lundi 29 septembre 2008

La Petite Princesse – Frances H. Burnett



Entre deux lectures plus sérieuses, je suis passée récemment par une petite crise de nostalgie enfantine, d’où mon investissement dans ce charmant petit roman. Personnellement je n’en avais jamais entendu parlé avant de le trouver mentionner dans une des nouvelles (de Connie Willis, c’est un signe ^^) du recueil des Noëls Electriques… et de réaliser que ça me disait terriblement quelque chose.

L’histoire d’une petite fille très riche qui perd son père (et sa fortune), se retrouve bonne à tout faire qui dort dans une mansarde minable, puis qui redevient riche grâce à un bienfaiteur, dans un pensionnat anglais, avec une méchante directrice et tout ça, ça ne vous dit rien ?

Princesse Sarah, mignonne p'tite fille
Fraîche fleur que baigne la rosée
Toujours caressée
D'un vent très léger
Une fleur qui est forte et qui restera bien levée, levée

Ah je suis sûre que ça vous parle tout d’un coup, ce dessin animé vieux de la vieille mieux guimauveux, plein de bons sentiments, triste à en pleurer, où tout le monde a pitié de la pauvre Sarah et tout ça. Grande adepte du dessin animé dans ma folle jeunesse, au point de regarder la rediffusion sur la 5 entre midi et 2 y’a deux ou trois ans (je me rappelle avoir vu l’ultime épisode avec mon cousin, effaré devant tellement de guimauve), j’ignorais jusqu’alors l’existence du roman (y’a quand même une certaine ironie dans la façon dont j’ai découvert ça, preuve que la fantasy est un genre ultra éducatif… d’ailleurs tout ce que je sais de la littérature anglais je le dois à mes lectures dans le domaine… et aux fanfictions ^^).

Il fallait bien un jour que je jette un œil au livre pour approfondir le sujet, surtout que le dessin animé, que je re-visionne en ce moment, bah disons que c’est assez difficile à avaler avec des yeux d’adulte. C’est marrant comme certains dessins animés vieillissent et d’autres non, j’avais déjà remarqué ça sur d’autres (typiquement je trouve Ulysse 31 encore très regardable, les Cités d’Or beaucoup moins…).

Bref passons sur mes déboires de lecture, et même d’achat (j’ai été hautement déçue de ne pas le trouver d’occas, Paris me manque vraiment pour ça), qu’est-ce que cela donne comme roman ? Et bien c’est assez surprenant. C’est un livre pour enfant, c’est indéniable, plein de bons sentiments et de valeurs morales, comme il se faisait à l’époque de son écriture, au début du XXe -enfin je dis ça mais à la même époque on a aussi Alice et Peter Pan donc tout est relatif-. Disons plutôt comme on veut qu’une œuvre pour la jeunesse soit.

Leçons sur la charité, le respect d’autrui et tout le tralala, on les trouve donc, comme dans le dessin animé d’ailleurs, mais bon j’avoue que ce n’est pas vraiment ce qui m’a attiré l’esprit… Pas plus que le personnage de Sarah, auquel il est très facile de s’identifier étant jeune, mais beaucoup plus dur quand on grandit (typiquement la description de ses amitiés avec Becky et Ermengarde relèvent presque d’une espèce de pitié-pseudo-charité plus que d’une vraie amitié à mes yeux –d’adulte cynique-).

Non s’il y a un truc qui m’a marqué, c’est son endurance. Pas à survivre à tous ses malheurs, mais dès le début de l’ouvrage, elle joue à être une princesse, et même dans sa chambre sous les toits, elle persiste à le faire, à y croire, à s’attribuer des comportements dont devrait faire preuve une princesse, à travers ses actes et parfois ses non-actes… c’est la leçon la plus étonnante du livre à mes yeux, sa façon de rester elle-même au travers de toutes les épreuves (positives comme négatives).

Bref ça n’en reste pas moins un bon livre jeunesse qui se lit encore bien malgré son coté rétro sur certains points… m’est avis que ça va encore séduire des générations de petites filles, comme le dessin animé a pu le faire. Et honnêtement ça se lit franchement bien : assez léger pour avancer vite, mais avec il me semble quand même du style, du vocabulaire, et plein de choses à découvrir… (bon par contre je le ferais pas lire à mon filleul, c’est quand même pas un roman de mec ça ^^)

Pour la note de fin, qui m’a fait piqué un beau fou rire… en faisant quelques recherches, je suis tombée sur une adaptation en film signée… Alphonso Cuaron, et oui, c’était son deuxième film. Quand on met ça en parallèle avec Les Fils de l’Homme ou le troisième Harry Potter, ça fait doucement sourire… je crois que je vais mettre la main dessus, juste pour voir à quoi ça peut ressembler !

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