lundi 27 février 2017

Mes vrais enfants – Jo Walton


Cela faisait un moment que j’attendais ce nouveau roman de Jo Walton, et pourtant j’ai un peu hésité à me lancer. Face au déluge de louanges, j’avais peur de revivre la même expérience que pour Morwenna, où une deuxième lecture avait été nécessaire pour apprécier vraiment le roman sans pression. Mais je n’ai pas pu résister à la tentation, et c’est sans aucun regret finalement !

Mes vrais enfants nous emmène à la rencontre de Patricia, une vieille femme en maison de retraite qui perd un peu la boule. Rien d’anormal pour son âge me direz-vous, sauf que sa confusion se nourrit d’un phénomène bien particulier : elle se rappelle de deux vies.

A la fin des années 40, elle était fiancée avec un brillant étudiant en philosophie avec qui elle vivait une relation purement épistolaire. Un jour, il lui proposa de l’épouser « maintenant ou jamais ». Dans une de ces vies, ce fut maintenant. Dans l’autre, jamais. Deux choix que le roman explore ensuite en retraçant la vie de « Pat » d’un côté, et de « Tricia » de l’autre.

Le concept en lui-même est plutôt simple (qui ne s’est jamais demandé ce qui serait passé s’il avait pris une autre décision à tel moment ?), mais Jo Walton l’exploite avec brio, transformant Mes vrais enfants en une incroyable uchronie personnelle.

L’histoire est très bien mise en scène avec un très bel équilibre. J’avais un peu peur au début d’alterner entre une vie de misère et une vie de bonheur, mais il n’en est rien, au final aucune ligne narrative ne prend le pas sur l’autre.

Du coup j’ai pris l’habitude de toujours arrêter ma lecture après avoir lu un chapitre de Pat et un chapitre de Tricia pour ne pas être frustrée, parce que je m’en serais voulu de laisser une des deux Patricia en arrière quand j’avançais avec son autre version.

Une chose est sûre en tout cas, Mes vrais enfants est un texte qui m’a touchée, et même bouleversée. Cette lecture a été un vrai maelstrom émotionnel : j’ai eu la poitrine serré, j’ai été angoissée, j’ai souri, j’ai ri, j’ai parfois soupiré d’envie et je me suis retrouvée plus d’une fois à retenir des larmes (j’étais dans le train, j’aurais eu l’air fine).

Cela tient à l’héroïne, Patricia, que j’ai trouvé absolument formidable : courageuse, aimante, passionnée… elle est très humaine surtout, et elle m’a rappelé plein de femmes de mon entourage par certains côtés (amis lecteurs, est-ce que cela vous a fait le même effet ?).

Mais cela tient au fait que Mes vrais enfants ne s’arrête pas à la mise en scène de la vie (enfin des vies) d’une femme. Il revisite également l’Histoire par la petite lucarne : plein d’évènements historiques sont bien sûrs évoqués (avec des variantes, car l’uchronie personnelle se double d’une vraie uchronie), mais c’est surtout une vraie histoire des évolutions sociales sur les soixante dernières années.

L’émancipation de la femme est clairement au cœur du roman, ainsi que la question des droits des homosexuels, mais ce ne sont pas les seuls thèmes abordés. Il serait trop long de tous les lister, d’autant plus que chaque lecteur viendra y piocher ce qui l’intéresse. Retenez juste que ce roman ne repose pas que sur l’émotion, il fait aussi beaucoup réfléchir.

Mes vrais enfants rappelle en effet le chemin parcouru et interroge sur celui qu’il reste à parcourir dans de nombreux domaines. Et il fait cela sans jamais verser jamais dans la sinistrose, ce qui est fort appréciable. Au contraire, je l’ai même trouvé très positif, peut-être idéaliste parfois, mais qu’est-ce que ça fait du bien de lire des choses comme ça !

Très bien construit, extrêmement touchant, bourré de thématiques intéressantes, Mes vrais enfants est donc un roman juste magistral, dont je vous recommande la lecture. Il a le mérite de plus d’être assez universel grâce à un argument SFFF plutôt discret. Un roman à lire et à faire lire donc (d’ailleurs je vais m’empresser de le prêter à ma maman !)

Une petite citation pour conclure :
« Génial, vraiment, dit Bethany. Des dinosaures, quelle avancée majeure pour les femmes ! »
(J’aurais pu en retenir plein d’autres mais j’aime le fait que celle-ci en dise à la fois peu et beaucoup, et je suis sûre que Alys va l’adorer ;)

D’autres avis : Cédric, Dionysos, Gromovar, Lorhkan, Lune, Lutin82, Roz, Xapur, Yogo

samedi 25 février 2017

Nous allons tous très bien, merci – Daryl Gregory


Il y a plus d’un an, je suis tombée sous le charme d’une nouvelle de Daryl Gregory dans l’anthologie des Utopiales. Je m’étais promis de lire autre chose de cet auteur, et comme les zombies ne m’inspirent pas trop, j’ai préféré laisser de côté pour le moment son roman L’éducation de Stony Mayhall pour me pencher sur ce court roman.

Nous allons tous très bien, merci est une novella étrange, puisqu’elle nous invite à suivre une thérapie de groupe avec différentes personnes ayant survécu à de terribles évènements (rencontres avec des monstres, des serial-killers ou des cannibales), un peu comme une réunion des survivants des films d’horreur.

On fait donc connaissance petit à petit avec les personnages, et on découvre petit à petit leur passé. C’est d’ailleurs ce qui fait toute la saveur de ce petit roman : les personnages sont extrêmement vivants, et on s’attache assez facilement à tous au fur et à mesure qu’on découvrir les expériences horribles qui les ont façonné.

Nous allons tous très bien, merci ne joue pas la carte de l’horreur graphique pour autant. Si on a parfois des détails, le texte repose beaucoup sur les non-dits et une forme d’horreur subtile qui oblige à lire entre les lignes et à boucher les trous. C’est parfois un peu frustrant mais cela fait partie du jeu.

L’intrigue ne se résume pas à une simple réunion de groupe, ce qui fait que je me suis vite retrouvée à dévorer ce roman. C’est un texte original qui change de ce qu’on lit d’habitude, et qui se démarque particulièrement grâce à sa belle galerie de personnages. Mis à part la frustration de ne pas avoir toutes les réponses, j’ai bien aimé cette lecture, et je vais continuer à explorer la bibliographie de l’auteur.

A noter que le roman est accompagné d’une interview très instructive de l’auteur qui permet d’en apprendre beaucoup sur l’écriture du texte et qui vient éclairer certaines choses. Un chouette bonus qui donne clairement une valeur ajoutée à la lecture, cela m’a permis de mieux comprendre certains éléments que j’avais justement trouvé frustrants !

jeudi 23 février 2017

[Concours] La Planète des singes (1967) au Forum des images


 Du 1er mars au 13 avril 2017, le Forum des Images (situé dans le Forum des Halles à Paris) organise un cycle de films intitulés Chic Planète, dont voici la présentation :
Quelque chose ne tourne pas rond. Notre planète a perdu la tête, et nous en cherchons une autre où poser nos valises. La dernière écologie est comme une apocalypse joyeuse : nous savons bien que cette Terre est bleue comme une orange, que ses heures ont compté, qu’il faut bien sauver les meubles et, accessoirement, les forêts.

Il y a deux manières de la voir, cette planète. Comme un globe suspendu dans l’univers ou comme une terre que l’on foule et que l’on cultive. Du point de vue extraterrestre (celui qui n’habite pas la Terre) ou du point de vue paysan (celui qui, au sens large, l’habite). Cette planète serait d’abord comme un bien à coloniser, à étudier, à explorer, à quitter : les films de science-fiction ou d’anticipation peuvent nous effrayer, mais ils sont comme les fictions utiles du XVIIIe siècle, qui appuient là où ça fait mal. L’extraterrestre remplace le « bon sauvage », et c’est un drôle de miroir que l’on tend aux Terriens. De même, le paysan, celui qui vit de la terre et qui essaye de la faire vivre, semble être devenu l’extraterrestre près de chez nous. Il est en tout cas le gardien de notre temple en ruine, celui qui nous rappelle le milieu naturel qui reste, malgré tout, le nôtre.

Du macrocosme au microcosme, de la Terre à la terre, de l’Étranger à l’étrange, Chic planète propose la guerre, et la réconciliation, de ces deux mondes – et pose une ultime question, d’une actualité brûlante : comment gouverner cette fichue planète ?
Quand on regarde le programme dans le détail, il y a de quoi se régaler avec maintes films de science-fiction, qu'ils soient vieux, neufs, classiques, démodés, sérieux ou juste divertissants. Quelques noms en vrac pour vous allécher : Blade Runner (pour la soirée d’ouverture), Soleil Vert, La Planète des Singes, Mars Attacks !, Seul sur Mars, Starship Troopers et bien d’autres.

Pour connaître le programme complet et les horaires des séances, rendez-vous sur cette page.

Dans ce cadre, je vous propose de gagner 10x2 invitations pour aller voir La planète des singes, le film réalisé en 1967 par Franklin J. Schaffner. La projection aura lieu le 5 mars à 16h30 au Forum des images.

Voilà une petite présentation (empruntée justement au site du Forum des images) pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de ce film :
Des astronautes propulsés dans l’espace-temps se retrouvent en 3978 sur une planète inconnue contrôlée par des singes. Adaptation d’un roman de Pierre Boulle, ce classique du film d’anticipation qui connut de nombreuses suites et remakes reste inégalé, avec ses masques spectaculaires et sa fin vertigineuse.
Accessoirement La Planète des singes fait partie des tous premiers films de SF que j’ai eu l’occasion de voir (avant Star Wars je pense), et ça a été une telle claque que je n’ai jamais voulu voir les suites et remakes.

Si vous avez envie de découvrir ou de redécouvrir ce film sur grand écran, à vous de jouer en remplissant le (très difficile) questionnaire ci-dessous.
Le concours se termine le jeudi 2 mars 2017 à minuit.
Les gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses et annoncés sur ce blog le 3 mars (gloire à eux).

Bonne chance ! (et n’hésitez pas à faire passer l’info)



Et si vous préférez aller voir Blade Runner, vous avez jusqu’au 25 février pour tenter votre chance chez Tigger Lilly.

mercredi 22 février 2017

Nouveau challenge pour 2017 : le Challenge Lunes d’encre


Maintenant que j’ai terminé de compléter ma page récapitulative des challenges, je peux enfin envisager de la remplir avec de nouvelles participations, c’est donc avec plaisir que je rejoins cette année le Challenge Lunes d’encre organisé par A.C. de Haenne.

Le principe est simple, il suffit de lire des ouvrages édités dans cette collection, ou leurs rééditions en poche (pourvu que la couverture soit la même) entre le 1er janvier (oui je suis en avance pour démarrer) et le 31 décembre 2017. Vous pouvez rejoindre l’aventure et tout savoir sur ce challenge en vous rendant sur cette page.

Entre les titres qui sortent cette année qui me font de l’œil (Jo Walton, Ian McDonald), et quelques autres plus anciens que je peux emprunter à la bibliothèque, je ne devrais pas avoir trop de mal à atteindre le premier palier (Jo Walton, lecture de 4 ouvrages)... ce qui tombe à pic puisque Mes vrais enfants de Jo Walton risque bien d'être ma première participation !

lundi 20 février 2017

Les enfantômes – Joëlle Wintrebert


Cela faisait un petit moment déjà que j’avais envie de découvrir l’œuvre de Joëlle Wintrebert (la faute à une chronique de Tigger Lilly, même que depuis le temps j’aurais pu emprunter La Créode à la bibliothèque…). J’ai donc profité de la sortie de ce petit recueil numérique (sous une très jolie couverture de Philippe Caza) pour faire connaissance avec elle.

Le recueil Les enfantômes se compose de douze nouvelles issues d’anthologies et de magazines à des époques des plus variées (la plus vieille date de 1984, la plus récente de 2014). Elles ont toutes pour point commun de mettre en scène des enfants que ce soit dans un cadre fantastique ou de science-fiction.

On rencontrera donc un étrange Robin des bois numérique dans Les enfantômes, une jeune fille dotée d’un don de double-vue dans L’œil rouge du coutelier, une enfant élevée dans la jungle dans Bébé Tigre ou encore une adolescente capable de vivre dans l’océan dans La fille-lune.

Cela donne une tonalité assez jeunesse à l’ensemble, bien que seuls deux textes aient vraiment été publiés en littérature jeunesse. D’ailleurs certaines figures d’enfants, comme les protagonistes de La voix du sang et de Victoire ne vous attireront que peu de sympathie.

La lecture de ces nouvelles est plutôt agréable, mais je vous avoue les avoir terminé avec un goût de pas assez. Il manque souvent le petit truc qui fait la différence et certains textes ne sont pas dénués de facilités.

J’ai cependant bien aimé L'oasis (une oasis au cœur du désert où une épidémie frappe les villageois alors que des scientifiques font d’étranges expériences) et Le Don des chimères (un texte très riche qui parle de créatures génétiquement modifiées, d’une scientifique qui vit recluse et de relations mère-fille, entre autres). Ces nouvelles de SF ont un univers fouillé avec de belles idées.

Les enfants du vent est également fort sympathique avec son univers dévasté mais j’aurais aimé que l’histoire soit plus longue, on reste vraiment sur sa faim !

Côté fantastique, c’est Victoire qui me revient, il y a une atmosphère bien noire dans cette histoire. Bébé Tigre aussi me reste encore en tête, avec son rappel douloureux sur le travail des enfants.

Bref Les enfantômes est un recueil sympathique, mais qui manque de textes réellement marquants. Je le recommanderais plutôt à des ados qui seront peut-être moins sensibles à certaines facilités et qui apprécieront mieux les héros.

A noter que l’origine des nouvelles n’est pas indiquée dans ce recueil, ce que je trouve un peu dommage quand comme moi on aime connaître l'histoire de publication des textes. On peut ceci dit assez facilement retrouver leur trace sur Internet (merci NooSFere).

D'autres avis : BlackWolf

samedi 18 février 2017

Cookie Monster – Vernor Vinge



Je continue à explorer l’excellente collection Une heure-lumière avec une novella signée Vernor Vinge. J’ai déjà entendu son nom ici et là sans jamais rien lire de lui. Comme j’avais cru comprendre que ses textes n’étaient pas toujours faciles d’accès, j’ai été bien contente de pouvoir tenter l’aventure à petite échelle avec une novella.

Dans Cookie Monster, Dixie Mae est une employée dans un centre d’appels de la Silicon Valley qui reçoit au milieu des réclamations et des demandes d’aide un mystérieux message qui lui est adressé personnellement. Persuadée qu’il s’agit d’une mauvaise blague, elle décide de partir à la recherche de son expéditeur.

Présentée comme cela, cette novella semble avoir bien peu de choses à voir avec la SF, mais rassurez-vous, elle est bien là. Je préfère juste ne pas en parler pour vous laisser le plaisir de découvrir quelle forme elle adopte.

Comme j’ai tendance à lire trop de livres et à voir beaucoup trop de films, certains éléments m’ont semblé un peu prévisibles à la lecture, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier grandement cette lecture.

Cookie Monster est en effet un excellent texte qui se révèle très prenant grâce à une idée de SF vertigineuse (en tout cas dans sa mise en application ici). Il aborde des questions techniques, certes, mais sans jamais être incompréhensible.

Bref on passe un excellent moment de lecture, qui est d’autant plus agréable qu’il est court : Cookie Monster est un plaisir d’une soirée ou d’une heure de transports en commun, et je dois dire qu’il est très satisfaisant de le dévorer et de le terminer sans aucune impression de pas assez !

D’autres avis :
Apophis, BlackWolf, Efelle, Gromovar, Lorhkan, Nebal, Shaya, Yogo

jeudi 16 février 2017

[Tag] Séries télé


Un petit tag volé chez Lune parce que je le trouvais fort sympathique. Le plus dur a été de ne pas répondre Doctor Who à la moitié des questions !

1. À quelle série dois-tu ton premier souvenir de télévision ?

La petite maison dans la prairie. 
Je regardais la série tous les midis chez ma grand-mère. Je pense que les épisodes ne devaient jamais être diffusés dans le bon ordre parce que Laura changeait souvent brutalement d’âge d’un épisode à l’autre !

2. Quel est le chef-d’œuvre « officiel » qui te gonfle ?

Game of Thrones

Enfin la série ne me gonfle pas vraiment à proprement parler, mais en toute honnêteté je ne l’aurais probablement jamais regardé sans Monsieur Vert. J’ai eu du mal à me passionner pour les premières saisons parce que j’avais trop les livres en tête, maintenant ça va mieux mais je me rends compte que ce qui m’intéresse le plus, c’est plutôt les séances de visionnage entre amis avec moult commentaires ironiques que les épisodes en eux-même.

3. Quel classique absolu que tu n’as jamais vu et d’ailleurs pas eu l’envie de ?

Breaking Bad

Oui je sais il faudrait, en plus je n’ai aucune excuse vu qu’elle est sur Netflix, mais j’ai tellement d’autres choses que j’ai envie de voir…

4. Quelle est la série, unanimement jugée mauvaise, que tu as « honte » d’aimer ?

Men on trees

Je me suis retrouvée à regarder cette série romantique bien rose bonbon pendant une période de canicule où j’avais trop chaud pour faire autre chose que m'affaler devant la télé… et le pire c’est que j’ai accroché. Pourtant le pitch de départ, la coach en relations amoureuses qui rompt avec son fiancé qui la trompait et s’installe dans un village paumé en Alaska fait vraiment peur, mais je me suis retrouvée à regarder tous les épisodes. Damned, je dois être une romantique dans l’âme !

5. Quel est la série que tu as le sentiment d’être la seule à aimer ?


En fait je ne suis pas la seule à l’aimer, mais j’aimerais que cette série de super-héros à la française parfois un peu boiteuse soit mieux connue. S’ils avaient eu plus de budget, quelles grandes choses ils auraient pu faire…

6. Quelle série aimerais-tu faire découvrir au monde entier ?

Black Mirror

Du moins en ce moment, parce que j’aime bien le concept des histoires indépendantes, les thématiques sont très intéressantes et c’est superbement réalisé en général.

7. Quelle série ferais-tu regarder à ton pire ennemi pour le torturer ?


Moi je me suis éclatée (parce que j’étais fan) mais je pense qu’une personne normalement constituée ne peut garder sa santé mentale devant cette version série télé de Sailor Moon où les héroïnes brandissent des jouets bandaï et où les effets spéciaux sont… spectaculaires, on va dire.

8. Quelle série pourrais-tu voir et revoir ?

 Stargate SG1

C’est ma série de SF doudou. On pourrait détester cette série parce qu’elle est très manichéenne, très L’Amérique sauve l’humanité et cie… mais elle est drôle et elle ne se prend pas trop au sérieux, du coup on ne peut que tomber sous son charme.

9. Quelle série faut-il voir pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité ?


Hey, vous avez vu, j’ai tenu jusque-là sans jamais la citer ! Pour la petite anecdote lorsque j’ai vu le premier épisode de la saison 1 (vous savez, celui avec les mannequins tueurs et les poubelles qui avalent des gens), j’ai pensé « Cette série est pour moi » !

10. Quelle série t’a fait verser tes plus grosses larmes ?

Kaamelott

A ceux qui pensent que Kaamelott c’est de la rigolade, je recommande le visionnage du livre V, que j’ai regardé avec une boule dans la poitrine pendant une bonne partie des épisodes, et avec une boîte à mouchoirs pour la fin ! Pourvu qu’on ait la suite un jour…

11. Quelle série t’a procuré ta plus forte émotion érotique ?


En fait je ne sais pas vraiment quoi répondre, mais Merlin m’a toujours beaucoup fait rire parce que dans cette série, plus on avance dans les saisons, plus les héros masculins se baladent avec des chemises et tuniques entrouvertes (ils ne craignent pas la bronchite à l’époque). Et je ne vous raconte même pas le nombre de fois où ils perdent par mégarde leurs vêtements…

12. Quelle série emporterais-tu sur une île déserte (en plus d’un générateur et de la télévision) ?

Doctor Who Classic

De toutes ces épisodes diffusés entre entre 1963 et 1989, il me reste encore à découvrir cinq docteurs, vingt saisons et… beaucoup d’épisodes !

13. De quelle série attends-tu la sortie en DVD la suite avec la plus grande impatience ? 


Je suis un peu inquiète quant aux possibilités de suite (la fin de la saison 2 était laborieuse et bien WTF) mais j’ai quand même très envie de retrouver l’ambiance unique de cette série.

14. Quel est selon toi le film adapté d’une série le plus réussi ?

Star Trek (au moins le film de 2009)

Mais pour être honnête je n’ai pas trop les moyens de comparer vu que je n’ai jamais vu les séries télé.

Je ne nomme personne mais si quelqu’un veut le reprendre, il/elle est le/la bienvenu(e) !

mardi 14 février 2017

Meurtres en douceur – Ray Bradbury



La collection Folio à 2 euros (des mini-livres d’une centaine de pages) héberge quelques auteurs à connotation plutôt SFFF. On y croise notamment, classique d’entre les classiques, un certain Ray Bradbury (Chroniques martiennes, Fahrenheit 451).

Dans ce mini-recueil de cinq nouvelles, on a l’occasion de découvrir et redécouvrir qu’il s’agit d’un excellent novelliste, capable d’écrire d’excellents textes n’ayant parfois rien à voir avec la SFFF, et qui peuvent néanmoins se révéler complètement fous.

Unterderseaboat Doktor, la nouvelle qui ouvre ce recueil est un texte complètement barré qui m’a donné l’impression d’être tombée dans une histoire à la Fredric Brown. Le narrateur suit en effet une thérapie avec un capitaine de sous-marin allemand reconverti en psychiatre, et qui est doté de dons extraordinaires dans le domaine… je suis un peu restée sur le carreau tellement c’était fou comme histoire.

Pas vu pas pris est une histoire également bien délirante mais plus accessible. S’il y a un petit quelque chose de Sherlock Holmes dans cette histoire de meurtres mystérieux d’enfants (avec une mini-touche de fantastique), il faut y ajouter un sérieux grain de folie qui semble frapper presque tous les personnages.

La nouvelle Meurtres en douceur a quant à elle bien mérité de donner son titre au recueil, elle justifie à elle seule (avec la dernière) l’achat de ce livre. C’est un excellent texte mettant en scène un couple de petits vieux hors du commun. Je ne vous en dirais pas plus mais je vous la recommande chaudement. Si vous aimez l’humour noir et l’ironie, elle ne manquera pas de vous amuser.

Dans Mademoiselle Vif-Argent, on assiste à un spectacle fort étrange dans un cirque. C’est une histoire bien barrée également, que je ne suis pas sûre d’avoir complètement comprise. Ceci dit j’ai bien apprécié les impressions très contradictoires que j'ai eues à la lecture.

Le texte qui clôture le recueil, Échange, détonne un peu après tous ces moments de folie. Il s’agit d’un texte très touchant sur un homme qui revient visiter la bibliothèque de son enfance. Je ne pouvais que succomber à son charme, et je pense qu’il plaira également à tous les amateurs de livres en général !

Voilà pour ce petit recueil fort sympathique qui donne envie de lire d’autres recueils de nouvelles de Ray Bradbury. Je suis d’ailleurs preneuse de suggestions vu le nombre de recueils existants !

samedi 11 février 2017

Le nexus du Docteur Erdmann - Nancy Kress

 
J’avais déjà lu à plusieurs reprises des livres de Nancy Kress, qu’il s’agisse de SF (L’une rêve, l’autre pas, Les hommes dénaturés) ou de fantasy (Le prince de l’aube). Si je ne l’ai jamais classée dans la catégorie « auteur extraordinaire », c’est néanmoins quelqu’un dont j’apprécie beaucoup les écrits car ils contiennent toujours un petit truc en plus qui fait la différence.

Le nexus du Docteur Erdmann, novella parue dans la collection Une heure-lumière, ne fait pas exception à la règle. Ce texte met en effet en scène un professeur de physique nonagénaire dont la vie paisible est perturbée par un phénomène le frappant lui et les autres pensionnaires de sa maison de retraite.

L’histoire est assez classique et ne révolutionne en rien le genre, mais j’ai beaucoup apprécié le choix du lieu et des personnages, qui n’est pas si courant que cela en SF. Vous en connaissez beaucoup des histoires où le mot déambulateur est écrit dans les cinq premières lignes du texte ?

On se retrouve donc avec une jolie brochette de petits vieux sur le devant de la scène (de l’incorrigible pipelette à la mamie new age), avec juste un personnage d’aide-soignante pour éviter sans doute au lecteur de partir en courant face à tant de problèmes d’articulations et de dentiers.

Le résultat est une histoire rafraichissante et plutôt rigolote (avec le recul hein, parce qu’il ne s’y passe pas que des choses drôles tout de même !). J’y ai retrouvé ce je-ne-sais-quoi de propre à Nancy Kress qui confère à tous ces textes un caractère très vivant et très original.

Le nexus du Docteur Erdmann est donc une histoire très agréable à lire, qui se déguste bien entre deux pavés pour se changer les idées. Ce n’est pas de la SF coup de poing comme L’homme qui mit fin à l’histoire, mais c’est un chouette texte qui exploite bien quelques idées classiques de la science-fiction.

D’autres avis :
BlackWolf, Lorhkan, Lutin82, Nebal, Yogo

mercredi 8 février 2017

Tag PKJ : 12 livres à lire en 2017


Oui je sais, je fais beaucoup de tags en ce moment, mais j’en avais quelques-uns en retard, et je préfère faire celui-ci le plus tôt possible pour qu’il tienne un peu la route (en septembre il sera un peu tard !). Je le dois à lutin82, que je remercie pour l’opportunité de classement et de sélection de PàL qu’il offre.

Comme j’aime me compliqué la vie, j’y ai répondu avec des binômes : lorsque c’était possible, j’ai choisi un livre à paraître cette année et un livre présent dans ma PàL.

1. Le livre le plus attendu en 2017


Hors PàL : Mes vrais enfants de Jo Walton (je pense que je n’ai même pas besoin d’expliquer pourquoi)
En PàL : Rien, mais bientôt Mes vrais enfants !

2. Un livre de votre pile à lire que vous voulez absolument lire cette année


Hors PàL : Non pertinent
En PàL : Dimension Merveilleux Scientifique (parce qu’il est là depuis plus d’un an et que je sens bien que si je ne me pousse pas un peu à l’ouvrir, je ne le lirais jamais !)

3. Un roman Pocket (junior en théorie mais ne chipotons pas)


Hors PàL : La chute de la Maison aux flèches d'argent de Aliette de Bodard (n’ayant pas trouvé de roman Pocket à mon goût je me suis rabattue sur un Outrefleuve qui me tente)
En PàL : Le livre d’or de la science-fiction consacré à Robert Heinlein

4. Un livre d’un auteur que vous aimez beaucoup


Hors PàL : L’âme des horloges de David Mitchell (un nouveau David Mitchell, ça ne se refuse pas !)
En PàL : Les voyageurs malgré eux de Elisabeht Vonarburg (pour le coup c’est un livre que je fais volontairement traîner pour mieux le savourer)

5. Un livre d’un auteur que vous n’avez jamais lu auparavant


Hors PàL : Il y a un robot dans le jardin de Deborah Install (c'est la faute à Lune)
En PàL : Légende de David Gemmell (parce qu’il faut bien que j’en lise un, n’est-ce pas Alys :D)

6. Un livre que vous êtes sûr d’aimer


Hors PàL : Déracinée – Naomi Novik (Naomi Novik, des contes de fées, ça devrait le faire !)
En PàL : Un pont sur la brume – Kij Johnson (vu les avis élogieux, je doute de le détester)

7. Le livre qui vous intrigue le plus


Hors PàL : Sombres cités souterraines de Lisa Goldstein (j’étais intriguée et l’avis de Cédric m’a vraiment donné envie)
En PàL : Watership Down de Richard Adams (un grand classique, je suis vraiment curieuse de savoir ce qui lui vaut ce statut)

8. Une suite de série


Hors PàL : La suite du Baron noir – Olivier Gechter (mon Batman steampunk préféré de retour aux éditions Mnémos)
En PàL : Bleu, histoire d’une couleur de Michel Pastoureau (après Vert, histoire d’une couleur…)

9. Une fin de série


Hors PàL : Le crépuscule des dieux de Stéphane Prybylski (va-t-on enfin croiser les Russes dans ce dernier opus de la tétralogie Origines ?)
En PàL : Utopiales 2016 (oui j’ai pas beaucoup de séries dans ma PàL alors je fais avec les moyens du bord !)

10. Un livre que vous avez envie de lire mais dont vous ne savez presque rien


Hors PàL : L'Alchimie de la pierre d'Ekaterina Sedia (je suis complètement fascinée par la couverture, faut que je lise les premières pages pour me faire une idée)
En PàL : Abattoir 5 de Kurt Vonnegut (je sais juste que c’est un classique et c’est à peu près tout !)

11. Un livre d’un auteur de votre nationalité


Hors PàL : Boudicca de Jean-Laurent Del Socorro (j’ai beaucoup aimé son Royaume de vent et de colères et le sujet me plaît beaucoup)
En PàL : Je suis ton ombre de Morgane Caussarieu (depuis le temps que je l’ai, celui-là aussi)

12. Un livre avec une narration proposant des points de vue multiples


Hors PàL : Mers brumeuses de Chloé Chevalier (sa couverture est juste ma-gni-fique)
En PàL : Water Knife de Paolo Bacigalupi (j’ai vérifié en feuilletant les premiers chapitres)

Voilà qui devrait m’aider à vider ma PàL… mais aussi à la remplir !
Et vous, quelles belles lectures avez-vous de prévu en 2017 ?

dimanche 5 février 2017

Le club – Michel Pagel


Quand j’étais petite, comme nombre d’entre vous probablement, j’ai grandi avec les bibliothèques roses et vertes et leurs nombreuses séries mettant en scène des groupes d’enfants ou d’adolescents qui n’avaient pas leur pareil pour résoudre des énigmes qui laissaient les adultes perplexes.

Entre Fantômette, Les six compagnons et Les trois jeunes détectives, j’ai assez logiquement eu une période Club des Cinq, une série on ne peut plus transgénérationnelle : j’ai en effet lu des livres hérités de ma maman ou de ma tante, que j’ai fini par donner à une cousine plus jeune que moi !

J’étais donc assez curieuse de voir ce que pouvait donner Le Club, un court roman de Michel Pagel qui s’intéresse aux membres du Club des Cinq désormais adultes, qui se retrouvent trente ans après leur dernière aventure. Comme vous l’imaginez, le petit groupe a bien changé et l’ambiance ne semble pas à la fête.

Si vous avez déjà lu des textes de Michel Pagel (notamment toute sa série de la Comédie inhumaine), cela ne vous surprendra pas si je vous annonce d’officie qu’il règne une ambiance assez malsaine sur ce roman.

L’âge n’a en effet pas épargné les héros de notre enfance. De nombreuses dissensions existent désormais entre eux, ce qui fait que toute la sympathie qu’on pouvait avoir à l’égard de la version enfantine des héros a vite fait de prendre la poudre d’escampette, d’autant plus lorsque le roman semble basculer dans un huis-clos façon Dix petits nègres.

Cela donne un roman assez particulier, mais néanmoins fascinant parce que l’auteur y dévoile des trésors d’érudition sur l’univers du Club des Cinq (ah tous ces personnages que j’avais oublié), jouant au passage sur les différences entre la version originale anglaise (qui se déroule dans le Dorset) et la traduction française (qui se déroule en Bretagne).

Il y a également une réflexion intéressante sur le devenir des héros littéraires, notamment via des évènements surnaturels que vivent certains des personnages. Cela permet de sortir le roman du statut de simple « fanfiction » (sans que ce terme soit dévalorisant) pour le faire évoluer vers quelque chose d’un peu plus complexe, avec une réelle valeur ajoutée.

Le Club est donc un roman fort intéressant à lire, qui détruira probablement à jamais la vision idyllique que vous avez du Club des Cinq, tout en vous offrant un délicieux huis-clos bien glauque à savourer entre deux références littéraires. Une chouette expérience qui mériterait d’être étendue à d’autres héros de la littérature jeunesse… quoique je ne suis pas sûre d’avoir envie de découvrir ce que sont devenues Fantômette, Ficelle et Boulotte à l’âge adulte !

D’autres avis : Daily Mars, Mauvais genres 68, Tesrathilde, Ys_Melmoth

mercredi 1 février 2017

Recueil factice – Janvier 2017

Ce premier mois de l’année a été très productif, cela ne durera probablement pas ! A défaut d’avoir attaqué le gros chantier de l’année, j’ai fait quelques petits travaux. J’ai mis en ligne une page récapitulant toutes mes participants à des challenges (depuis 2014, j’ai encore quelques années à remonter) et j’essaye de rajouter un peu plus systématiquement des liens vers d’autres chroniques (même si pour le moment je fais ça un peu bêtement). Prochaine étape : trouver un mode d’emploi pour les réseaux sociaux !



LIVRES


Universal War One (intégrale) – Denis Bajram
Je n'ai malheureusement pas lu cette BD dans les meilleures conditions possibles, je ne ferais donc pas de compte rendu détaillé (en fait j'ai commencé par lire les tomes 1 & 3 en sautant le 2 -sans m'en rendre compte en plus-, et quand j'ai eu l'intégrale en main, j'ai seulement réussi à la lire... en allant la rendre à la bibliothèque !). Mais une chose est sûre, cette BD est vraiment superbe à tout point de vue : jolie galerie de personnages, univers de space-opera à l'échelle du système solaire bien pensé, scénario complexe qui nécessite de l'attention et belles images. Une belle réussite qui donne envie de lire la suite !

Sandman Ouverture – Neil Gaiman, J.H. Williams & Dave Stewart
Un ultime volume aux images sublimes mais au scénario hélas perfectible – Chronique complète

Le dernier souffle (trilogie) – Fiona McIntosh
Une trilogie de fantasy un peu simpliste, à réserver aux nouveaux venus dans le genre – Chronique complète

Le temps n’est rien – Audrey Niffenegger
Une jolie histoire d’amour et de voyage dans le temps qui a bien influencé certains épisodes de Doctor Who – Chronique complète

Dictionnaire insolite de la Grèce – Paraskevi Eva Nastou
Ce petit ouvrage que j'ai lu pour préparer un voyage en Grèce est une vraie mine d'information sur le pays, ses coutumes et son histoire récente. Cela permet de se sortir un peu de l'image de la Grèce antique et de la Grèce en crise économique. Comme tout mini-dictionnaire, on en ressort cependant avec un goût de pas assez, il va donc falloir que je me procure d'autres livres !

Mordred – Justine Niogret
Un roman original sur la légende du roi Arthur, superbement bien écrit et riche en non-dits – Chronique complète

Facteur pour femmes – Didier Quella-Guyot et Sébastien Morice
Dans cette BD découverte grâce à Gromovar, on plonge dans la première guerre mondiale d'un point de vue original : celui d'une île isolée de Bretagne où tous les hommes partent à la guerre. Du coup les femmes reportent leur affection et leurs désirs sur un jeune facteur pied-bot. Cette histoire est en même temps très jolie et fort malsaine (rien d'anormal vu le sujet), ce qui la rend très prenante. Les images sont également de toute beauté et offrent un étrange contraste quand on associe plutôt cette période aux dessins de Tardi.

Dernières nouvelles de Majipoor – Robert Silverberg
Un excellent recueil de nouvelles qui m’a donné envie de redécouvrir cet univers de science-fantasy – Chronique complète

Le livre d’or de la science-fiction : Robert Silverberg – Robert Silverberg
Un excellent recueil pour avoir un bel aperçu de la carrière de l’auteur jusque dans les années 70 – Chronique complète



FILMS


Chappie – Neill Blomkamp
J'avais beaucoup aimé District Nine du même réalisateur (un film assez frappant sur la rencontre avec des aliens), mais j'ai trouvé cette histoire de robot doté d'une conscience plutôt moyenne. Si l'idée de base est intéressante, l’intrigue manquait d'accroches (la querelle entre employés n'a guère d'intérêt, ni l'espèce de simili guerre des gangs) malgré quelques points intéressants. Le fait de l’avoir vu en VF n’a certainement aidé, à un moment le héros traite les méchants de « philistins » je crois, ça vous donne une idée de la traduction !

La La Land – Damien Chazelle
Vu le concert de louanges, je vous avoue que j'avais un peu d'aller voir ce film, tout en étant curieuse. Mon angoisse, c'était la mièvrerie. Et s'il y a bien quelque chose de génial, c'est que La La Land, film musical avec une histoire d'amour, des chansons et des danses n'est jamais au grand jamais mièvre. C'est une belle histoire qui parle d'accomplissement de ses rêves (dans tout ce que cela a de superbe et de difficile). J'ai aimé l'atmosphère (ambiance qui a un quelque chose de rétro alors que l'histoire se déroule à notre époque), les numéros de chants dosés juste comme il faut, l'histoire surprenante, les acteurs... bref je ne peux que vous inviter à aller le voir à votre tour !

Ma vie de Courgette – Claude Barras
C’est un sujet tout simple, à savoir la vie des enfants orphelins, et l’’animation en stop motion est presque naïve. Pourtant (et sans doute à cause de cela), Ma vie de courgette est un petit bijou, plein de joie et de tristesse, au ton extrêmement juste. Un film qui n’a aucun mal à vous tirer des larmes mais c’est tout à fait légitime (et puis ma voisine a pas arrêté de renifler donc je n’étais pas la seule !).

La petite princesse – Alfonso Cuarón
Un film vu autant pour le réalisateur (il s'agit d'un des premiers films de Alfonso Cuaron) que pour son histoire, adapté du roman La petite princesse (qui a donné la série Princesse Sarah, vous savez ce dessin animé horrible qu'on adorait regarder). Il s'est révélé plutôt sympathique à suivre même s'il reste très classique dans sa facture (surtout pour ce réalisateur !). Malgré quelques changements dans l'intrigue, le personnage de Sarah est bien respecté. Et j'aime bien l'insertion de mythes indiens avec des images de synthèse (même si elles ne sont pas de la première jeunesse).

Your Name – Makoto Shinkai
Cette histoire de deux adolescents qui échangent de corps lorsqu'ils dorment aurait pu être une simple comédie d'adolescents, mais il s'aventure dans un terrain très surprenant en deuxième partie, ce qui contribue à lui donner un caractère très particulier. L'animation est de toute beauté (l'argument de vente « digne héritier de Miyazaki » est tout à fait valable sur la partie animation). J'ai un peu moins aimé la musique souvent très pop et le scénario qui en fait parfois un peu trop, mais ça reste néanmoins un très beau film d'animation qui mérite le détour.



SÉRIES


Doctor Who Christmas Special : The Return of Doctor Mysterio
Un sympathique épisode qui parodie avec talent les films de super-héros – Chronique complète

Hero Corp – Saisons 3 & 4
J’avais un peu lâché Hero Corp après la saison 3, faute d’avoir apprécié sa diffusion en micro-épisodes. L’arrivée de la série sur Netflix m’a permis de la revoir dans un format plus long, de l’apprécier bien plus et d’enchaîner sur la saison 4 ! Même s’il manque un je-ne-sais-quoi qui faisait le charme des premières saisons (The Lord ?), Hero Corp est une série de super-héros à la française qui reste fort sympathique, très drôle bien sûr mais pas dénué d’ambitions pour autant. Le manque de moyens se fait parfois sentir (j’adore cependant leurs décors) et le scénario est parfois confus, mais je continue à lui porter une grande affection finalement, pourvu qu’on ne me la serve pas hachée en pastilles de 5 minutes. Vivement la saison 5 !

Sense8 Christmas Special
Un épisode qui permet de renouer avec plaisir avec cette chouette série, même s'il ne fait pas franchement avancer l'intrigue. On appréciera de découvrir ce que sont devenus les personnages à la fin de la saison 1, le tout dans un franc esprit de Noël qui fait flotter une atmosphère plutôt optimiste... à quelques sous intrigues près bien sûr !

Sherlock – Saison 4
Après une saison 3 que j’avais trouvé un peu ne demi-teinte, j’ai bien plus apprécié cette nouvelle saison, même si elle continue à se focaliser plus sur les relations entre les personnages que sur les enquêtes pleines de mystères. Je suis très attachée aux personnages, qui se connaissent tellement bien maintenant. Et j’aime beaucoup la façon dont se construisent les intrigues plutôt complexes et imprévisibles, autant à l’échelle d’un épisode que de la saison. Tout n’est pas parfait (mais forcément arrivé à la saison 4 on est plus critique) mais cela ne m’a pas empêché de faire de Sherlock un rendez-vous incontournable de ces dernières semaines.



SORTIES


Notre-Dame de Paris (comédie musicale)
Petit plaisir coupable de ce début d'année, j'ai voulu enfin voir sur scène la comédie musicale dont j'étais fan au collège (oui ça ne nous rajeunit pas). Certes le casting a changé (seul reste Daniel Lavoie conserve le rôle de Frollo), mais difficile de ne pas succomber au charme de ce spectacle : les chansons sont belles, les voix superbes (les remplaçants font parfaitement le boulot) et j'ai découvert avec bonheur les chorégraphies acrobatiques des danseurs. Un beau spectacle qui reste très actuel et qui passera sans doute encore très bien dans dix ans.

L’extravagant « mystère » Holmes (théâtre)
Cette pièce de théâtre revisite la rencontre entre Sherlock Holmes et le Dr. Watson avec beaucoup d'humour. Le résultat est très sympathique (même si je vous avoue que voir cette pièce juste après la saison 4 de Sherlock, on frise la saturation). L'énigme est sympa, de même que l'enquête et certains effets. Je mettrais juste un bémol sur le personnage de Lestrade, sorte de Louis de Funès en roue libre que j'ai trouvé un poil exaspérant à force.



JEUX

Ce mois-ci j’ai enfin repris ma partie de Mass Effect (laissée en plan depuis 3 mois), comme quoi tout arrive ! J’ai aussi appris qu’une suite à Pillars of Eternity était en route, et ça c’est une excellente nouvelle ! (ça m’a fait plus d’effet que la dernière vidéo pour Mass Effect Andromeda qui sort en mars, allez comprendre).


 
MUSIQUE



Il aurait été facile de vous proposer une des chansons de La La Land, mais comme je suis toujours plus intéressée par les mélodies que par les paroles, profitez donc de ce morceau instrumental composé par Justin Hurwitz qui accompagne une des scènes qui m’a le plus impressionnée dans le film.



AU PROGRAMME LE MOIS PROCHAIN…

En février il y aura sûrement moins de billets, vu que je suis à nouveau à jour dans mes chroniques. Je viens juste de terminer Le Club de Michel Pagel dont je devrais vous parler prochainement. Peu de nouveautés au programme côté lecture en tout cas, je vide tout doucement ma PàL.

Côté films et séries, je vous parlerais peut-être du revisionnage des films Harry Potter que je fais actuellement, et j’espère bien finir enfin la saison 2 de Mr. Robot.

Pour le reste, on verra bien ce qui me tombe sous la main…