mercredi 9 janvier 2013

Doctor Who - The Snowmen


A l’exception du tout premier (The Christmas Invasion), les épisodes de Noël de Doctor Who sont généralement des histoires indépendantes qui se glissent entre deux saisons sans avoir un réel impact sur l’intrigue (si on omet le cas de Donna qui revint plus tard, mais Donna est exceptionnelle, ça n’a rien à voir).

Du coup j’étais assez intriguée de voir ce que pourrait donner celui-ci, sachant que ce serait l’épisode où la nouvelle compagne du Doctor ferait son apparition. Enfin si on laisse de côté sa première (?) apparition dans le premier épisode de la saison 7, parce que non pas du tout, M. Moffat ne joue pas du tout avec ses spectateurs, c’est bien connu !


Oh des flocons de neige avec des dents pointus, et un bonhomme de neige qui parle avec la voix de Gandalf à l’époque victorienne, voilà un épisode de Noël qui commence bien avec une intrigue délicieusement noire dans tout ce blanc. Ceci dit tout cela est surtout prétexte à faire se rencontrer le Doctor et Clara.


Sacrée introduction d’ailleurs, si on avait encore des doutes sur la capacité de cette nouvelle compagne à rendre la monnaie de sa pièce au Doctor, on n’en a plus aucune au bout de cinq minutes, mais d’abord, générique !


J’ai bien aimé ce générique relooké, qui change radicalement des six dernières saisons, tout en citant abondamment les génériques des anciennes saisons. C’est d’ailleurs une constante dans cet épisode, les renvois aux vieux épisodes, l’épisode déborde littéralement d’allusions, quand il ne délire pas complètement sur Sherlock Holmes.

« The veiled detective and her fatuous accomplice. […] You realise Dr Doyle is almost certainly basing his fantastical tales on your own exploits? »
D’ailleurs ça fait très plaisir de retrouver Mme Vastra et Jenny, qui sont vraiment d’excellents personnages secondaires. Ca manquait un peu dans l’ère Moffat, des personnages récurrents non compagnons ou plus compagnons (comme Jack, Sarah Jane ou même Harriet Jones par exemple), du coup c’est un réel plaisir de les retrouver, elles et Strax revenu à la vie on ne sait comment mais qui s’en soucie vraiment ?

- When you find something brand new in the world, something you've never seen before, what's the next thing you look for?
- A grenade?
Quel numéro celui-là ! J’aime vraiment ce côté casting étendu. Le Doctor et son/ses compagnon(s), c’est fun, et avec pas mal de seconds rôles on démultiplie l’intrigue sans forcément séparer tout le monde. Ce qui n’est pas vraiment nécessaire d’ailleurs ici, je ne suis pas vraiment sûre que toute l’histoire ait vraiment du sens, mais qu’importe.


Le Doctor est quand sacrément à la masse, car alors qu’il veut effacer la mémoire de Clara, c’est elle qui doit l’aider à récupérer le memory worm (autre constante, la thématique de la mémoire, on sent que le 50e anniversaire approche), et elle s’y entend très bien pour le convaincre de lui laisser ses souvenirs. Et pour le suivre dans son refuge.


J’ai trouvé juste magique d’ailleurs le coup du TARDIS sur un nuage en haut d’un escalier. C’est ce genre de scène qui me fait regretter d’avoir regardé cet épisode sur mon portable, écouteurs sur les oreilles pour ne réveiller personne, plutôt que de profiter d’une belle télé avec un bon son (mais le Père Noël n’a pas été aussi généreux que ça cette année).

Un peu intimidée, Clara ne s’invite cependant pas tout de suite dans le TARDIS, et préfère reprendre son vrai travail, celui de gouvernante (serveuse, c’est juste pour rendre service). Je vous avoue que c’est le seul reproche que je ferais au personnage, elle est trop complexe et trop parfaite, à si bien comprendre le Doctor. J’espère que tout cela a un sens.

Bref, un des enfants souffrant de mystérieux cauchemars, elle décide d’aller en parler au Docteur qui semble en savoir long, et échoue finalement chez Jenny et Mme Vastra. Cela donne lieu à une très jolie scène où pour tester ses capacités, elle n’est autorisée à ne répondre qu’en un seul mot.


Je m‘interroge un peu sur le pourquoi du test ? On dirait un jeu, une manière de tester les candidats potentiels, certes, mais aussi une façon de titiller le Doctor pour le faire sortir de son exil avec un mot qui l’aurait suffisamment intrigué. Et Clara dans le cas présent tape sans le savoir dans le mille avec son « Pond ».


Et voilà notre Doctor en Sherlock Holmes, qui se fait très plaisir (de même que Murray Gold qui flirte avec le thème de la série Sherlock côté musique) en faisant une petite enquête dans les bureaux de la Great Intelligence, avant d’aller enquêter ce fameux plan d’eau gelé. Et oh ! Une gouvernante de glace !


Quelques clins d’œil, une petite course-poursuite, on se croirait en plein test d’aptitudes pour Clara, qui en profite pour embrasser le Doctor (ça sera fait comme ça au moins), et gagne donc sa place à bord du TARDIS…


Donc la déco a été revue, c’est très disco. Beaucoup plus froid, je l’aime beaucoup moins que le précédent. Par contre là encore, on sent une volonté de singer les salles de contrôle des anciennes saisons, à part ça il n’y aurait pas un anniversaire cette année ?

Clara ne faisant rien comme tout le monde, sa première constatation sera :

« It's smaller on the outside ! »

Et sa deuxième :

« Is there a kitchen ? I don't know why I asked that, it's just... I like making souffles. »

C’est assez marrant parce que je n’arrêtais pas de me torturer le cerveau sur pourquoi le Doctor ne la reconnaissait pas. C’est en lisant d’autres reviews que j’ai enfin compris pourquoi, il n’a jamais réellement vu Oswin dans l’épisode avec les daleks, il n’a fait que l’entendre, et c’est pour ça qu’il ne tilte pas avant l’allusion aux soufflés.

Bref il lui donne direct sa clé (elle en a bien de la chance) et on serait tentés de croire qu’ils vont sauver le monde à tous les deux, sauf que non, Clara meurt. Du coup le Docteur se dépêche de boucler l’intrigue avec les bonhommes de neige (définitivement juste un prétexte, même si c’était un joli prétexte) et revient entendre les derniers mots de celle qu’il aurait bien emmenée voir les étoiles.


« Run. Run, you clever boy. And remember. »

Et c’est là que la lumière se fait dans sa tête, et que j’ai pour ma part commencé à avoir sérieusement mal à la mienne. Morte une fois dans le futur, c’était facile à expliquer, mais morte deux fois, c’est un peu plus délicat !


Et il ne fallait pas moins qu’une personne impossible (au sens propre comme au figuré) pour titiller assez le Doctor pour qu’il reprenne du service, et ça n’a pas raté ! Le voilà donc parti à la recherche de Clara, bien décidé à la retrouver dans la deuxième partie de la saison 7… on n’a pas fini de s’amuser, j’espère juste que ça ne sera pas son motto à elle, mourir à chaque fin d’épisode !

Je trouve le procédé assez malin, d’autant plus qu’il implique plusieurs niveaux de lecture. Ce n’est pas que le Doctor que ce mystère intrigue, mais aussi le spectateur, et comme une réponse au regard de Clara à la caméra à la fin de l’épisode des Daleks, on a ici le Doctor qui nous fixe dans la dernière image. Je doute sérieusement que ce soit un pur hasard.

Il y a clairement un côté « meta » dans cet épisode (qui se sentait déjà un peu au début de la saison), qui doit faire partie de l’arc 50e anniversaire. Il y a plein de petites références à la série en elle-même, que j’ai découvertes en lisant des textes à droite à gauche sur le net.

La date de naissance de Clara, par exemple, est la même que la date de diffusion du tout premier épisode de la série, à quelques 100 ans près, et la Great Intelligence est un ancien ennemi du 2e Doctor (dans un épisode intitulé The abominable snowmen, et un autre où on la retrouve dans le métro de Londres…). Le Doctor ne semble pas s’en souvenir ? Mais c’est parce que ces épisodes ont été perdus pour la plus grande partie (et ça rejoint bien les allusions aux notions de mémoire, non ?).

Même la parodie Doctor Who and the curse of fatal death a le droit à quelques allusions. Outre le fait que cela fait bizarre de retrouver Richard E. Grant dans le rôle du méchant (dans The curse of fatal death il jouait le Doctor), c’est surtout cette réplique de Mme Vastra qui me rappelle l’histoire de l’univers qui n’a pas envie que le Doctor meurt à la fin de la parodie de Moffat :

« I don't know, but perhaps the universe makes bargains after all. »

Bref il y a plein de petits détails sympathiques dans cet épisode, en plus des side-kicks sympas (j’espère bien revoir maintes fois Strax, Vastra et Jenny), d’une compagne intrigante, et de décors délicieusement Noël.

Certes l’intrigue de la neige maléfique n’est pas particulièrement mise en valeur, mais on passe un très bon moment devant l’écran à rire et se torturer le cerveau, je n’en demandais pas moins, et après le médiocre épisode de l’an dernier, je suis plus que satisfaite ! Damned, j’ai hâte de voir la suite maintenant !

Même si le Doctor ne voyage pas beaucoup dans le temps dans cet épisode, difficile de passer à côté de l'imbroglio temporel que semble être Clara... et puis Lhisbei serait déçue que je ne lui fournisse pas au moins un Doctor Who pour son challenge, non ?

lundi 7 janvier 2013

Dark Vador et fils - Jeffrey Brown


J’ai découvert l’existence de cet album par le plus grand des hasards sur Internet, et plus grande encore a été ma surprise de le découvrir traduit en français par Huginn&Muninn. Pas que la VO me fasse peur, mais quand cela évite une commande sur Internet… Evidemment il était déjà épuisé, mais à force d’acharnement, j’ai fini par en récupérer un exemplaire !

Dark Vador et fils est un petit album qui raconte les pérégrinations d’un Dark Vador qui dans un univers alternatif s’occuperait de son jeune fils, Luke, âgé de quatre ans. On dirait le scénario d’une fanfiction, sauf qu’au lieu d’un long roman fleuve, on a ici des petites vignettes pleines d’humour sur les joies d’élever un enfant quand on est un Dark lord of the Sith.


Ce livre est affreusement, terriblement, irrémédiablement et complètement mignon. Non sincèrement, ce n’est pas possible de ne pas fondre devant ces images, que ce soit lorsque Luke tente d’atteindre la boite à cookies avec la Force, ou quand on les voit tous les deux jouer à cache-cache.

Ceci dit ça ne marcherait pas aussi bien si toutes les images ne débordaient pas de références absolument délicieuses à l’ensemble des films. On croise maints lieux, personnages et dialogues extraits directement des films, mais réutilisés de façon assez hilarante (comme ce « tu te défends bien mon garçon » au détour d’une partie de dames dans ce qui ressemble au Faucon Millénium).

Mignon et drôle, cet album est un petit délice, autant dire que j’ai été très heureuse de savoir qu’il sortira en juin un autre album, Vader's little princess, mettant en scène bien sûr les déboires de Vador avec une mini princesse Leia. J’ai hâte de voir le résultat !


CITRIQ

samedi 5 janvier 2013

Petite revue béophile trimestrielle (7)

Et nous voilà en 2013, le temps passe parfois bien trop vite et la fin de l’année manque définitivement de journées pour boucler les articles en retard ! Heureusement celui-là ne sera pas très long à rédiger !


Frankenweenie – Danny Elfman

C’est assez marrant car de même que les derniers Tim Burton ne m’avaient guère donné envie de les voir, je m’étais complètement détachée de Danny Elman ces derniers temps. Mais en entendant la BO de Frankenweenie, je suis complètement retombée sous son charme et je l’ai bien vite achetée.

Ce n’est pas une musique extrêmement originale, loin de là, elle a même franchement des airs de déjà vu à la Edward aux mains d’argent ou Batman. Mais elle s’accorde parfaitement avec ce film qui sonne un peu comme un retour aux sources, et sa délicieuse ambiance gothique est fort agréable à écouter. Je ne vous conseille aucun morceau en particulier par contre, aucun ne m’a particulièrement tapé dans l’œil, c’est l’ensemble qui fait son charme.




Merlin Series 2, 3 & 4 – James Gosling, Rob Lane & Rohan Stevenson

Forcément, avec la fin de la dernière saison de cette série, j’allais forcément finir par craquer, et ça n’a pas raté, j’ai investi dans trois des quatre albums disponibles (ce n’est qu’une question de temps pour celui qui me manque).

La BO de Merlin n’est pas l’œuvre la plus originale qui soit, et se renouvelle d’ailleurs assez peu. Ce sont toujours les mêmes leitmotive qui reviennent au gré des saisons, et le découpage des albums n’a pas vraiment de sens (j’en veux pour preuve la dernière piste du quatrième album qui évoque un épisode de la saison 1 !).

Mais ma curiosité a été piquée quand je me suis rendue qu’aussi insensible que j’étais à l’histoire d’amour entre Arthur et Gwen, la musique suffisait presque à me tirer des larmes. Sans parler de quelques beaux thèmes héroïques ou fort tristes qu’on croise au gré des albums.

Farewell to Gwen (le fameux love theme)
Lancelot’s heroism (un peu d’action)
Freya (de loin l’un des plus beaux morceaux)
Knights of the Round Table (et je vais m’arrêter là avant de vous citer l’intégralité des titres, mais y'a de très beaux titres dans les albums des saisons 3 et 4)



The Hobbit – Howard Shore

Evidemment je ne pouvais pas ne pas l’acheter. Le retour de Howard Shore dans l’univers du Seigneur des Anneaux se fait sans mal. A écouter sa BO, c’est comme si on n’avait jamais quitté la Comté tant la musique s’inscrit dans la continuité de ce qu’il avait fait il y a dix ans.

Mais n’allez pas croire que ce double album ne contient que des reprises. Si les citations sont nombreuses, le nouveau thème autour du périple des nains, à la fois mélancolique et martial, est un vrai délice.

Deux petites déceptions cependant : d’abord le générique de fin, reprise de la chanson des nains que j’ai trouvé trop « pop », surtout comparée aux chansons de la trilogie, qui semblaient toujours venir d’une époque oubliée. Par ailleurs à part le thème des nains, j’ai encore du mal à identifier des temps forts dans la musique, je pense qu’un revisionnage du film pour remettre des images sur les morceaux ne me ferait pas de mal.


A part ça une question me travaille en ce début d'année 2013... Pourquoi diable des films aussi nuls que la série Twilight arrivent non seulement à se doter de très bons compositeurs (là encore j'imagine qu'un gros chèque fait des miracles), mais accessoirement de très bonnes BO ?

jeudi 3 janvier 2013

Bilan séries télé 2012

En 2012, je l’avoue, je n’ai pas beaucoup parlé de séries télé sur mon blog (à part pour Doctor Who bien sûr). Ce n’est pas faute de matière, mais plutôt de temps à y consacrer. J’ai commencé à travailler sur l’idée d’un récapitulatif cet été (en copiant un peu copine Olya), mais il m’aura finalement fallu attendre la fin de l’année pour avoir le temps de m’y coller (et 2013 pour le publier !).

EN 2012 J'AI DECOUVERT…



Downton Abbey (saisons 1 & 2)

Voilà typiquement le genre de série dont on entend tellement parler qu’on se dit « il faut que je la voie », sauf qu’on attend des mois avant de s’y mettre. Cette série nous emmène visiter une maison d’aristocrates anglais à l’aube de la première guerre mondiale, du côté de la famille comme des domestiques. Le premier épisode m’a donné un peu de fil à retorde, à cause du grand nombre de personnages, mais dès le deuxième épisode j’étais complètement accro.

L’histoire est prenante, les personnages plein de subtilités (et tous portés par de très bons acteurs), la reconstitution de l’époque fort chouette. C’est parfois drôle, souvent très émouvant, et de manière générale, c’est une série brillante, dont je vous reparlerais sûrement en détail quand j’aurais terminé la saison 2. Voir la 3.



Once Upon a Time (saisons 1 & 2)

En dépit du fait que les droits d’adaptation aient été acheté, Once upon a time n’est pas l’adaptation en série télé de Fables, mais une autre variation sur les contes de fées.

C’est l’histoire de personnages de contes de fées qui sont tombés sous le coup de la malédiction de la méchante reine, et qui vivent désormais privés de tout souvenir de leur vraie identité dans un village au fin fond du Maine, dirigé par la méchante reine qui y tient désormais le rôle de maire. Sauf que les choses commencent à changer lorsque débarque Emma, fille de Blanche-Neige et du Prince Charmant qui a échappé tout bébé à la malédiction, qui est destinée à briser la malédiction.

C’est une série que j’ai plaisir à regarder, pour tout le jeu de construction destiné à faire rentrer dans un même univers les contes de fées, mais aussi pour la relation touchante (et complexe) entre Emma et Henry. Et pour Rumpelstiskin, dont les plans tortueux sont délicieux à suivre.

Je regrette par contre que les contes de fées soient assimilés à leur version Disney pour la plupart, et que tant d’épisodes relèvent pratiquement du remplissage (dans la saison 1 on s’ennuie pendant à peu près la moitié de la saison à voir Charming et Snow se retrouver, se séparer, se re-retrouver…). La saison 2 me semble cependant mieux construite, avec un vrai arc narratif pour la première partie de saison.



The Walking Dead (saison 1)

Commencée cet été, j’ai dû regarder deux épisodes de la série. Paradoxalement, je l’apprécie plus que le comic (je soupçonne la couleur d’y être pour quelque chose, mais aussi certains développements par rapport à l’histoire originale), et pourtant je n’ai guère avancé. La raison est simple, je regarde la plupart de mes séries en mangeant, le truc à ne pas faire devant une série pareille. Je reprendrais peut-être lors de prochaines vacances.


EN 2012, J'AI CONTINUE…



Being Human (saison 4)

J’avais adoré les trois premières saisons, j’ai eu un peu plus de mal avec celle-là qui est clairement une saison de transition, où tout le casting est remplacé petit à petit (parfois trop brutalement), et la trame narrative prend des proportions trop grandes.

Ceci dit, on retrouve quelques bons moments de délire typiques de la série (retrouver Arthur Weasley en vampire pervers portant un tee-shirt « Team Edward » est une expérience !) et on finit par s’habituer à la nouvelle équipe qui a aussi ses bons moments. A voir ce que ça donne dans la saison suivante, une fois enterrés les derniers reliquats de l’histoire de l’ancien trio.


 
The Big Bang Theory (saisons 5 et 6)

Pas grand-chose à dire sur cette série, je la regarde toujours par habitude, mais je trouve qu’elle s’enferme un peu toujours dans les mêmes intrigues. Oh bien sûr Amy me fait toujours rire, et certains épisodes sont des purs délires de geeks, mais tout de même, ça tourne un peu en rond, à tel point que j’oublie les épisodes aussi vite que je les vois. Il serait temps que quelque chose se passe vraiment !



Doctor Who (saisons 6-2 et 7-1)

Je ne vous ferais pas un laïus sur le sujet, Doctor Who est toujours ma série favorite : personnages géniaux, univers délirants, scénarios qui partent dans tous les sens, et dans les derniers épisodes, il y a définitivement différents niveaux de lecture qui m’intrigue (ma chronique de l’épisode de Noël arrivera sous peu d’ailleurs). Je me demande où Moffat va nous emmener pour le cinquantième anniversaire, j’ai hâte !



Merlin (saison 5)

Vous aurez sûrement le droit à un compte rendu détaillé sous peu, mais en attendant voilà la version courte. Même si elle conserve les bons vieux défauts de la série (personnages peu perspicaces, intrigues grossières et incohérences scénaristiques), cette ultime saison a été un très bon moment de télé : Colin Morgan y dévoile tous ses talents d’acteurs, les intrigues travaillent habilement la matière de Bretagne, et le final est plus qu’honorable. Il était temps que la série s’arrête, mais elle me manquera tout de même !



Sherlock (saison 2)

On prend la même équipe et on recommence, je pense que ça se passe de développement, cette saison 2 vaut largement la première, avec une mention spéciale au premier épisode avec Irène Adler, véritable chef d’œuvre de réécriture. J’en ai parlé plus en détail ici.



LE COIN DU WEB




Bref

C’était un peu le phénomène que personne n’a raté, et j’ai beaucoup apprécié de suivre cette mini-série pour ma part. Elle déborde d’inventivité, elle est truffée de références, et, point important pour moi, elle peut-être aussi drôle qu’émouvante pour certains de ses épisodes. Bref, c’était bien.




Un peu en retard je crois, j’ai enfin rattrapé la dernière saison de la Flander’s Company, web-série mettant en scène une multinationale de super-méchants. Je ne regrette pas d’avoir attendu, je trouve qu’elle s’apprécie bien mieux lorsqu’on regarde tous les épisodes à la suite.

Je garde une grande affection pour cette série, parce que partie de scénarios basiques, elle a su prendre de l’ampleur avec des scénarios très complexes et pas idiots du tout. Certains retournements sont plutôt prévisibles et tout n’est pas parfait (les acteurs cabotinent parfois beaucoup notamment), mais y’a un côté bon enfant pas prise de tête qui fait qu’on suit les pérégrinations de la Flander’s Company avec plaisir.




Cette série anglophone sur les MMORPG ne me plaisait guère dans ses premiers épisodes, mais elle a su se développer sans forcément se répéter. C’est parfois un peu lourdingue, mais il y a un bon casting, et les deux dernières saisons sont un délice, avec une saison 5 se déroulant lors d’une convention (avec des guests de folie) et une saison 6 qui nous fait rentrer dans l’envers du décor du jeu vidéo.




Cette nouvelle petite série de François Descraques et Slimane-Baptiste Berhoun joue avec les codes du monde de l’entreprise en mettant en scène un nouvel employé qui découvre que son lieu de travail est un endroit bien étrange, où personne ne connait les objectifs de l’entreprise. C’est drôle, bien fait, et si le final est assez prévisible, on s’amuse tout de même beaucoup !




Last but not least, Le visiteur du futur reste ma web-série préférée. Parce que ça parle de voyage de temps, mais surtout parce que c'est extrêmement bien fait, avec des intrigues bien fichues (la saison 2 m’a demandé un bon visionnage pour comprendre tous les petits détails), une belle réalisation, de bons acteurs… La saison 3 vient de débuter, et ça commence très fort, je suis vraiment curieuse de voir la suite.

mardi 1 janvier 2013

Top Ten Tuesday (9) : Top 10 des livres lus en 2012


D’habitude, j’arrive à gérer un peu mieux mon temps et je fais mes bilans juste avant le 31 décembre, mais cette année, j’ai tout simplement abandonné l’idée, histoire d’au moins finir de chroniquer les livres lus dans l’année. Du coup cela tombe à pic, ce premier top ten de 2013 est exactement ce qu’il me faut pour faire le bilan.

J’en profite au passage pour vous souhaiter à tous une bonne année, des lectures autant qu’il vous en fera plaisir, du temps pour lire et bloguer. Puissent vos étagères toujours avoir de la place pour accueillir de nouveaux ouvrages !

Top 10 des livres lus en 2012
(par ordre chronologique de découverte)


1. The Unwritten 1 & 2 - Mike Carey et Peter Gross

Nouvelle série de comics que j’ai entamé cette année, et dont j’ai adoré le côté « meta » d’un livre qui nous parle d’histoires, et où la frontière entre fiction et réalité est extrêmement flou. Avec toute l’histoire d’un faux Harry Potter qui s’intercale entre les péripéties du héros, c’est vraiment savoureux, et il me tarde que Urban Comics continue la traduction.



2. Le clairvoyage et La brume des jours - Anne Fakhouri

Petite série de fantasy/fantastique en deux volumes, ces deux romans sont une véritable invitation à un voyage dans un univers féérique comme on les aime : onirique mais aussi cruel, qui au gré des illusions révèlent également quelques belles vérités.

C’est aussi grâce à ce cycle que j’ai réussi à tenir pour la première fois de ma vie une vraie conversation avec un auteur (quand je suis allée lui faire signer Narcogenèse à Sèvres), du coup c’est aussi un bel accomplissement personnel que je dois à ce cycle, encore un effort et je la vaincrais ma timidité légendaire, on y croit tous !


3. Dead Kennedy - Sean Stewart

Sean Stewart est un auteur méconnu qui entre deux productions plus mainstream (j’ai testé notamment son Cathy’s Book qui ne m’a pas convaincu) se fend de petits bijoux comme Dead Kennedy, des romans où le fantastique est une touche légère qui vient nourrir de belles études sur les rapports humains, et surtout la famille. C’est un texte qui me fait penser à Anansi Boys, mais en moins drôle et en moins Gaiman.


4. Dans la forêt des astres - Timothée Rey

Timothée Rey est un de mes nouveaux chouchous, qui écrit surtout des nouvelles et qui a parfaitement compris l’intérêt de ce format : sautant allègrement d’un univers à un autre, des rires aux larmes, de la franche SF à des choses plus inclassables, avec une imagination débridée et une virtuosité dans l’écriture, Dans la forêt des astres est un très joli recueil. Ce qui me rappelle qu’il faut que j’investisse dans les autres œuvres de l’auteur, d’ailleurs.


5. La dame de la haute tour - Anne McCaffrey

De tous les textes d’Anne McCaffrey que j’ai (re)lu cette année, ce recueil a été ma plus belle découverte. Extrêmement bien pensé, avec une introduction pertinente, et des textes très variés, la dame de la haute tour permet d’avoir un aperçu de toute la richesse de l’univers de l’auteure, et contient des nouvelles encore très actuelles aujourd’hui.


6. Le Dragon Griaule - Lucius Shepard

Encore ( !) un recueil de nouvelles que j’ai eu grand plaisir à lire, à croire que j’ai participé au challenge de Lune avec un an d’avance. Encensé par les collègues, ce Dragon Griaule mérite largement tous les compliments qu’on lui fait. Le livre est beau, l’univers étant fascinant, et l’écriture extrêmement belle.


7. Les monades urbaines - Robert Silverberg

Ce sera sans doute mon classique de l’année. Après avoir longtemps lu des textes de cet auteur sans jamais en avoir vraiment apprécié un, j’ai enfin eu un gros coup de cœur pour ce roman (presque recueil de nouvelles) qui nous raconte un futur effrayant où 75 milliards de personnes vivent sur Terre. Brillamment raconté, toujours actuel, si vous ne l’avez pas lu, vous savez ce qu’il vous reste à faire !


8. Lombres - China Mieville

Ma première incursion dans l’univers de China Mieville, et quelle incursion : drôle, intelligent, avec un univers complètement débridé et une jolie histoire qui se joue des clichés de la fantasy jeunesse, Lombres est un petit délice qui m’a bien donné envie de lire les autres textes de l’auteur.


9. Wastburg - Cedric Ferrand

En fait cette année tous mes favoris se ressemblent, quand ce ne sont pas des recueils de nouvelles, ils ont une forme qui s’en rapproche drôlement, comme Wasturg, « roman à facettes » sur une ville médiévale rêvée, avec ses complots et ses crapules en tout genre. L’avantage de ce genre de visite guidée, c’est qu’à priori on visite les pires endroits sans que personne ne vous taxe votre portefeuille (quoique si on le lit dans le métro…).


10. Medieval Superheroes - Olivier Boile

Dernière lecture de l’année, ce petit roman sur des super-héros médiévaux est truffé de bonnes idées. C’est délirant à souhait, drôle et prenant, bref c’est une excellente lecture divertissante qui se se dévore en un clin d’œil !


11. Mais aussi…

J’ai volontairement écarté les nombreuses relectures que j’ai fait cette année de ce top ten, mais je ne pourrais pas conclure ce billet sans évoquer tout le bonheur qu’a été pour moi de rouvrir une fois encore des petits chefs d’œuvre tels que Chroniques du Pays des Mères, American Gods ou Chroniques Martiennes. Sans parler de la Ballade de Pern, que j’ai relu, malgré ses défauts et sa longueur, avec un plaisir inattendu.

Le Top Ten Tuesday est une initiative de The Broke and the Bookish, reprise en version française par Iani.