons.

Les membres de la mission commencent à tomber comme les mouches, certains deviennent fous, le ton monte entre les humains normaux et les humains génétiquement améliorés (forcément moins malades que les autres), et les merveilleuses découvertes faites sur la comète sont loin de suffire à remonter le moral de l'équipe. Ce qui devait être une belle aventure humaine tourne donc vite à l'aigre, et 660 pages ne seront pas de trop pour dénouer tout ça !

Au cœur de la comète est un récit extrêmement touffu, qui ne se contente pas simplement de mettre en scène l’huis-clos d'une installation d'une colonie humaine dans l'espace (avec un sens du détail déjà impressionnant). Il aborde aussi les thématiques de la modification génétique et de l'intelligence artificielle, et n'oublie pas un petit arrière-plan politique pour être complet.

C'est clairement la grande force du livre, d'autant plus que tout cela est abordé avec des explications scientifiques qui semblent tout à fait crédibles (enfin pour son époque de publication -1986-, j'imagine que certains détails doivent sembler ridicules aujourd'hui).

Si je ne peux qu'objectivement admirer le travail accompli, je suis forcée d'avouer que ce genre de texte n'est plus trop ma came. J'ai trouvé le trio de héros (une informaticienne, un biologiste et un soldat) finalement assez fade, comme s'ils étaient surtout destinés à mettre en avant les idées scientifiques, et je suis obligée d'avouer avoir survolé certains paragraphes trop truffés de jargon.

C'est clairement le côté hard-science qui m'a déplu, mais j'ai quand même pu apprécié ce voyage spatial qui change de l'ordinaire : on n'est pas dans la bête exploration vers l'infini et au delà, mais dans une visite un peu étrange du système solaire, à bord d'un véhicule difficile à contrôler.

L'homme se retrouve complètement dépassé par l'endroit qu'il colonise (certains passages sont dignes d'un film d'horreur), et c'est d'autant plus intéressant que cela se déroule à l'échelle d'une vie humaine (70 ans), on voit donc les gens évoluer en conséquence : des liens se font et se défont, des factions se créent, s'associent ou se battent entre elle selon les moments. Certes on est loin de la richesse de Destination ténèbres pour le côté humain, mais à quelque part on se retrouve quand même dans un vrai comète-opera !

Au final, je ne suis pas mécontente d'avoir mis le nez dans ce livre qui sort un peu des sentiers battus (c'est quand même le but du SSW, de partir à l'aventure vers de nouveaux horizons !). Cependant, j'ai un peu peiné à la lecture, je le recommanderais surtout à des lectures avides de science-fiction ultra-documentée.

CITRIQ



mercredi 9 octobre 2013

Marée stellaire (Le cycle de l'élévation 2) - David Brin


A l’origine, je devais lire ce livre dans le cadre du Summer Star Wars, mais ayant autant sous-estimé sa densité que surestimé ma motivation en lecture, c’est finalement bien en retard que je rends enfin ma copie.

David Brin est un auteur que j’ai rencontré il y a bien longtemps avec La jeune fille et les clones, qui encore aujourd’hui se rappelle à moi comme un très beau moment de lecture. Parce que Shaya m’en avait parlé, je me suis intéressée à son cycle de l’Elevation. J’ai commencé par Marée Stellaire, qui est techniquement le tome 2 (ce qui n’était marqué nulle part sur mon édition). Mais comme les histoires sont indépendantes les unes des autres, ce n’est pas bien grave.

Marée stellaire nous emmène dans le futur, alors que l’humanité est partie à la conquête de l’espace. Elle y a très vite découvert qu’elle n’était pas seule, loin de là. De nombreuses civilisations existent à travers la galaxie, avec des cultures très différentes mais une sorte de socle commun : l’Elévation.

En effet, il aurait existé il y a bien longtemps une race légendaire, les Progéniteurs, qui auraient les premiers « élevé » certaines espèces à la conscience. Action qu’auraient ensuite repris ces espèces, élevant des races « clientes » à leur tour (les clients se retrouvant en situation de servage pendant un certain temps pour payer leur dette), et ainsi de suite.

Ceci dit les habitants de la Terre sont une étrange exception à la norme, puisqu’ils semblent s’être élevés tous seuls, sans intervention de patrons (ou en tout cas de patrons connus). Un peu mis au ban des autres peuples à cause de ça, cela ne les empêche pas de reprendre à leur tour la tradition en élevant les dauphins et les chimpanzés.

Marée stellaire met en scène les aventures du premier vaisseau doté d’un équipage de néo-dauphins (plus un chimpanzé et quelques humains), le Streaker, qui découvre lors de ses explorations un cimetière de vaisseaux spatiaux très anciens qui pourraient être ceux des Progéniteurs. Cette découverte déclenche de très vives réactions dans la galaxie, et ils se retrouvent pris en chasse par de nombreux vaisseaux hostiles.

Réfugié sur une planète recouverte d’océans, l’équipage du Streaker va devoir faire preuve d’ingéniosité pour arriver à s’échapper. Mais rien n’est simple lorsqu’on se retrouve en situation de crise sur une planète peuplée de créatures étranges.

Voilà les évènements qu’on nous résume dans les premières pages du livre, je ne mentais pas quand je parlais de densité ! Marée stellaire est vraiment un roman foisonnant, qui multiplie les points de vue pour qu’on puisse suivre tout l’équipage.

C’est là sa grande qualité parce qu’en matière d’univers créé, on se fait plaisir : on a le droit à de multiples espèces aliens (bien que juste évoquées), à un concept de culture commune galactique s’étalant sur des millénaires bien amené (avec ce que ça implique en matière de stagnation technologique quand tout le monde préfère s’en tenir à ce qui est connu), et à un chouette mystère qui entoure la planète où se réfugie le Streaker.

Et puis bien sûr il y a les néo-dauphins, qui sont vraiment bien conçus, pas anthropomorphisés pour deux sous, dotés de conscience et d’intelligence, avec leur propre façon de s’exprimer, et tout un bagage du temps où ils n’étaient que de « simples » mammifères aquatiques. J’aime beaucoup le fait que du coup le Streaker soit un vaisseau « piscine », où à part dans les quartiers humains, tout le monde se déplace à la nage !

Sur cet univers fort riche se greffe une quête de survie où l’ennemi n’est finalement pas tant à l’extérieur (avec tous ces aliens qui veulent leur mort) qu’à l’intérieur, à cause de multiples sources de conflits au sein de l’équipage, d’où l’intérêt de la narration à multiples points de vue qui permet de suivre un peu tout le monde sans dégager un réel héros.

Mon seul regret vis à vis de ce livre, c’est qu’aussi touffu soit-il, il laisse finalement complètement de côté l’histoire de la découverte du cimetière de vaisseaux spatiaux, mystère fascinant qui n’est finalement là que comme élément déclencheur. Je vous le dis tout de suite, ça vous évitera d’attendre 600 pages pour quelque chose qui ne viendra jamais !

Pour le reste Marée stellaire est un space-opera plutôt sympathique qui contient tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un ouvrage de ce genre : aventures spatiales (enfin planétaires), civilisation galactique avec de nombreuses espèces aliens (et superbes néo-dauphins, définitivement le point fort de l’intrigue), complots et même quelques histoires d’amour.

Je l’ai lu avec plaisir, ceci dit je dois avouer que pour un ouvrage ayant obtenu les prix Hugo, Nebula et Locus, je reste un peu sur ma faim. On passe un très bon moment une fois l’univers posé, mais il lui manque la petite étincelle qui en ferait vraiment un titre mémorable (ou qui me donnerait envie de me jeter sur les autres volumes du cycle, à défaut).

CITRIQ