mercredi 8 septembre 2010

Kick Ass - Mark Millar


Il était tout naturel qu’après avoir vu (et apprécié) le film Kick-Ass, je finisse par jeter mon dévolu sur le comic. Voilà qui est fait, et ça l’avantage de ne pas prendre trop de temps vu que cela tient en deux tomes (plus une suite en préparation qui devrait servir de base au 2e film).

Pour ceux qui auraient un train de retard, Kick-Ass suit les pas de Dave, un lycéen comme les autres qui décide un jour, comme ça, de devenir super-héros. Il enfile une combinaison de plongée et part combattre le crime, se fait tabasser, passe des mois à l’hôpital… ce qui ne l’empêche pas de repartir aussitôt sur pied. Il devient une célébrité lorsqu’il est filmé en train de se battre et que la vidéo est diffusée sur Youtube.

J’avais beaucoup apprécié le film, délicieuse parodie ultra-violente des films de super-héros, mais ça n’était rien comparé à la claque du comic. Là où le film s’amuse gentiment avec les codes du genre, le comic démonte complètement la figure du super-héros, et les rires francs deviennent franchement jaunes sur certains passages.

On a l’occasion de se plonger bien plus dans les motivations derrière les actes de nos super-héros improvisés (Kick-Ass ou le duo Big-Daddy / Hit-Girl), et quand on met l’humour à distance, on se rend compte qu’il y a quelque chose d’assez malsain derrière, qui fait que le comic est plus qu’une simple histoire de super-héros.

Le ton est très noir, surtout dans la deuxième partie, la violence est omniprésente, et les paroles souvent crues, à tel point que je trouve le film fait finalement très lisse en comparaison. Cela n’empêche pas à côté d’avoir des passages franchement rigolos, surtout dans tout le commentaire que peut faire Dave sur la vie de super-héros :

« Soixante-dix ans de comics de super-héros avaient finalement un sens. J’avais pigé pourquoi les super-héros travaillaient par paire, et ce n’était pas parce qu’ils se sentaient embarrassés. Ce n’était pas parce qu’ils se sentaient moins cons en compagnie d’autres gens avec des masques et des capes. Ils faisaient équipe pour une raison très simple : parce que… c’était l’éclate. »

Drôle mais loin d’être stupide, doté d'un ton plutôt adulte, avec un très bon dessin (qui rend à merveille l’ado qu’est Dave), c’est donc une petite série bien sympathique dont je vais guetter la suite…

CITRIQ

5 commentaires:

  1. Rhoo encore un truc qu'il faut que je lise. Scrogneugneu.

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  2. Je suis ouverte au prêt si ça peut t'arranger :D

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  3. Le film commençait justement à réellement m'intriguer.
    One day, maybe...

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  4. "C'était l'éclate." C'est quoi cette traduction de merde? :P

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  5. Vu que je n'ai pas lu la VO, je serais bien en peine de te répondre ^^

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