Beowulf et moi, c’est une longue histoire. Je n’ai jamais lu ce poème épique, mais il ne cesse de croiser ma route dans les textes de Neil Gaiman et même dans un film (scénarisé par Neil Gaiman). Alors forcément, cette nouvelle adaptation en BD me faisait bien envie (et il y a un blurb de Neil Gaiman en quatrième de couverture, que demander de plus ?).
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mercredi 17 mai 2023
dimanche 17 janvier 2016
Par bonheur, le lait – Neil Gaiman & Boulet

J’avais un peu raté l’occasion de faire la chronique de ce roman jeunesse lors de sa sortie en anglais (j’en parle juste brièvement ici), l’édition française étant récemment entrée en ma possession, il est grand temps de rattraper ça !
D’autant plus qu’il y a une petite anecdote derrière ce livre (pour ceux qui n’aiment pas les anecdotes, vous pouvez sauter 3 paragraphes). Cela ne vous aura pas échappé, je suis un petit peu (voir beaucoup) fan de l’œuvre de Neil Gaiman, au point d’acheter tout ce qui porte son nom ou presque, en VO et en VF tant qu’à faire. De manière générale les gens évitent donc de m’offrir des textes de lui (sauf commande express).
Mais c’est sans compter sur Olya (grande copine de blog même si tu n’as plus de blog :D) qui au mois de novembre a osé m’acheté un Gaiman pour mon anniversaire (CE Gaiman en fait). Et me l’a envoyé par la poste. A la mauvaise adresse. Le livre lui est donc revenu (bien plus tard), elle a dû le renvoyer, tout en espérant que dans l’intervalle je ne l’achèterais pas.
Et elle a eu une sacrée chance car non, deux mois plus tard, je ne l’avais toujours pas acheté (sans doute parce qu’il n’a pas croisé ma route, demandez un peu à Tigger Lilly ce qui est arrivé quand on est allés faire des courses de Noël ensemble dernièrement !). Morale de l’histoire : Dans la vie, parfois, il faut oser. Deuxième morale (qui était inscrite sur le post-it sur le livre) : « Sinon, tu pourras toujours le refourguer à ton neveu » (c’est vrai aussi, pourquoi diable n’y ai-je pas pensé avant Noël ?).
Fin de l’anecdote.
Sinon, Par bonheur, le lait, de quoi ça parle ? C’est en fait une sorte de réponse à un album jeunesse de Gaiman, Le jour où j’ai échangé mon père contre deux poissons rouges, qui est rapidement devenu un cadeau de fête des pères. Ce qui l'a un peu effaré vu que le père y joue un rôle pour le moins effacé.
Par bonheur, le lait, est donc une histoire où le père est un héros. Il va acheter du lait pour ses enfants. C’est tout ? Mais mes pauvres amis, si vous saviez tout ce qui peut vous arriver quand vous allez acheter du lait… des dinosaures, des aliens, des pirates, et même des poneys ! (on n’est pas passé loin des licornes, croyez-moi).
Le résultat est une sorte d’histoire qui se déroule comme une bobine de fil, mais un fil multicolore qui a une nette tendance à partir dans tous les sens. Ce n’est certainement pas la révélation de l’année mais c’est un sympathique bol d’air frais, et une très bonne lecture jeunesse à mon avis (à vérifier sur un sujet test plus jeune à l’occasion).
L’autre atout de Par bonheur, le lait, c’est qu’il s’agit d’un roman illustré (et il serait dommage de bouder son plaisir dans le domaine), avec la particularité que l’illustrateur change en fonction des pays. Les versions anglaises ont été réalisées par Chris Ridell (en Grande-Bretagne) et Skottie Young (aux Etats-Unis). Vous pouvez voir à quoi ça ressemble sur cette page.
En France c’est Boulet qui a réalisé les illustrations, et c’est tout aussi délicieux (quelques images sont visibles ici). En fait je serais bien incapable de choisir quelle est ma version préféré, que ce soit pour la VO ou la VF, les images accompagnent à merveille la loufoquerie du texte (par contre l’édition anglaise est un peu moins cheap avec sa jaquette, mais le prix n’est pas le même…).
Bref c’est une jolie aventure loufoque, à prescrire aux plus jeunes bien sûr, mais n’oubliez pas d’en profiter avant !
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