jeudi 16 janvier 2014

Doctor Who - The Time of the Doctor


Ayant vu cet épisode dans le train entre deux fêtes de Noël, j'en gardais un souvenir assez flou et il y a fallu un deuxième visionnage en janvier pour pouvoir rédiger cette chronique. Ceci dit c'est plutôt une bonne chose, tant j'avais du mal à rassembler mes idées sur cet épisode de Noël, certes brouillon mais fourmillant de plein de choses qui en font pourtant un excellent moment de Doctor Who (d'ailleurs j'aurais bien applaudi à la fin de mon premier visionnage mais je ne voulais pas faire peur à mes voisins dans le train...).

Comme d'habitude les spoilers sont au rendez-vous, en même temps qu'est-ce que vous faites là si vous ne l'avez pas encore vu ?!


Etrange épisode que The Time of the Doctor, mais il faut dire qu'il n'est pas aidé dès le début. Contrairement au départ de David Tennant qui se préparait sur plusieurs épisodes, celui de Matt Smith s'est greffé bien tard sur l'intrigue, si bien qu'on se retrouve avec un seul épisode pour clore en une heure toutes les intrigues en cours et pour lui rendre son dernier hommage. Lourd programme, ce qui explique sans doute le côté « accumulation » dont souffre cet épisode.


The Time of the Doctor commence un peu comme un conte, avec sa voix-off qui nous parle d'un message diffusé à travers l'univers, qui finit forcément par attirer les curieux à sa source : une petite planète qui ne paye pas de mine, mais qui est protégé par un champ de force.

Les curieux, ce sont évidemment les habituels méchants (Daleks, Sontarans, Cybermen et cie), et bien sûr le Doctor qui ne peut jamais résister à un mystère. Il s'invite donc à la fête en compagnie de Clara, qu'il vient de secourir d'un embarrassant repas de Noël en famille. Après un petit détour par l'église (vous savez, celle des prêtres soldats qu'on a déjà croisé dans les saisons 5 et 6), en route pour le lieu d'où émane le message : un petit village champêtre et enneigé portant le doux nom de Christmas.


Et c'est dans ce village, où il est impossible de mentir à cause d'un mystérieux « champ de vérité » que le Doctor retrouve une vieille amie :


« There you are. What took you so long ? »

Weeping Angels, check. Silence, check. L'église et ses prêtres combattants, check. Effectivement, il ne manquait plus que la mystérieuse faille de la saison 5 pour une bonne réunion de famille, et la voilà ! C'est plutôt malin de la ressortir maintenant, c'est une belle manière de conclure l'histoire (argument que je vais sans doute répéter maintes fois dans cet article).

La faille (provoquée par l'explosion du TARDIS) est en fait utilisé par les Time Lords pour transmettre un message depuis l'autre univers où ils ont été enfermés/mis en sûreté à la fin de The Day of the Doctor. Leur message est une question, la plus ancienne de toutes les questions : Doctor Who ?

Et si le Doctor répond à cette question, ils pourront revenir en toute sécurité. Sauf que la planète étant encerclée par la panoplie complète des méchants de l'univers, s'ils pointent le bout de leur nez c'est toute la Guerre du Temps qui risque de repartir de plus belle. Ce qui ne plaît guère à l'église :


« From this moment on, I dedicate this church to one cause. Silence. »

La boucle semble enfin se boucler sur la question du Silence lorsqu'on apprend plus loin qu'une branche « hérétique » de l'église menée par Madame Kovarian a cherché à régler la question directement en tuant le Doctor. Si on ajoute en prime le fait que la planète s'appelle Trenzalore. Reprenons donc la prophétie de Dorium dans The Wedding of River Song :
« On the fields of Trenzalore, at the fall of the Eleventh, when no living creature could speak falsely, or fail to answer, a question will be asked. A question that must never, ever be answered. The oldest question in the universe, hidden in plain sight. »
Tout y est donc, certes parfois de manière un peu compressée ou artificielle (comme le personnage de Tasha Lem qui semble un peu trop parachuté là pour les besoins de l'histoire), mais c'est tout de même chouette d'avoir enfin à peu près tous les éléments en main, et que ceux-ci s'assemblent dans quelque chose de délicieusement timey-wimey.


En parallèle l'épisode s'occupe de dire adieu au onzième Doctor d'une manière que j'ai trouvée très touchante. Je m'attends à verser des torrents de larme devant The Time of the Doctor, mais il n'en est rien. L'épisode se révèle surtout émouvant, triste certes, mais surtout un bel hommage très juste, jamais larmoyant.

C'est un peu tout le contraire du final de David Tennant (que j'aime beaucoup hein mais qui fait un peu sale gosse quand on met les deux régénérations en parallèle), et c'est marrant de voir justement ce contraste entre les deux incarnations... même si en parallèle je crois que jamais Moffat n'avait écrit d'épisode qui sonnait autant comme du Russel T. Davies (le repas de famille, le gros deus ex-machina...).


The Time of the Doctor s'attache donc à tirer le portrait de ce onzième Doctor, qui finalement restera définitivement ce vieil homme qui ne supporter pas de voir des enfants pleurer, comme l'avait si bien décrit Amy dans The Beast Below (oui 3 saisons en arrière) :
« What if you were really old, and really kind and alone ? Your whole race dead. No future. What couldn't you do then ? If you were that old, and that kind, and the very last of your kind, you couldn't just stand there and watch children cry. »
Bloqué sur cette planète, sentant sa mort venir, le Doctor décide donc de faire ce qu'il sait faire de mieux : protéger les innocents (car comme il le disait si bien « nine hundred years of time and space and I've never met anybody who wasn't important before. »), mais comme d'habitude avec panache !

On retrouve donc les grands discours, les danses ridicules, les manipulations et les mensonges (pauvre Clara qui se fait avoir deux fois !), tous les ennemis emblématiques (Weeping angels, un cyberman de bois, des Sontarans...) et des dessins d'enfants qui évoquent un peu la petite Amelia.

C'est un bel hommage donc, et une belle mort, plutôt inattendue dans cette nouvelle génération de Doctors jusque là plutôt orientés « action » : c'est finalement son grand âge qui cause son décès (exactement comme le premier Doctor, j'apprécie le parallèle). C'est donc sous la forme d'un vieux croulant qu'il défie une dernière fois les Daleks, tout en sachant qu'il n'y aura pas d'autre régénération vu qu'il a épuisé son stock.



Sauf que les Time Lords, grâce à l'intervention de Clara, viennent lui donner un petit coup de main sous forme d'un nouveau lot de régénérations, ce qui règle pour le moment l'histoire de la limite des régénérations, ce qui n'est pas un mal.

C'est une évidence qu'il fallait la contourner ou l'abroger, après tout c'est un reste d'une époque où on n'imaginait probablement pas une telle longévité pour la série. Et puis bon sérieusement, qui voudrait que le Doctor meurt pour de bon ?

Certes tout cela relève du pur Deus ex-machina (avec un petit côté « nananananère » sur les bords), mais j'aime autant qu'on n’ait pas passé quatre heures dessus. Déjà le temps commençait à manquer, et puis on a un nouveau Doctor à rencontrer accessoirement !


« Love from Gallifrey, boys ! »

Car si tout l'épisode est un peu bancal, les dix dernières minutes font complètement oublier le reste tant elles sont... parfaites.

On a donc le dernier numéro du Doctor face aux Daleks, avec un de ses bons vieux discours tonitruants avant régénération. La musique est d'ailleurs très intéressante à ce moment là, parce qu'on démarre sur une sorte de musique d'ambiance qui évoque plutôt l'ancienne série, puis le thème de Gallifrey avant d'enchainer sur une version alternative du Doctor's Theme de la saison 4.

Parenthèse musicale mise à part, le Doctor profite de sa nouvelle régénération pour faire exploser les Daleks puis se réfugie dans le TARDIS où Clara le retrouve.




Je m'attendais à moitié à voir apparaître directement le nouveau Doctor, mais c'était oublier la règle n°408 « Time is not the boss of you. ». Avant de changer, il prend le temps de se changer, de profiter une dernière fois de son plat favori (ah les fish fingers and custard) et de reprendre une apparence jeune qui permet à Matt Smith de faire ce superbe discours d'adieu !

- It all just disappears, doesn't it? Everything you are, gone in a moment, like breath on a mirror. Any moment now... He's a-comin'.
- Who's coming?
- The Doctor.
- You. You are the Doctor.
- Yep, and I always will be. But times change, and so must I. […] We all change. When you think about it, we're all different people all through our lives, and that's okay, that's good, you gotta keep moving, so long as you remember all people that you used to be. I will not forget one line of this. Not one day. I swear. I will always remember when the Doctor was me.
(non mais sincèrement, même au bout de la 5e fois que je le regarde j'en ai encore les yeux humides)



« Raggedy man… Goodnight »

Les apparitions de la petite Amelia et d'Amy concluent magnifiquement la scène, et bouclent une fois de plus la boucle. Le final de Ten était grandiose, celui d'Eleven l'est tout autant. Dans une veine plus douce et intimiste, mais non moins merveilleuse.

Mon seul regret est l'absence d'un thème original pour cette scène, puisqu'on retrouve Infinite Potential (qui vient de Rings of Akhaten). Ca m'a un peu déçu au début de ne pas avoir de Vale Decem version Eleven, mais je me rends compte finalement qu'elle colle merveilleusement bien à la scène.

En fait c'est un peu comme si Murray Gold avait rendu trop en avance LA musique de la fin de Matt Smith (après tout elle était presque trop magistrale pour un épisode si « mineur »), et finalement maintenant quand je l'écoute, je l'associe immédiatement à la fin de The Day of the Doctor.


Et puis, en un clin d'oeil, entre le douzième Doctor qui comme le veut la tradition est complètement à côté de ses pompes, à s'inquiéter de la couleur de ses reins. A en juger par sa dernière réplique, on ne va pas s'ennuyer non plus avec lui :

« Stay calm. Just one question. Do you happen to know how to fly this thing ? »

On était en train de pleurer et on termine sur un sourire, un authentique épisode de Doctor Who donc !

Pfiou, en tout cas ça me fait tout bizarre de dire au revoir à Matt Smith. Quand j'ai découvert la série on en était déjà à la saison 5, si bien que c'est le seul Doctor que j'ai vraiment suivi « en live » (ce qui explique que ce soit un peu « mon » Doctor).

Passer derrière David Tennant n'était vraiment pas une partie de plaisir à mon avis, et je pense qu'il a brillamment réussi à l'égaler avec ses excentricités (alimentaires et vestimentaires), ses grands gestes, ses manipulations et ses moments sombres, et surtout cette incroyable capacité à avoir l'air bien plus vieux qu'il ne l'est en réalité. Je le trouve même meilleur pour certains aspects mais c'est purement un ressenti personnel.

Je suis bien triste de le voir partir, mais bizarrement je ne m'inquiète pas trop pour son successeur. Peter Capaldi m'a l'air plein de promesses. Cela me fait plaisir de revoir un « vieux » Doctor (ça devrait changer un peu la dynamique avec Clara), et avec le fil rouge de Gallifrey je doute qu'on s'ennuie dans les saisons à venir. Je ne dirais pas non ceci dit à un retour à un format plus classique : pas de coupure à mi-saison et plus d'épisodes stand-alone plein d'aventures étranges et formidables, ça ne ferait pas de mal après toutes ces intrigues tarabiscotées.

Et en attendant la saison 8 cet automne, je n'ai plus qu'à reprendre le visionnage des anciennes saisons !

lundi 13 janvier 2014

Fables 20 : L'héritier du vent - Bill Willingham


Le vent du nord est mort, vive le vent (d'hiver) !

Jeu de mots pourri mis à part, ainsi pourrait commencer ce nouveau volume de Fables qui après la défaite (définitive on espère) de Mr. Dark, s'intéresse aux problèmes du succession posés par la disparition de North.

L'un des enfants de Blanche et Bigby doit lui succéder, mais lequel ? C'est ce que nous raconte cet Héritier du vent, tandis qu'en parallèle les Fables se préparent petit à petit à revenir à Fableville et à la Ferme.

Je vous avoue que je m'attendais à quelque chose d'un peu plus grandiose pour ces histoires d'héritage, la question se règle finalement plus facilement qu'on ne pourrait le croire.

Cependant c'est une lecture très intéressante car elle permet de découvrir les enfants-loups un peu plus en détail (jusqu'à maintenant l'auteur ne s'était pas franchement soucié de les différencier réellement à part pour un ou deux), et promet de belles (et dramatiques) choses dans l'avenir.

J'ai aussi beaucoup aimé dans ce tome que se développent de plus en plus des figures allégoriques/divines qui ne sont pas des simples personnages de contes : vents des quatre points cardinaux, figures de la Justice ou de la Vengeance... il y a presque un petit côté gaimanien dans cette cosmogonie qui se dessine peu à peu.

Joli tome de transition donc, et vivement la suite !

CITRIQ

vendredi 10 janvier 2014

Les souffles ne laissent pas de traces - Timothée Rey


Aller aux Rencontres de l'imaginaire de Sèvres a vraiment été une belle aubaine cette année, puisqu'en plus de passer une superbe journée, j'ai pu acquérir (entre autres) le premier roman de Timothée Rey un mois avant sa sortie en librairie. Connaissant l'auteur, je me doutais que ce polar préhistorique allait être un délice, je ne l'ai donc pas fait trop traîner dans ma PàL, une semaine après Sèvres je l'avais déjà fini !

Les souffles ne laissent pas de traces nous emmène dans ces temps lointains (que les moins de 30 000 ans ne peuvent pas connaître) où l'homme vivait dans des grottes ou des huttes, se nourrissant du produit de la chasse et de la cueillette.

Lors d'un grand rassemblement entre clans, un éminent dynaste se volatilise littéralement lors d'une chasse au bison. Tout le monde est persuadé qu'il a été enlevé par les Souffles (les esprits du vent), sauf un chamane, Collembole N'a-qu'un-oeil, qui est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre. Il va donc mener l'enquête pour élucider ce mystère, en compagnie de son acolyte Queue-d'Aurochs.

Nous voilà donc à suivre les pas de ce Sherlock Holmes préhistorique, qui observe, théorise, déduit... après tout ce n'est pas parce que les analyses ADN n'ont pas encore été inventées qu'on ne peut pas trouver la clé du mystère !

Passer du format nouvelle au format roman n'est pas toujours facile, mais Timothée Rey gère avec brio le changement de format. Les souffles ne laissent pas de traces se révèle en effet un excellent polar (préhistorique) où on a plaisir à suivre l'enquête pour comprendre les tenants et les aboutissants de l'histoire.

(enfin à vrai dire les tenants et les aboutissants on s'en doute, c'est surtout les méthodes qui sont intrigantes)

Ce qui est chouette, en plus de l'aspect polar, c'est le soin que l'auteur a apporté à son univers. La société préhistorique est vraiment très bien rendue avec une multitude de détails : habitat, religion, coutumes, rien n'est oublié et surtout pas la gastronomie ! Les descriptions de nourriture sont d'ailleurs un réel supplice tant elles donnent faim à la lecture.

L'écriture est très belle et l'auteur déploie un bel éventail de vocabulaire (sans tomber dans l'excès), si bien que certains passages en deviennent presque poétiques. Si le ton est globalement sérieux, l'auteur ne peut s'empêcher de glisser quelques touches d'espièglerie, avec quelques références et jeux de mots (beaucoup ont dû m'échapper d'ailleurs).

Par ailleurs il intercale entre chaque chapitre des interludes sous forme de conte, proverbes, légendes qui viennent enrichir la culture qu'il a reconstitué/inventé. Ca me fait un peu penser aux apartés d'American Gods et c'est délicieux à lire (une fois encore).

Le roman présente bien quelques défauts (j'ai trouvé la conclusion un peu expéditive, et les personnages secondaires finalement peu détaillés, l'enquête prend toute la place et ne leur laisse guère le temps de se dévoiler), mais on passe un excellent moment de lecture à essayer d'élucider les mystères avec Collembole N'a-qu'un-oeil (et à identifier les jeux de mots de l'auteur).

La couverture est également de toute beauté, alors que demander de plus ?
« Ses lèvres intangibles lui narrent, dans une langue qu'elle reconnaît presque, les anciens secrets de la froidure et du givre, les ombres bleues et les ombres grises, la terrifiante élévation de la falaise et l'hostilité absolue du pays sans la moindre vie, là-haut, hanté de duveteuses lamies des neiges, de démons scintillants aux bras en étoile, de lézards-esprits dont le corps vitreux est cuirassé d'écailles de glace, sur le plateau plus vaste encore, lui-a-t-on dit, que la vaste steppe où elle a toujours vécu. »
Avec ses contes et légendes en guise d'interlude (sans parler de l'intrigue de base qui chercher à prouver que les dieux ne sont pas derrière ces disparitions), cela fait une participation de plus pour le challenge Winter Mythic Fiction !

CITRIQ

mardi 7 janvier 2014

Top Ten Tuesday (15) : Top 10 des livres lus en 2013


Comme chaque année, il est de bon ton de faire le bilan de ses lectures pour permettre aux faignants d'accéder directement à la crème de la crème. Cette année l'exercice a été très périlleux : c'est bien simple, j'ai aimé tant de choses que j'ai eu bien du mal à sortir une sélection réduite. Le classement chronologique comme toujours, chacun de ces textes est brillant à sa manière ou dans son domaine, alors mettre des ordres de préférence...

Top 10 12 des livres lus en 2013


1. Daytripper : au jour le jour - Fábio Moon & Gabriel Bá
Quand je l'ai lu, je ne savais pas quoi en dire. Presque un an (et deux relectures) plus tard, je ne sais toujours pas. Une chose est sûre, ce comic ne m'a pas laissé indifférent !

2. Roi du matin, reine du jour – Ian McDonald
Pour sa belle ambiance irlandaise, sa très jolie écriture, et son incroyable exploration du monde des mythes digne d'un Robert Holdstock. Un auteur qu'il faut vraiment que je continue à découvrir en 2014.

Quand Batman rencontre Iron Man au XIXe siècle à Paris, cela donne le baron noir et on en redemande ! Heureusement la suite arrive en 2014.

4. Cartographie des nuages – David Mitchell
Découvert par le film, j'ai adoré ce roman qui entrelace six histoires et rend un très bel hommage à la littérature sous toutes ses formes.

5. Un privé sur le Nil et Mariage à l'Egytienne – Sylvie Miller et Philippe Ward
Croisement improbable entre Cléopâtre, Le faucon maltais et Qui veut la peau de Roger Rabbit ? selon ses auteurs, Lasser, détective des dieux, série de polars dans une Égypte uchronique où l'on croise des dieux, est un petit plaisir délicieux qu'on ne se refuse pas.

6. L'héritage et autres nouvelles – Megan Lindholm / Robin Hobb
Je n'aime jamais autant Robin Hobb que quand je lis les écrits de Megan Lindholm, infiniment plus complexes et précieux que sa fantasy certes fort sympathique et efficace mais originale. Une bonne chose donc que les textes de « Megan » dominent dans ce recueil, une belle occasion de la découvrir sous un autre jour.

7. Le calice du dragon – Lucius Shepard
C'est la faute à Griaule, il m'avait déjà captivée en nouvelles, en roman ça marche aussi (avec une sacrée écriture qui plus est)(et des superbes illustrations).

Je ne pouvais pas ne pas l'inclure voyons, ce dernier roman de Neil Gaiman. Certes ce n'est pas son meilleur mais comme toujours sa douce magie fait son effet, on porte encore en soit son univers et ses noirceurs bien longtemps après.

9. Le jeune homme, la mort et le temps – Richard Matheson
Une très belle histoire d'amour autour d'un voyage dans le temps original. Je ne m'attendais même pas à rentrer dedans à ce point, comme d'habitude Richard Matheson est un maître pour happer le lecteur.

10. Une place à prendre – J.K. Rowling
J'aurais mis du temps à le lire celui-là, tant j'avais peur d'être déçue. Mais finalement, mis à part sa longueur et sa fin un peu forcée, j'ai adoré replonger dans l'écriture délicieusement cynique de l'auteure lorsqu'elle dépeint une petite bourgade anglaise.

Grand merci à Olya pour cette découverte, ce roman jeunesse m'aura fait hurler de rire quand j'en avais bien besoin, avec ses histoires de bibliothécaires maléfiques délicieusement subversives. C'est drôle et pas bête du tout, j'ai hâte de lire la suite !

12. Tau Zéro – Poul Anderson
Sacrée aventure que ce roman vertigineux qui n'a pas tant vieilli que cela. Poul Anderson est définitivement un auteur qui me fascine, il faudra que je continue à explorer son œuvre cette année !

Allez c'était le dernier bilan pour l'année 2013, il est grand temps de se remettre au boulot, je vous retrouve donc sous peu avec ma première chronique de livre cru 2014 (que j'ai lu en 2013 mais ça m'arrange bien de la publier maintenant, ça m'évite d'avoir à lui faire une place dans ce top ten...).

Le Top Ten Tuesday est une initiative de The Broke and the Bookish, reprise en version française par Iani.

dimanche 5 janvier 2014

Sur les écrans : Bilan 2013

Les bilans en début d'année c'est l'idéal, ça permet d'alimenter le blog à peu de frais le temps de reprendre un rythme de lecture (et d'écriture de chronique) normal. Et puis c'est l'occasion de fouiner dans les archives et de mettre en perspective tout ce qu'on a vu cette année-là, sur grand et sur petit écran.

FILMS

2013 n'est définitivement pas une année qui facilite les choses, puisque que quand je cherche à sélectionner 10 titres, j'en sors 14. Pour les films, j'ai tout essayé mais mon top 3 a quand même fini en top 4. Comme d'habitude, ils ne sont pas vraiment classés entre eux, chacun étant arrivé là pour des raisons qui lui sont propres.


  • Lincoln, c'est pour la très belle leçon de politique et la performance de Daniel Day Lewis ;
  • Cloud Atlas, c'est pour la virtuosité de cette adaptation où les histoires s'imbriquent merveilleusement les unes dans les autres grâce aux acteurs, à la musique, à la réalisation, bref un film complet ;
  • Gravity, c'est parce qu'on ne va pas souvent voir des films qui vous rappellent que le cinéma n'est pas qu'une machine industrielle mais aussi le 7e art ;
  • Attila Marcel, dernier film de Sylvain Chomet, on dirait un dessin animé tourné avec des vrais personnes, une merveilleuse petite comédie dramatique, douce et triste à la fois.
Je n'ai pas vraiment regardé ce que nous réserve 2014 au cinéma mis à part le 3e volet du Hobbit (hem hem), mais il me semble avoir vu passé un Miyazaki (Le vent se lève) et un Wes Anderson (The Grand Budapest Hotel), de belles perspectives pour commencer l'année !


SERIES

Côté séries je ne m'amuserai pas à l'exercice du classement vu que j'ai principalement poursuivi celles que je regardais déjà. Comme le bilan est assez maigre, je vous le livre en version complète ci-dessous :

 
- The Big Bang Theory : une série toujours aussi sympa à suivre (et comment résister au duo Amy/Sheldon) même si la plupart des épisodes sont vite vus, vite oubliés ; 
 
- Doctor Who : la saison 7 s'est révélé un peu étrange (sans doute à cause de son découpage) mais le trio final Name of/ Day of /Time of the Doctor vaut son pesant de cacahuètes. En parallèle j'avance petit à petit dans les anciennes saisons. Mon objectif 2014 : avancer dans les aventures du 2ème Doctor, vu que la saison 8 n'est pas pour tout de suite !
 
- Downton Abbey : après une saison 3 qui commençait à ressembler à Dallas, la saison 4 se révèle globalement plus paisible et agréable à regarder, les scénaristes ayant plutôt bien géré le renouvellement du casting. Il serait bon que la série arrête de s'acharner sur certains personnages (comme cette pauvre Edith ou nos chers époux Bates) ;
 
- Hero Corp : Voir enfin arriver à la télévision cette tant attendue saison 3 a été un réel plaisir, même si je ne sais pas trop quoi en penser à cause du format qui rend l'intrigue très hachée. Il faudra vraiment que je la revois en DVD ;
 
- Once upon a time : Une série qui gagne définitivement en qualité de saison en saison, à en juger par la première partie de la saison 3, très riche et bien mouvementé, avec un sacré final qui aurait pu être la fin de la série. Certes cela reste légèrement gnangnan sur les bords (surtout quand les Charming sont de la partie), mais on s'amuse bien quand même !
J'en ai quand même découvert deux autres :


- Real Humans / Äkta Människor : une série suédoise sur les robots sur laquelle je suis partagée. D'un côté ça m'a fait vraiment plaisir de voir de la SF presque grand public à la télé, avec des thématiques vraiment intéressantes et une très chouette esthétique (les hubots sont bien rendus). Par contre le rythme est tellement lent que j'ai eu du mal à rentrer dedans au final.

- Top of the lake : à lire le résumé, cette mini-série de Jane Campion qui nous raconte l'enquête d'une policière sur une adolescente enceinte est extrêmement dure et sinistre dans ses thématiques. Mais elle est surtout magnifique de par ses décors (comme quoi la Nouvelle Zélande ce n'est pas que le Seigneur des Anneaux), son ambiance, ses acteurs... bref, ça se dévore ! Un jour, il faudra vraiment un jour que je rattrape le reste de la filmographie de Jane Campion.

Et j'ai aussi commencé la série animée Dragons : Riders of Berk, mais celle-là je vous en parlerais plus en détail quand je l'aurais terminée... J'ai un peu l'impression de ne pas avoir regardé grand chose en 2013, mais cela changera peut-être cette année !

vendredi 3 janvier 2014

Petit bilan béophile trimestriel (11)

Et voilà la dernière fournée de découvertes musicales pour l'année 2013. Je ne suis pas très en avance, je vous l'accorde, du coup à la demande de Raven, j'en ai profité pour vous proposer un petit best-of de mes coups de cœur de l'année.


Doctor Who - The Doctor, The Widow And The Wardrobe / The Snowmen – Murray Gold

Oui je sais, encore lui, toujours lui ! On ne se refait pas, que voulez-vous. Après le double album pour la saison 7, nous voilà donc avec un album consacré uniquement aux deux épisodes de Noël de la saison 7.

Même si on a parfois l'impression que c'est une façon de pousser à l'achat, j'aime bien ces CD qui ne se consacrent qu'à un ou deux épisodes parce qu'on profite plus des musiques d'ambiance et des réécritures qui font parfois le charme d'une scène uniquement (alors que les albums de saison se concentrent plus sur les grands thèmes qui reviennent encore et encore).

Il suffit de voir le morceau You're fired (qui me fait penser à du John Williams dans sa construction, y'a un côté très visuel). Et puis on peut apprécier en même temps l'apparition du premier thème de Clara, Clara in the Tardis, ça ne se refuse pas non plus !



Gravity – Steven Price
(oui je sais je suis d'un prévisible...)

On n'a pas forcément là une BO fantastiquement originale (on est plutôt dans le rayon musique bourrine bien hollywoodienne), mais j'ai trouvé qu'elle collait tellement merveilleusement bien au film que je n'ai pu m'empêcher d'y revenir, avec une nette préférence pour les derniers morceaux.

C'est assez marrant comme la musique évolue vers quelque chose de moins brut au fur et à mesure qu'on se rapproche de la Terre (Shenzou) pour conclure sur quelque chose de très tonitruant comme pour signaler le retour dans un environnement plein de bruits (Gravity).



Oblivion - M83
(celle-là au moins vous ne l'aviez pas prévue !)

Découverte grâce à Alys et Kissifrott, elle rentre définitivement dans la catégorie des BO qu'on a plaisir à écouter même si on n'a guère envie de voir le film dont elle provient. Il y a bien quelques passages qui ont un petit goût de repompe (en même temps quelles BO n'en ont pas ces temps-ci ?), mais l'ensemble dans sa veine Hans Zimmer et cie s'écoute très bien (cf. Canyon Battle).


BONUS TRACK

Comme promis, je terminerais ce bilan sur un petit retour sur mes BO favorites de l'année. Je ne suis pas très fière de moi sur le coup, je fais preuve d'un manque total d'originalité mais que voulez-vous quand on a ses chouchous...

Je retiendrais donc quatre BO :


- Lincoln de John Williams, surtout les deux dernières plages de l'album qui sont de toute beauté ;
- Cloud Atlas de Tom Tykwer, qui participe tellement à l'expérience du film que je ne peux pas faire l'impasse ;
- Doctor Who Series 7 parce que The Long Song ;
- The Lone Ranger parce que Hans Zimmer (oui je vous avais dit que je ne faisais pas dans l'originalité cette fois-ci).

Et si vous pensez que je suis passée à côté de certaines BO, n'hésitez pas, je suis preneuse de suggestions !

mercredi 1 janvier 2014

Une bonne année (et une bonne résolution)


Le temps passe décidément bien vite, j'ai l'impression qu'il n'y a pas si longtemps que ça que je me creusais la cervelle pour mon premier message de l'année 2013. Et finalement que souhaiter de plus que la même chose que l'année dernière ?

Je vous souhaite donc une très belle année 2014 pleine de belles lectures (et de beaux livres), de chouettes échanges autour des dites lectures (sur Internet ou dans les files d'attente des dédicaces) et puis le bonheur, la santé et bien sûr des étagères plus grandes à l'intérieur qu'à l'extérieur, que du classique donc !

Il est coutumier de prendre plein de bonnes résolutions en ce début d'année (comme réduire sa PàL, manger plus de légumes verts ou arrêter de pourrir les challenges des copines avec Doctor Who). Pour ma part je n'en prendrais qu'une cette année : bloguer moins.

Tenir ce blog est devenu petit à petit une activité de plus en plus chronophage, à tel point que cela relève parfois plus de la corvée que du plaisir. Plutôt que de risquer la suffocation, j'ai donc décidé de réduire la voilure et d'adopter le format du bilan mensuel pour traiter tous ces cas de « bien mais sans plus » sur lesquels on ne sait jamais trop quoi dire.

Cela devrait principalement concerner les films, et ça me donnera en même temps l'occasion de reparler séries télé de façon un peu plus fréquente (oui je sais c'est en total contradiction avec le principe de bloguer moins, mais ça ne vous surprendra pas trop de ma part, cet esprit de totale contradiction !)

Et vous ? De bonnes résolutions bloguesques cette année ?