dimanche 29 janvier 2017

Le livre d’or de la science-fiction : Robert Silverberg – Robert Silverberg


Après avoir passé un excellent moment de lecture avec Dernières nouvelles de Majipoor, j’ai voulu continuer à faire un bout de route avec Robert Silverberg, j’ai donc sorti du fond de ma Pile à lire son Livre d’or de la SF, acquis et dédicacé aux Utopiales 2015. Un collector à plus d’un titre donc !

La couverture relativement soft pour un Livre d’or, est signée Wojtek Siudmak. C’est donc tout à fait normal qu’on ne la comprenne pas, même si je lui trouve un petit côté Dali dans ces espèces de girafes surdimensionnées qui semblent se transformer en… quelque chose. Au moins il n’y a pas de femmes en petite tenue.

Pourtant pour une fois ce n’aurait pas été complètement inapproprié, aussi incroyable que cela puisse paraître. Pour le comprendre, il faut lire la très riche et très intéressante préface signée par Philippe R. Hupp (dont sa biographie nous apprend qu’il « appartient à la toute dernière génération de spécialistes, ceux qui voyagent, fréquentent les conventions, nouent des relations d’amitié avec de grands auteurs anglo-saxons », voilà qui laisse songeur)

Dans cette préface, on découvre donc que Robert Silverberg, écrivain professionnel avant tout, a commencé sa carrière en écrivant moult récits à l’emporte-pièce correspondant aux demandes des éditeurs, quitte à faire du western ou des profils de vedettes quand la SF ne payait plus.

C’est un peu ce que j’ai parfois ressenti en lisant ce recueil : les textes sont parfois un peu désuets (avec quelques femmes dans des rôles pas toujours hyper valorisants), mais en même temps tout est extrêmement carré, très professionnel. Du coup même si tous les textes ne restent pas forcément en tête, on en apprécie la lecture.

Cette sensation se ressent surtout au début du recueil. Les nouvelles sont présentées par ordre chronologique à quelques exceptions près, si bien qu’on sent l’évolution de l’auteur. Et surtout, plus on avance plus on voit apparaître des thématiques plus personnelles, comme vous allez le voir.

On commence cette lecture avec Absolument inflexible, une histoire de paradoxe temporel qu'on voit vite venir, mais qui n'en est pas moins savoureuse (comme tout paradoxe temporel qui se respecte). L’auteur adorant les voyages dans le temps, c’est loin d’être la dernière que l’on lira de lui.

Avec Le Circuit Macauley on se penche sur un synthétiseur de musique tellement innovant qu’il en remplace petit à petit le travail de l'homme, ce qui soulève des questions intéressantes tout en parlant extrêmement bien de musique.

Eve et les vingt-trois Adams est une nouvelle qui risque d’être très glauque pour toute lectrice féminine passant par-là, vu qu’elle nous emmène dans un futur où chaque vaisseau de soldats part avec une femme à bord pour assurer le « bien-être » de l’équipage.

Dans Le Coup du téléphone, une erreur téléphonique envoie un Monsieur Toutlemonde dans une aventure rocambolesque à travers le temps. On sent que l’auteur aime vraiment jouer avec le sujet.

Je vous 1000110 met en scène un ordinateur psychiatre qui devient fou. Je vous avoue avoir trouvé l’ensemble un peu confus, mais l’idée est sympathique.

L’histoire de Quand les arbres ont des dents est assez triste, puisqu’on y découvre un propriétaire d'un verger d'arbres conscients sur une autre planète qui se retrouve forcé à les détruire. Cette nouvelle marque une sacrée transition, puisque que c’est à partir d’elle qu’on commence à avoir des textes plus fouillés, plus personnels (enfin, c’est mon ressenti).

La Danse au soleil nous raconte l’histoire d’un chercheur qui dresse d'étranges parallèles entre une population d'amibes peu à peu exterminés par l'homme sur une autre planète, et le destin de ses ancètres amérindiens. Certains passages sont confus, mais les problématiques soulevées sont très très intéressantes.

Si vous avez déjà lu Les monades urbaines, vous connaissez déjà Monade urbaine 158, une des nouvelles qui compose ce fix-up. Qu’on découvre ou redécouvre ce futur surpeuplé, ce texte est toujours aussi glaçant.

Un jeune homme puceau se découvre des supers pouvoirs dans Pousser ou grandir, avec des réflexions et une conclusion fort intéressante (et non dénuée d’ironie).

Bon pour le service des organes est une histoire grinçante où pour maintenir la santé des hommes politiques et de la hiérarchie militaire, une société pratique la conscription volontaire... d'organes ! Le dilemme du héros comme sa décision sont intéressants.

Voir l'homme invisible nous emmène dans une société où l'on punit certains crimes par l'invisibilité. L’idée est brillante et parfaitement orchestrée, je crois que c’est une des nouvelles qui m’a le plus marquée.

Des mondes en cascades pousse à l’extrême le paradoxe du grand-père en mettant en scène un couple qui se déchire et où chacun d’entre eux décide de supprimer l'autre en voyageant dans le temps. Ce texte est assez confus, donc très frustrant (surtout la fin où on ne comprend plus rien), mais le côté scène de ménage à travers le temps est plutôt drôle.

Avec Le Dybbuk de Mazel Tov IV, on voyage sur une autre planète, Nouvelle-Israël, où une communauté juive est confrontée à des questions de surnaturel et de religion. J’ai trouvé ce texte étonnant et plutôt délicieux, tout en soupçonnant avoir raté la moitié des subtilités de l’histoire

On termine ce recueil avec Schwartz et les galaxies, où un ethnologue ne supporte pas le monde unifié (et donc sans conflits) dans lequel il vit et rêve à des rencontres avec l'Autre. C’est un texte triste et superbe à la fois qui fait réfléchir sur la mondialisation.

Voilà pour ce livre d’or que j’ai trouvé très sympathique à lire. Tous les textes ne sont pas mémorables mais on trouve quelques thématiques fétiches de Silverberg (l’isolation, le voyage dans le temps), et globalement je suis sortie de ma lecture avec l’envie de lire d’autres textes de cet auteur, autant dire que l’objectif est accompli.

Pour la petite anecdote décalée, on apprend dans la préface que Robert Silverberg a décidé d’arrêter l’écriture et de se consacrer aux anthologies. C’était en 1976, alors qu’il avait une bibliographie de certes plus de 400 références, mais avant la publication de Majipoor, entre autres. Je ne veux même pas savoir le nombre de références que compterait sa bibliographie à jour…

Si vous aimez cette collection : D'autres livres d'or de la SF chroniqués sur ce blog
D’autres avis : NooSFere

mercredi 25 janvier 2017

Dernières nouvelles de Majipoor - Robert Silverberg


Lorsque ce livre est rentré dans ma PàL il y a plus d’un an, je me suis demandé un moment si j’allais le lire un jour. Après tout c’est un recueil de nouvelles ayant trait à un univers dont je n’ai lu qu’un seul roman voilà bien des années… et je n’avais pas forcément envie d’y remettre le nez, encore moins en commençant par l’ultime opus.

Mais cette lecture prouve que parfois, cela vaut la peine de se forcer un peu, car non seulement j’ai beaucoup aimé cette lecture, mais en plus elle m’a donné envie de replonger dans le cycle tout entier, rien que ça ! Voyons donc comment la magie a opéré…

Dernières nouvelles de Majipoor est, comme son nom l’indique clairement, le dernier volume du cycle de Majipoor, vaste planet-opera en huit volumes mis en scène par Robert Silverberg à partir des années 80.

Majipoor, c’est une planète que les hommes ont jadis colonisé, bouleversant au passage les natifs, les Métamorphes (ou Piurivars). D’autres espèces vinrent ensuite s’installer sur la planète, et un pouvoir central finit par s’installer avec un Pontife, souverain en titre qui règne du fond de son labyrinthe, tandis que son successeur, le Coronal, se charge de mettre en œuvre sa politique.

Dans Majipoor, tout est immense. La planète elle-même est géante, à vous faire comparer notre bonne vieille terre à un mouchoir de poche. Quant à son histoire, elle court sur des millénaires : ceux d’avant l’arrivée des humains, ceux de la colonisation et enfin ceux du pouvoir pontifical. Là encore avec nos quelques millénaires d’histoire nous sommes des petits joueurs.

L’ensemble tient clairement de la science-fantasy : si l’on est bien sur une planète colonisée par l’espèce humaine (bien après notre époque donc), l’atmosphère est plutôt médiévale et la magie est présente. D’ailleurs lorsque j’ai lu Le château de Lord Valentin, premier volume du cyclé, je l’ai abordé comme une œuvre de fantasy (normal, c’est une quête initiatique !).

Voilà pour le décor (brièvement planté en début de recueil pour les nouveaux venus), parlons maintenant des nouvelles, au nombre de sept.

Le Bout du chemin, la première, nous présente un notable occupé à préparer la visite du Coronal. Elle permet d’office de prendre conscience de l’immensité de Majipoor, des relations difficiles entre ses différents habitants et des complots fréquents autour du pouvoir politique. C’est une excellente mise en bouche.

On enchaîne ensuite Le Livre des Changements, où un noble oisif décide de partir en voyage et se fait capturer par un brigand. Pour occuper sa captivité, il commence à écrire un poème qui racontera les hauts faits des héros des temps anciens. Le récit m'a captivé bien qu'il ne s'y passe finalement pas grand-chose. La mise en abîme autour de la fonction d’auteur est assez délicieuse.

La Tombe du Pontife Dvorn quant à elle met en scène un archéologue et un historien qui sont chargés d'aller fouiller et remettre en état la tombe du mythique Pontife Dvorn, avec tout ce que cela implique d'interrogations sur la vérité et sur la façon dont on écrit l'histoire, entre autres. Très intéressant pour ceux que cette question intéresse. Je soupçonne au passage le personnage de Hawud Zakayil d'être inspiré de l'archéologue (bien réel lui) Zahi Hawass.

Ce qui est chouette pour le lecteur lambda, c’est que ces trois nouvelles sont liées entre elles, bien qu’elles se déroulent à des époques différentes. Le protagoniste de la deuxième nouvelle écrit un poème qui met en scène un personnage de la première, et son œuvre tient lieu de source historique dans la troisième nouvelle. J’ignore si c’est volontaire mais c’est très sympathique d’avoir ainsi un fil rouge qui créé des liens.

Les trois nouvelles qui suivent portent plutôt sur la question de la magie. L'Apprenti en sorcellerie est une brève histoire… d'un apprenti en sorcellerie qui conjugue difficilement relations professionnels et amoureuses.

Heures sombres au Marché de minuit met de son côté en scène un marchand de magie qui apprend à ses dépens qu'on ne vend pas certaines potions à n’importe qui. Le résultat est plutôt drôle. Ces deux récits sont plus anecdotiques que les précédents, mais ils fourmillent de détails sur Majipoor.

De la manière de tisser des sorts à Sippulgar nous parle d’un homme parti chercher des informations sur la mort de son beau-frère. En chemin il va rencontrer plein de cultes religieux, ce qui va l’amener à s’interroger sur ce en quoi il croit. Après deux nouvelles où la magie est un fait, cette nouvelle vient curieusement interroger sur sa véracité. Là encore j’ignore si c’est volontaire, mais j’aime la façon dont ces nouvelles sont liées entre elles.

La dernière nouvelle, Le Septième Sanctuaire, est peut-être le texte le moins accessible pour les novices vu qu'on y retrouve Valentin, héros du tout premier roman du cycle. Mais l’auteur ne néglige pas le contexte (évoquant au passage toutes ses aventures), et même sans le connaître on apprécie cette histoire autour des Métamorphes qui offre un sympathique miroir à la première nouvelle.

Voilà pour ce descriptif peut-être un peu trop fourni d’un recueil fort sympathique. Je suis assez étonnée car bien que les textes aient pour la plupart été publiés d’abord dans des anthologies, ils s’assemblent ici parfaitement, et pas uniquement parce qu’ils se déroulent dans le même univers. Il y a un vrai travail de construction fort appréciable.

Dernières nouvelles de Majipoor est donc un excellent recueil qui se lit avec grand plaisir, qu’on connaisse ou non l’univers (pour une fois la 4ème de couverture ne ment pas à ce sujet). Robert Silverberg sait y faire pour nous conter de belles histoires avec suffisamment d’éléments de contexte pour rendre l’univers tangible, sans pour autant nous noyer sous les détails.

Une chouette lecture donc, qui m’a donné envie de replonger dans le cycle de Majipoor. Ca ne sera pas pour tout de suite vu que je n’ai pas les autres titres en stock, mais en attendant je me console avec le livre d’or de la SF consacré à l’auteur (alors qu’il n’avait pas écrit Majipoor, bonjour le décalage !).

D'autres avis : Cyrille, Elbakin, if is Dead, Yozone

CITRIQ

dimanche 22 janvier 2017

Mordred - Justine Niogret


Voilà déjà quelques temps que je voulais lire ce roman, parce que j’avais bien aimé Chien du heaume et parce que je garde toujours une certaine affection pour les textes de fantasy arthurienne. Mais jusqu’à maintenant à chaque fois je commençais ma lecture, je n’arrivais pas à rentrer dans cette langue très travaillée propre à l’auteure. Après ma lecture du Dernier souffle, j’avais au contraire envie d’une écriture bien chiadé, autant dire que Mordred est tombé à point nommé de ma PàL !

Dans la version la plus courante de l’histoire du roi Arthur, Mordred est le fils illégitime qu’Arthur a eu avec sa sœur Morgane (ou Morgause). Bien qu’il ne soit guère apprécié de ses confrères chevaliers, il est nommé régent du royaume en l’absence du roi. Il en profite pour s’approprier le pouvoir et la reine Guenièvre. Arthur et Mordred finissent par s’affronter sur le champ de bataille et se tuent mutuellement.

Comme vous pouvez le voir, le personnage de Mordred ne rentre pas vraiment dans la catégorie « joyeux drille », il peut donc sembler surprenant d’écrire un roman de son point de vue. C’est pourtant ce que fait Justine Niogret en nous faisant suivre les pas d’un Mordred grièvement blessé et cloué au lit, dont les souvenirs remontent petit à petit à la surface.

Mordred est un récit étrange à lire. Il est extrêmement court (alors que les romans de fantasy arthuriennes tendant à s’étaler sur plusieurs tomes) et repose pour beaucoup sur les non-dits, laissant au lecteur le soin de combler certains trous ou certains faits jamais clairement explicités.

Son autre particularité, c’est de brosser un portrait assez inattendu du personnage Mordred. Sans en faire un héros tout blanc, le roman lui donne un passé qui justifie son caractère solitaire et assez renfermé.

Le tout est écrit avec une langue plutôt riche, très travaillé, où l’on sent bien que chaque phrase a été ciselée. Cela peut être usant à la longue mais le roman est trop court pour qu’on ait le temps de s’en lasser, et cela concourt également à donner au portrait du personnage une teinte de héros romantique.

Mordred est donc un très joli texte qui permet de revisiter de façon originale l’histoire du roi Arthur de façon brève et très agréable à lire. Je ne sais pas s’il me restera longtemps en mémoire, mais je vous conseille d’y jeter un œil si vous êtes férus des légendes arthuriennes.
« Il faut une victime à toute histoire. Il faut l’argent d’un miroir éteint pour que certains parviennent à voir leur visage. Une chandelle sans nom pour que les scarabées dansent. À tout héros, il faut son reflet. Un perdant, pour que d’autres gagnent. »

D'autres avis : BlackWolf, Cachou, Cornwall, Doris, Gromovar, Julien, Lhisbei, Lorhkan, Lune, Mes imaginaires, Tigger Lilly, Xapur

CITRIQ

jeudi 19 janvier 2017

Ma bibliothèque de rêve (tag)


Un tag de lutin82 (encore elle !) qui m’aura bien fait cogiter.

1. Avant d’avoir une bibliothèque, il faut avoir une maison (ou un appartement) où la mettre. Où serait la maison/l’appartement de tes rêves ?
Excellente question… Je rêve d’une maison pour avoir un peu plus de calme et un bout de jardin. Je ne suis pas difficile, pourvu qu’elle soit abondamment pourvue en rangements de toutes sortes (placards, débarras, grenier, cave, cagibi, bref tout ce qu’il faut pour planquer du bordel).
Je la situerais sans doute en région parisienne (car oui c’est extraordinaire mais on peut aimer vivre en région parisienne !), ou à défaut proche d’une grosse agglomération bien équipée en librairies, en bibliothèques, en cinémas… et transports en commun (certes j’ai désormais mon permis mais rien ne vaut un bon trajet en métro pour avancer son bouquin !).

2. Maintenant que tu as la maison, où est la bibliothèque ?
Soit à l’étage, une pièce ouverte entre les chambres comme dans ma maison d’enfance. Soit une pièce plus fermée au rez-de-chaussée et donnant sur le jardin.

3. Quel type d’étagères utiliserais-tu ?
Les étagères hyper modulables qui sont chez mon père. Je pense que c’est des Lundia. En plus c’est du bois donc bien résistant et fort joli. Alternativement en bossant sur le projet de réaménagement de nos locaux au boulot, j’ai découvert le concept des étagères à roulettes (comme à la bibliothèque de la Canopée à Paris ou à la médiathèque de Sèvres). Et je dois dire que j’aime beaucoup l’idée de pouvoir moduler facilement l’espace même si ça ne sert à rien dans une maison !

4. Cite trois meubles que tu voudrais absolument voir dans cette bibliothèque (en dehors des étagères bien sûr).
Un fauteuil ou un canapé bien confortable pour lire, un poêle à bois (mais un truc bien fermé pour éviter de faire flamber les livres), un bureau (pour geeker avec les livres à portée) et… ah mince ça fait déjà trois !

5. Quel serait ton système de rangement idéal, si tu n’avais pas à te préoccuper de la pénibilité ?
Les romans classés par auteur d’un côté (éventuellement en séparant poches et grands-formats parce que c’est plus joli), les BD classées par série ou auteur de l’autre. Un coin pour les essais, un coin pour les beaux livres et livres d’art et enfin un coin jeunesse. Et éventuellement quelques espaces vitrines dédiés à mes coups de coeur ou à un auteur en particulier dont j’ai vraiment beaucoup de livres (pour les Sieurs Gaiman et Tolkien par exemple). Je faisais ça avant que le manque de place m’oblige à rationnaliser l’espace.

6. Quels sont tes indispensables pour égayer tes étagères ?
Tout un bric à brac de souvenirs pour décorer : serre-livres, figures, produits dérivés divers, coquillages, jolis cailloux, photos, etc.

7. Si ton budget était illimité, quel livre de luxe ajouterais-tu à tes étagères ?
Les Absolute Sandman, probablement. Ceci dit avec un budget illimité je crois que je m’offrirais surtout les intégrales de Spirou, Tintin, Yoko Tsuno, Thorgal et autres BDs qui ont nourri mon enfance pour pouvoir les relire de temps à autre.

8. Quel serait LE fauteuil de lecture que tu voudrais absolument avoir ?
J’aime bien le fauteuil Ikéa que nous avons à la maison mais il manque définitivement le repose-pied (qui ne tiendrait pas dans notre salon). Sinon j’avoue avoir un faible pour les rocking-chairs, à condition de vérifier avant qu’ils sont bien confortables !

9. Qui est autorisé à rentrer dans ton antre ?
Tout le monde, pourvu que les livres soient rangés correctement après (sinon je vais être obligée d’installer un chariot pour poser les retours !).

10. Pour finir, lâche toi, décrit en un paragraphe (ou plusieurs si tu es inspiré) la bibliothèque de tes rêves.
C’est une pièce lumineuse avec des murs clairs et du parquet au sol (à bas la moquette !). Une porte-fenêtre permet de s’installer en terrasse/au jardin, mais elle est dotée de bons rideaux pour que le soleil ne tape pas toute la journée sur les livres (il faut penser à leur conservation !).
Les bibliothèques sont nombreuses mais quelques espaces libres au mur permettent de faire un peu de déco et d’installer un petit poêle à bois loin des livres pour avoir le plaisir de lire au coin du feu (assis sur un tabouret bas par exemple). Un bureau permet de geeker au calme, mais aussi de mettre un peu de musique grâce à de très bons enceintes.
Enfin la bibliothèque se dépoussière toute seule (si on fait des robots aspirateurs, on peut bien en faire qui grimpent aux étagères ?) et n’est pas trop loin de la cuisine histoire de pouvoir s’approvisionner en thé et en chocolats/biscuits, parce que lire, ça creuse !

Je ne nomme personne mais si vous avez envie de répondre à ce questionnaire, n’hésitez pas, servez-vous !

lundi 16 janvier 2017

Le dernier souffle (trilogie) – Fiona McIntosh


La fantasy bien ronflante n’est pas (plus en fait) un genre que j’affectionne particulièrement, mais je fais parfois des exceptions à la règle lorsque certains titres croisent mon chemin. Cette trilogie, La dernier souffle, m’a été donnée par mon cousin qui l’avait beaucoup aimé. Même si les signes extérieurs m’inquiétaient un peu, je me devais donc d’y jeter un œil, ne serait-ce que pour me faire mon propre avis.

Me voilà donc partie dans un monde imaginaire médiévalisant (carte à l’appui) où deux royaumes, Morgravia et Briavel, se font la guerre depuis des siècles. Wyl Thirsk, fils du général des armées de Morgravia, est destiné à reprendre le rôle de son père, mais ce n’est pas du goût du futur roi, le cruel Celimus, qui cherche à le briser par tous les moyens. Mais le despote en devenir ignore que Wyl a hérité d’un don magique, le Dernier Souffle.

Héros courageux, despote sanguinaire, magie mystérieuse et une petite dose de prophétie saupoudrée là-dessus, tous les ingrédients sont là pour fournir une aventure de fantasy tout ce qu’il y a de plus classique. Il y a des voyages, des combats à l’épée, des complots, des enlèvements, des histoires d’amour, des assassinats, des créatures magiques et des barbares qui menacent la frontière nord.

Autant dire que votre appréciation de ce cycle (qui semble puiser son inspiration chez Robin Hobb et chez George R. R. Martin) risque de dépendre du nombre de cycles de fantasy que vous avez lu, et de vos exigences dans le domaine.

En effet à part l’histoire du Dernier souffle, il n’y a pas de réelle originalité dans cette histoire qui a tendance à multiplier les intrigues et les retournements de situations pour remplir trois volumes. J’ai eu dès le départ l’impression que deux (voire un gros) livres auraient largement suffit pour exploiter l’idée de façon intéressante.

Par ailleurs, l’ouvrage n’est pas exempt de défauts, à commencer par les personnages qui sont souvent très manichéens, comme le héros, Wyl Thirsk, un authentique « loyal con » qu’on a parfois envie de secouer. Son antagoniste, Celimus, ne vaut pas mieux : il ne manque guère que le rire machiavélique pour compléter le tableau du grand méchant.

J’ai aussi trouvé l’écriture pas forcément extraordinaire, avec une alternance de tons (de l’ultra-violence à la guimauve absolue) déstabilisante et une insistance sur la beauté des personnages qui m’a souvent fait soupirer (pauvre héros qui la malchance d’être trapu et roux quand il pourrait être grand et blond !).

Du coup à moins d’avoir un bon sens du second degré (comme moi !), Le dernier souffle est à réserver à des lecteurs novices en fantasy, ou en tout cas pas trop regardants sur l’écriture et les clichés.

C’est un peu dommage parce qu’il y avait moyen de faire quelque chose d’intéressant avec le concept de base et sur la fin j’ai apprécié que l’auteur commence à vraiment « s’amuser » avec. Comme je n’aime pas spoiler je vous laisse surligner la suite pour en savoir plus.

Le Dernier Souffle est en fait un don qui fait que lorsque Wyl meurt, il prend possession du corps de son assassin. Dans le tome 2, il récupère ainsi le corps d’une femme ce qui évidemment le trouble beaucoup. Il a du mal à accepter la place qu’on attribue aux femmes dans la société… surtout lorsqu’il s’apprête à être marié contre son gré. Le sujet n’est pas traité sans maladresses mais j’ai eu l’impression que l’auteur a voulu essayer de faire quelque chose sur la place de la femme, c’était intéressant.

Pour la petite anecdote, je me demandais bien comment j’allais pouvoir lire ces trois énormes pavés de 500 pages quand la bibliothèque numérique de la ville de Paris est venue à mon secours : le livre électronique a considérablement facilité ma lecture (si on omet la disparition des espaces entre les paragraphes parfois). Pour ce genre de pavé, le numérique c’est drôlement pratique !

D'autres avis : A demi-mot, Bouchon des bois, Critic, Ptitetrolle (tome 1 - tomes 2 & 3), Shaya (tome 1 - tomes 2 & 3)

vendredi 13 janvier 2017

Blogger Recognition Award (tag)


Aujourd’hui, petit tag sur les blogs. Bonne lecture !

1- Remercier la personne qui t’a nominé et met un lien vers son blog

Je dois ce tag à Lutin82 du blog Albédo. Je n’avais même pas terminé son tag précédent (qui sera publié prochainement d'ailleurs) qu’elle m’en envoyait un nouveau. Je ne la remercie pas pour le travail supplémentaire… mais je veux bien la remercier pour me donner des articles de « remplissage » à poster quand je suis soit à la bourre dans mes chroniques, soit avec rien à poster parce que je suis au milieu d’un gros pavé… c’est pas si mal les tags en fait ! (enfin jusqu’à qu’on se mette en tête de les illustrer et qu’on passe une heure à faire des photos stupides avec des marque-pages...).

2- Écrire un post contenant une brève histoire de ton blog.
Il était une fois une jeune femme accro au vert qui s’essayait aux merveilles d’Internet, et qui tomba un jour sur le blog Live space d’une amie. « Quelle bonne idée ! », s’exclama-t-elle, et elle décida d’en faire autant. Elle ouvrit donc L’étrange bibliothèque de Calenwen. Au début elle y publiait surtout des billets d’humeur, des aventures quotidiennes à partager avec ses amis. Puis petit à petit elle commença à y parler de ses lectures et de ses sorties cinéma.

Exaspérée par le peu de possibilités offertes par Live space, la jeune femme finit par s’installer sur Blogger. Elle en profita pour oublier dans le déménagement moult articles trop intimes, et adopta un nom de code mystérieux en guise d’URL : Nevertwhere (ou comment allier son pseudo à sa passion pour Neil Gaiman).

En s’ouvrant à la blogosphère, la jeune femme finit par se rendre compte que toute son histoire de pseudonymes et de noms de blogs différents compliquait la chose. L’étrange bibliothèque de Calenwen disparut au profit de Nevertwhere, et Calenwen redevint Vert pour plus de simplicité. La bibliothèque demeure sinon en nom, du moins en image dans la bannière on ne peut plus adaptée réalisée par une marmotte talentueuse.

Aujourd’hui, il y a parfois encore des petits changements, quelques ajustements de temps en temps, mais Nevertwhere a trouvé son rythme de croisière et compte bien voguer encore de belles années sur les océans de l’imaginaire !
FIN
3- Donner un ou deux conseils pour de nouveaux blogueurs.

Quand j’ai commencé à bloguer, j’ai eu une période où je me lamentais intérieurement sur le faible nombre de vues et de commentaires (on a beau dire qu’on fait ça pour soi et que ça ne compte pas… ça compte quand même !). C’est que je n’avais pas compris que les blogs fonctionnaient en réseau : pour qu’on vienne chez vous, il faut aussi aller chez les autres (blogs, forums, etc.). Il ne s’agit pas de faire votre promo façon « viens chez moi » mais d’échanger, tout simplement. Cela prend du temps (des fois je crois que je passe presque plus de temps à lire et à commenter les articles des autres qu'à écrire les miens), mais c’est donnant-donnant et c’est comme ça qu’on rencontre de chouettes personnes.

4- Sélectionner 15 autres blogs
Je crois bien que tout mon entourage a déjà été tagué… mais dans le doute je nomme Alys, Fánaríë, Shaya et Tigger Lilly.

mardi 10 janvier 2017

Sandman Ouverture - Neil Gaiman, J.H. Williams & Dave Stewart


Vous pensiez en avoir fini avec Sandman ? Pas tout à fait. Si la série s’est terminée il y a déjà bien des années, Neil Gaiman a décidé de raconter récemment une dernière histoire qui se déroule Préludes & Nocturnes. Comme quoi il n’y a pas que dans Star Wars que les prequels sont à la mode !

Sandman Ouverture, comme son nom l’indique, se situe donc légèrement en amont du premier volume de la série, et vise à expliquer un des derniers mystères restants de la série : qu’avait donc fait le Rêve avant le début de l'histoire pour pouvoir être capturé aussi facilement ? Il faudra le lire pour en savoir plus…


La première chose que l’on remarque en ouvrant ce volume, c’est sa beauté, tout simplement. Ne prêtant pas toujours beaucoup d’attention aux images, j’ai bien du mal à trouver les mots pour vous en parler, mais J.H. Williams et Dave Stewart, qui ont réalisé respectivement les dessins et la colorisation, ont réalisé une merveille, tout simplement.

Sandman Ouverture nous invite à visiter une multitude de mondes et d’ambiances, et les images reflètent très bien cette variété et cette diversité par des choix graphiques différents. J’avais déjà vu cela dans d’anciens numéros de Sandman mais en général cela était dû à un changement de dessinateur. Il n’en n’est rien ici. Bref on pourrait pratiquement se régaler des images sans lire le texte.


Sur l’histoire, je suis un peu plus mitigée par contre. J’ai retrouvé avec plaisir l’univers, mais je n’ai pas pu m’empêcher de me demander tout du long si un bon mystère ne valait pas mieux que sa résolution. En voulant lever un voile sur le passé du Rêve, Neil Gaiman brosse une histoire à la fois très linéaire (c’est un voyage, si on simplifie) et extrêmement touffu.

Cela donne du coup un récit très court mais qui introduit tellement d’éléments qui viennent enrichir l’univers qu’on finit un peu par s’y perdre. Cela donne l’impression d’un récit un peu boursouflé qui aurait gagné à être développé plus en longueur, ou à moins s’éparpiller.

Cela ne m’a pas empêché de replonger avec plaisir dans l’univers. J’ai aimé suivre à nouveau le Rêve, j’ai adoré en découvrir plus sur certains personnages et j’ai apprécié certains renvois à d’autres histoires de l’univers. Mais je vous avoue que je n’ai pas retrouvé complètement l’émerveillement que j’ai pu avoir en découvrant les tomes précédents, et j'ai trouvé de trop la surcouche mythologique ajoutée dans ce volume.


Sandman Ouverture est donc une addition sympathique à la saga (notamment grâce à ses très beaux dessins et à ses nombreux bonus sur sa conception présents en tout cas dans l’édition Urban Comics). Cependant il faut garder à l’esprit qu’il ne fait pas aussi bien que ses prédécesseurs (sauf en matière de dessin). Et ne vous fiez pas au titre, c’est bien plus un épilogue qu’un prologue, alors ne vous avisez surtout pas de mettre le nez dedans avant d’avoir lu les sept intégrales précédentes !

D'autres avis : Elbakin, Gromovar

CITRIQ

Si ce sont les épisodes d'avant qui vous intéressent :


samedi 7 janvier 2017

Doctor Who Christmas Special : The Return of Doctor Mysterio


Mine de rien, cela fait un an que nous n’avions pas eu de nouvel épisode de Doctor Who à se mettre sous la dent. Heureusement, il est enfin de retour en 2017 et en guise de mise en bouche, un petit épisode de Noël est là pour nous remettre dans le bain. Spoilers, comme il se doit.



Nous sommes donc à New-York, époque actuelle. Grant, un jeune garçon fan de comics, rencontre un curieux personnage occupé à installer un appareil étrange sur son toit. Suite à un quiproquo improbable (comme toujours avec le Doctor), il se retrouve alors doté de super-pouvoirs, qu’il utilise pour sauver le monde… lorsqu’il n’est pas occupé par son job de nounou.

Nous voilà donc embarqués dans une aventure plaisante qui s’amuse à revisiter les histoires de super-héros, et tout particulièrement celles de Superman : difficile de ne pas voir les nombreuses références qui jalonnent l’intrigue, et dont les personnages de la reporter intrépide et du super-héros qui cache son identité secrète derrière une paire de lunettes ne sont que les plus évidents.


« It's OK. I'm an intruder too.  »

Le Doctor y tient presque un rôle de spectateur, mais un spectateur amusé et fort imprévisible comme il doit. En même temps il reprend doucement du service après la longue absence provoquée par la dernière nuit partagée avec River dans l’épisode de Noël précédent.

Cela ne l’empêchera cependant pas de participer à la traditionnelle opération « sauvons le monde des méchants aliens » en compagnie de Nardole (rescapé de l’épisode précédent), avec tout ce que cela compte de dialogues et de situations délirantes.


Avec son hommage délicieux à l’univers des super-héros, The Return of Doctor Mysterio se révèle un épisode très plaisant à regarder : il sait être à la fois drôle et touchant, avec juste ce qu’il faut d’horreur (des cerveaux trop série B pour être vraiment effrayants). Il se regarde également plutôt bien comme un stand-alone, sans pour autant oublier de s’inscrire dans la continuité, évoquant l’épisode précédent tout en laissant quelques pistes pour la suite.

Bref c’est une histoire délicieuse, une vraie boîte de chocolats à savourer qui m’a rappelé tout ce que j’aimais dans cette série : jeu sur les clichés, multiples niveaux de lectures, incroyable capacité à émouvoir et à faire rire.


Ainsi The Return of Doctor Mysterio est d’abord une histoire relativement anodine d’invasion alien avec en prime un super-héros. Mais c’est aussi l’histoire du Doctor qui fait son retour (d’où le titre, qui se rapporte à lui et indirectement à la série, et non au personnage du Ghost). Et c’est aussi une histoire d’amour (qui prend d’ailleurs franchement le pas sur la propre histoire du Doctor).

L’épisode déborde de références aux super-héros, jusque dans les effets spéciaux qui m’ont donné l’impression d’imiter volontairement ceux des premiers Superman. Mais tout ne fait pas dans le pastiche puisque l’épisode s’amuse à retourner certains stéréotypes, en témoigne le personnage de Grant qui exerce la profession de… nounou !


- Where did you get the robes?
- 12th-century Constantinople. I ruled firmly, but wisely.
Certes on pourra reprocher à cet épisode de mettre vite de côté l’aspect Noël (si ce n’est en tout début d’épisode), mais cela n’est pas un mal : je trouve que la série commençait à avoir fait le tour du sujet (mine de rien ils nous ont déjà refait Le chant de Noël, Narnia, le Père Noël et j’en passe des meilleurs).

On passe donc un excellent moment avec cette aventure légère qui nous promet de belles aventures à venir. Peter Capaldi est comme à son habitude très à l’aise dans ses chaussures, et la perspective que la saison 10 soit peut-être sa dernière me désole par avance. Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs, la saison 10 est là au printemps, et à en juger par le trailer, on devrait une fois encore voir du pays !

D'autres avis : Brain damaged, Geekroniques, Zakath Nath 

mercredi 4 janvier 2017

Le temps n’est rien – Audrey Niffenegger


En lisant des articles sur Doctor Who, et tout particulièrement sur le personnage de River Song, j’ai fréquemment vu passer un titre d’histoire : The Time Traveller’s Wife. Je n’avais jamais vraiment cherché à savoir de quoi il s’agissait, jusqu’à que je découvre chez Lune qu’il s’agissait d’un roman traduit en français sous le titre Le temps n’est rien. Je me devais donc de le lire.

Je me suis donc embarquée dans une histoire d’amour étrange où la première rencontre de Monsieur avec Madame n’est pas la première rencontre de Madame avec Monsieur. Mais comment cela est-il possible ? Ma foi, c’est très facile lorsque Monsieur est Henry DeTamble, un bibliothécaire qui souffre d’un mal étrange : il voyage dans le temps sans aucun contrôle, visitant fréquemment son passé et son futur.

Du coup quand j’ai vu que l’héroïne, Claire, avait un journal avec les dates et heures de leurs rencontres, je me suis dit que Steven Moffat ne pouvait pas connaître ce livre (et après vérification, effectivement il s’est inspiré de sa mécanique pour Doctor Who). Fermons maintenant la parenthèse TARDIS.

Une chose est sûre en tout cas, ce livre se dévore tout seul… Il laisse certes complètement de côté l’aspect scientifique (à peine évoqué par une vague histoire de génétique) mais cela permet d’explorer au mieux cette relation amoureuse hors normes entre deux personnages qui ne se croisent pas dans le bon ordre, et dont l’une doit apprendre à vivre avec les absences de l’autre.

J’ai bien aimé parce que avec les personnages sont très bien développés : ils sont extrêmement vivants (grâce à des flashbacks plutôt détaillés) et ils sont loin d’être parfaits. Ils ont une vie compliquée, pleine de petits bonheurs mais aussi de tragédies, et tout cela est raconté avec un ton juste qui ne vire pas dans le mièvre. J’ai trouvé qu’il y avait notamment des choses très vraies sur les couples qui ont tellement l’habitude d’être séparés que vivre l’un sur l’autre en permanence n’est pas évident.

Il n’y a guère que la fin qui m’a un peu déçue. Je l’ai trouvé trop expédiée, comme si l’auteure voulait boucler l’histoire rapidement. Mais en même temps je ne lui en veux pas trop, j’ai assez regardé Doctor Who pour savoir qu’il n’est pas évident de savoir où arrêter ce genre d’histoire d’amour !

Bref Le temps n’est rien est un roman fort sympathique, qui exploite le voyage dans le temps d’une manière plutôt originale et fort intimiste. C’est fort plaisant à lire, à condition de ne pas être allergique aux histoires sentimentales bien sûr !

A noter que ce livre a été adapté au cinéma en 2009 sous le titre Hors du temps en France. Je ne sais pas ce qu'il vaut mais l'affiche me fait un peu peur (contrairement à la couverture du livre qui est extrêmement bien faite d’ailleurs).

D'autres avis :  Acr0, Aude, Bifrost, Karine:), Lune, Roz, Valeriane

CITRIQ


Item 5 : Lire un livre SFFF dont vous n’avez pas encore vu l’adaptation en film
(J'avais déjà rempli cet item mais comme c'était du pur opportunisme je propose une "vraie" participation pour le remplacer)

dimanche 1 janvier 2017

En route pour 2017 ! (bilan 2016)


Pendant le mois de décembre dernier, j’ai eu la joie un peu coupable d’ouvrir tous les jours mon calendrier de l’avent Star Wars et de construire les petits personnages, robots et vaisseaux.

J’ai pensé qu’il aurait été dommage de ne pas vous faire partager ce petit bonheur sous forme de carte de vœux. Je vous souhaite à toutes et à tous une très bonne année 2017, qui sera j’en suis sûre pleine de petits bonheurs : frissons à la lecture d’un livre, émerveillement devant un film ou dégustation coupable de chocolat devant une série télé !

Pour ma part ayant enfin terminé le chantier « permis de conduire » (c’est un peu comme de battre le boss caché du niveau final en mode héroïque), je devrais être un peu plus tranquille cette année. Je compte bien mettre ce temps à profit pour développer l’aspect réseaux sociaux de ce blog (jusque-là inexistant). Et c’est déjà pas mal comme résolution !

Je termine avec une petite rétrospective mettant en scène mes chouchous 2016, tous médias confondus. Ayant des goûts trop éclectiques pour permettre un classement, ils sont triés par ordre chronologique de découverte.


Jessica Jones – Saison 1 : Une excellente série de super-héros qui se démarque des films à grand spectacle grâce notamment à des personnages fouillés et… presque tous de sexe féminin ! – Chronique complète

Galavant – Saison 2 : Alors que j’avais moyennement accroché à la saison 1, j’ai adoré cette saison 2 qui n’a pas eu son pareil pour me faire rire avec ses chansons ridicules et ses nombreuses références. – Brève chronique

Les yeux d’ambre – Joan D. Vinge : Un chouette recueil de nouvelles peut-être un peu ancien, mais néanmoins truffé de bonnes idées. – Chronique complète

Les nefs de Pangée – Christian Chavassieux : Un étonnant roman de fantasy avec un univers très riche et de belles surprises. – Chronique complète

Le roi tué par un cochon – Michel Pastoureau : J’ai longuement hésité entre ce titre et Vert : histoire d’une couleur, tant j’ai eu plaisirs à lire ces deux titres qui donnent un aperçu très différent de notre histoire. J’ai retenu celui-ci car il me semble plus prenant dans sa thématique. – Chronique complète

La Terre bleue de nos souvenirs – Alastair Reynolds : Un space-opera très prenant dont j’ai apprécié la SF positive et humaine qui suscite sans mal l’émerveillement. – Chronique complète

Véridienne & Les Terres de L’est (Récits du Demi-loup) – Chloé Chevalier : Deux romans qui m’ont réconcilié avec la fantasy grâce à un mode de narration original– Chronique de Véridienne, Chronique des Terres de l’Est

House of Cards – Saisons 1 - 3 : La politique n’est pas ma tasse de thé, mais cela ne m’a pas empêché d’être captivée par cette série politique plus vraie que nature où on se surprend à apprécier de suivre la conquête du pouvoir du diable en personne (et de sa femme, ce qui permet d’avoir un très juste aperçu de la place des femmes en politique). – Pas de chronique mais des brèves sur la saison 1, la saison 2 et la saison 3

L’homme qui mit fin à l’histoire – Ken Liu : Une novella de SF qui ne laisse pas différent. J’aurais pu également parler de La ménagerie de papier, superbe recueil de nouvelles, mais ce texte isolé est plus frappant. – Chronique complète

Kubo et l’armure magique – Travis Knight : Un très beau film d’animation, visuellement superbe et doté d’une histoire classique mais avec quelques originalités bienvenues. – Chronique complète

Les animaux fantastiques – David Yates : De tous les films à licence de l’année, certainement celui qui est le plus inventif. Il a réussi à me réconcilier avec Harry Potter au cinéma, ce n’est pas rien ! – Chronique complète

Premier Contact – Denis Villeneuve : Très certainement LE film de SF de l’année, superbe adaptation d’une nouvelle de Ted Chiang. – Chronique complète

Et vous ? Quels sont vos incontournables de 2016 ? Et vos projets pour l’année à venir ?