mercredi 27 janvier 2016

L'appel du coucou - Robert Galbraith


C’était un secret de polichinelle, le mystérieux Robert Galbraith n’est autre qu’un pseudonyme de J.K. Rowling, qui avait envie de publier des polars incognito. L’information a cependant fini par fuiter, et ce roman policier a ainsi attiré un public pas forcément amateur du genre, mais qui avait bien envie de goûter encore à la plume de J.K Rowling. C’est justement mon cas !

L’appel du coucou met en scène le détective privé Cormoran Strike, ancien policier militaire, qui est embauché pour élucider le suicide ou possible assassinat d’une top-modèle. Assistée d’une enthousiaste secrétaire par intérim, Robin, il va donc plonger dans le monde impitoyable du show business, et dans les secrets de la mystérieuse Lula Landry.

Je ne suis pas une grande lectrice de roman policier, mais L’appel du coucou m’a fait l’effet d’un roman tout à fait classique avec la figure du détective privé (qui a ici la particularité de vivre dans son bureau suite à une rupture amoureuse), la pétillante et débrouillarde secrétaire, la collecte d’indices et l’interrogation de tous les protagonistes qui amènent à une révélation finale qui élucide le mystère.

Forcément il y a du suspens, on veut tout savoir et les quelques 600 pages s’enchaînent toutes seules. Mais alors, est-ce un banal roman policier ?

Oui et non. Dans la structure certainement, mais il y a la petite « touche Rowling » qui fait toute la saveur de la lecture, à savoir les personnages. Ils sont fort nombreux (la page Wikipédia anglaise en dénombre presque 30) mais ils sont tous très bien caractérisés si bien qu’on ne mélange fort rarement les pinceaux, et on s’étonne de les voir former tous ensemble une sorte de tableau d’ensemble tout à fait cohérent, un vrai portrait du monde des célébrités.

On retrouve dans ce roman la même qualité que dans Une place à prendre, à savoir des personnages soignés et vivants. Ils jouent parfois la carte du cliché, mais ce sont des clichés n’ont aucun de mal à sortir des pages, à avoir une sorte de vie propre, à commencer par le héros, Cormoran Strike, bourru mais attachant, solide malgré ses démons intérieurs.

C’est vraiment la force de L’appel du coucou, qui permet de faire passer la pilule d’une intrigue un peu plus faible. En effet la partie enquête m’a semblé tout à fait correct (même si j’ai trouvé presque frustrant que le détective n’émette pratiquement aucune supposition avant la résolution), mais le final m’a semblé un peu décevant. Cohérent certes, mais avec un arrière-goût de « tout ça pour ça ? » (pour citer ma collègue Acr0)

Au final, L’appel du coucou est donc un roman policier correct, une excellente lecture prenante idéale pour se changer les idées (enfin c’est un petit anxiogène par moments mais au moins vous ne penserez pas à vos propres problèmes !), qui à défaut d’avoir une intrigue exceptionnelle se distingue par une jolie brochette de personnages (et un joli rendu du milieu mondain anglais en passant).

Du coup sans être une révélation littéraire (en même temps après avoir écrit Harry Potter, on peut se permettre d’écrire des choses beaucoup plus triviales sans avoir se soucier des factures), ce roman reste une lecture plaisante. Du coup je lirais probablement la suite, histoire de voir si après avoir fait ses premières armes, J.K. Rowling s’améliore au niveau de l’intrigue !

CITRIQ

lundi 25 janvier 2016

Jessica Jones – Saison 1


Après Daredevil, je continue à explorer l’univers Marvel adapté par Netflix avec la série Jessica Jones, qui met en scène une ancienne super-héroïne reconvertie en détective privée après un évènement traumatisant.

Elle exerce donc ses talents dans le quartier de Hell’s Kitchen (oui c’est là que crèche Daredevil, une vrai pouponnière à super-héros cet endroit !) et partage sa vie entre ses enquêtes, ses cadavres de bouteille, sa meilleure amie et une tentative de relation amoureuse avec un barman. Jusqu’à qu’une vieille connaissance qu’elle croyait morte fasse son retour…

Il ne m’a pas fallu beaucoup d’épisodes pour tomber sous le charme de cette série. A l’image de Daredevil (je suis obligée de jouer la comparaison, les deux séries s’inscrivent dans la même veine), on est à des années-lumière des films Marvel.


L’ambiance est délicieusement sombre et les épisodes ne se contentent pas d’aligner les explosions spectaculaires (y’a pas le budget de toute façon) ou les bastons à répétition (même si Jessica Jones se sert assez souvent de ses poings, en même temps elle est super forte, autant en faire bon usage !). Par contre on a l’occasion de se régaler avec les dialogues.

C’est normal puisque le point fort, c’est assurément les personnages, tous extrêmement complexes. L’héroïne est complètement dysfonctionnelle et jamais sobre avec ça, et tout son entourage (de sa meilleure pote au barman « with benefits ») traîne de sacrées casseroles. Le tout avec beaucoup de nuances de gris, les personnages manichéens ne sont pas légions (Trish peut-être ?).


Même le méchant de l’histoire est très nuancé, complètement fou mais avec plein de facettes différentes. Et il est mortellement flippant avec ça. Il est incarné par David Tennant au top de sa forme. Je sais que je suis censée n’avoir aucune objectivité sur le sujet, mais je ne l’avais pas connu aussi inspiré depuis Doctor Who. Et il joue un psychopathe (s’il avait raté le rôle du Doctor, maintenant je sais qu’il aurait fait un excellent Master).

Et puis, ce qui est vraiment géniale, c’est que c’est une série ultra-féminine (ce qui a peut-être à voir avec le show-runner, une femme !). A l’exception du grand méchant, ce sont clairement les personnages féminins qui dominent la série. Il y a l’héroïne, sa meilleure copine et son avocate (légèrement véreuse et incarnée avec brio par Carrie-Ann Moss qui me semblait avoir disparu de la circulation dernièrement) comme trio de tête.


Les hommes eux (que ce soit le voisin, le copain avec qui c’est compliqué ou le flic), tiennent des rôles bien plus secondaires. Je n’ai pas tout vu ce qui a été fait comme film/série dans les univers des super-héros, mais ça me parait une occurrence rare ! (en général les super-héroïnes donnent plutôt lieu à des bouses, enfin ceux qui ont vu Catwoman ou Elektra me confirmeront ça…).

Bref c’est une série bien fichu qui se dévore très rapidement (enfin une fois passés les premiers épisodes, faut quand même s’habituer à l’atmosphère qui est parfois archi-anxiogène), et mon seul regret est la quasi-absence de cross-over avec Daredevil (il y en a juste un, vous verrez où).

Mais entre-temps j’ai découvert que ce n’était que la 2ème série dans cet univers. On devrait ensuite s’intéresser à Luke Cage et Iron Fist, avant d’arriver à The Defenders où tout le monde devrait se retrouver… je n’ose imaginer les ravages quand Jessica Jones et Foggy font se rencontrer !

samedi 23 janvier 2016

Nouveau challenge : SFFF & Diversité


Cette année, j’avais décidé d’y aller mollo sur les challenges, histoire de retrouver le plaisir de lire sans obligation. Cependant je pouvais difficilement dire non à Lhisbei, et certainement pas à son nouveau défi plutôt original : SFFF & Diversité.

Adapté du challenge américain #BustleReads, ce défi militant nous oblige à sortir un peu le nez de notre SFFF souvent très occidentale (voir franchement franco-américaine) et trop masculine. Le principe est simple : il y a 20 items à remplir (lire un ouvrage d’un auteur non-occidental, lire un essai, voir la liste complète plus bas) et l’objectif et d’obtenir 20/20 (avec possibilité de cumul) :
  1. Lire une oeuvre de SF (et uniquement de SF) écrite par une femme
  2. Lire une oeuvre de SF ou Fantasy ou Fantastique (SFFF) francophone mais non française
  3. Lire un essai ou un article traitant de science, de science-fiction, de fantasy ou de fantastique
  4. Lire une oeuvre SFFF écrite par un auteur de couleur ou métissé
  5. Lire un livre SFFF dont vous n’avez pas encore vu l’adaptation en film
  6. Lire un roman SFFF young adult
  7. Lire un livre SFFF se passant en Orient (qu’il soit réel ou fantasmé)
  8. Lire un livre SFFF parlant d’une ou de femme(s) dans la guerre
  9. Lire un roman graphique ou une BD ou un comic avec une femme pour héroïne
  10. Lire une oeuvre de SFFF par un auteur non occidental
  11. Lire une oeuvre de SFFF dans laquelle l’Afrique (ou un pays d’Afrique) tient une place prépondérante
  12. Relire un conte que vous avez adoré étant enfant
  13. Lire une oeuvre de SFFF écrite par une personne issue ou militant pour la communauté LGBTQIA
  14. Lire un livre de cli-fi (climate fiction). Ou éco-fiction (pour écologie fiction)
  15. Lire un livre de SFFF féministe
  16. Lire le premier livre d’une série SFFF que vous n’avez jamais lu
  17. Lire un livre dans lequel une IA ou des robots ont un rôle prépondérant
  18. Lire un livre SFFF traduit
  19. Lire un recueil de nouvelles SFFF
  20. Lire un livre de SFFF transhumaniste ou posthumaniste
Le défi se déroule du 15 janvier 2015 au 14 janvier 2017 minuit et vous pouvez vous inscrire et trouvez des informations plus détaillées sur le fonctionnement par ici.

Pour ma part voilà les livres présents dans ma PàL que je compte lire pour le challenge :
  • Dimension Merveilleux Scientifique (ANTHOLOGIE) 19
  • Le livre d'or de la science-fiction : Science-fiction allemande (ANTHOLOGIE) 18, 19
  • Ferrailleurs des mers – Paolo BACIGALUPI 6 ( ?), 18
  • L'ensorceleuse de Pointe-Lévy – Sébastien CHARTRAND 2
  • Royaume de vent et de colères - Jean -Laurent DEL SOCORRO 8 ( ?)
  • Montréel – Eric GAUTHIER 2
  • Omale 1 – Laurent GENEFORT 16
  • Philip K. Dick goes to Hollywood – Léo HENRY 19
  • Le sentiment de fer – Jean-Philippe JAWORSKI 19
  • Quatre chemins de pardon – Ursula K. LE GUIN 1, 18, 19
  • Dragon de glace – George R.R. MARTIN 18, 19
  • Le marteau de Thor – Stéphane PRZYBYLSKI 8 ( ?)
  • Kirinyaga – Mike RESNICK 11, 18
  • Le livre d'or de la science-fiction – Robert SILVERBERG 18, 19
  • Dernières nouvelles de Majipoor – Robert SILVERBERG 18, 19
  • Je suis ton père : la saga Star Wars, l’Amérique et ses démons – Thomas SNEGAROFF 3 (piqué dans la PàL de M. Vert)
  • Le livre d'or de la science-fiction – Theodore STURGEON 18, 19
  • Le bal des sorcières – Alain SURGET relecture pour le 12 si je récupère mon exemplaire
  • Les yeux d'ambre – Joan D. VINGE 1, 18, 19
  • Les voyageurs malgré eux – Elisabeth VONARBURG 1 ( ?), 2
  • Fables 25 : Adieu – Bill WILLINGHAM & Mark BUCKINGHAM 9 ( ?)
Tous les items sont loin d’être remplis (j’ai quelques idées dans ma wish list ceci dit) et j’ai mis quelques points d’interrogation car il est difficile de savoir si ça colle sans lire l’ouvrage en question. D’ailleurs il va falloir que je fasse quelques recherches pour certaines catégories.

Un seul point reste à régler : est-ce que je m’impose comme Lune le défi supplémentaire de faire un item = un livre parce que je ne peux jamais résister à un double challenge ? Cela va dépendre de ma motivation… En fait dans la veine je suis maniaque et je l’assume, je serais plutôt capable de faire les items dans l’ordre !

Ce billet sera sûrement mis à jour en fonction de mes participations, en attendant si vous avez des recommandations pour les items sans livre sur lesquels je sèche (surtout les 4, 10, 13, 14, 15, 17 et 20 il me semble), je suis preneuse !

jeudi 21 janvier 2016

Le bouclier du temps – Poul Anderson


Paru trente-cinq ans après la nouvelle fondatrice La patrouille du temps, Le bouclier du temps vient clôturer cet excellent cycle d’aventures à travers le temps écrit par Poul Anderson, aussi intelligent que divertissant.

Cette fois-ci point de nouvelles ou de novellas mais un roman, un vrai… on sent mine de rien l’évolution dans le format des histoires de SF ! Quoique je soupçonne l’auteur d’être un irréductible amateur du format court et des textes indépendants, car ce roman se divise en parties finalement assez distinctes, qu’on pourrait presque lire séparément.

De même d’ailleurs que ce roman peut tout à fait se lire indépendant des autres textes, Poul Anderson redonnant à chaque fois les éléments de base, et libre au lecteur d’aller ensuite lire les volumes précédents pour comprendre d’où sortent certains personnages ou à quoi fait allusion Manse Everard.

Et l’intrigue dans tout ça ? On retrouve comme d’habitude notre agent non-attaché qui se balade à travers l’histoire pour éviter qu’elle ne dévie, que ce soit à cause de mégalos qui souhaitent réécrire le monde en Bactriane, ou à cause d’une déviation étrange au Moyen-Age qui conduit à la création d’un univers parallèle.

La nouveauté, c’est que son histoire alterne avec celle de Wanda Tamberly, personnage apparu dans le volume précédent, fraîche recrue de la Patrouille qui étudie l’apparition des premiers hommes en Amérique, et accessoirement amoureuse potentielle pour Manse Everard.

Que d’époques visitées mises en scène avec soin, qu’on adore découvrir car on les connait finalement mal, alors qu’elles ont aussi joué un rôle dans l’Histoire avec un grand H (en témoigne les conséquences d’un mort imprévu ici ou là).

Se plonger dans l’histoire du Proche-Orient (véritable carrefour des civilisations) qu’on connaît si mal est passionnant, et j’ignorais complètement l’existence d’un Royaume normand de Sicile (autre sacré carrefour dans son genre). Comme pour chaque aventure de Manse Everard, j’aurais aimé que l’auteur consacre trois cents pages de plus à ces périodes, pour vraiment en profiter !

La nouveauté dans Le bouclier du temps, c’est définitivement la touche féminine apportée par Wanda Tamberly. Même si j’ai parfois trouvé le personnage exaspérant, j’ai aimé la présence d’une femme qui n’en fait souvent qu’à sa tête (et qui a raison). On ne pourra plus dire de Poul Anderson qu’il oublie les personnages féminins !

(Soit en dit en passant, maintenant que je commence à bien avancer dans sa bibliographie je me rends compte qu’on ne peut pas faire de généralités à ce sujet, au milieu des femmes effacées il met en scène de sacrées femmes fortes)

Le bouclier du temps est donc un excellent moment de lecture pour les amateurs d’histoire et/ou de voyage dans le temps. Comme tout le reste du cycle d’ailleurs. Certes La patrouille du temps ne contient que peu d’éléments de SF au final (juste le cadre du voyage temporel), mais du coup c’est un cycle intemporel, qui vieillit fort bien. Si vous aimez l’histoire, jetez-vous dessus, c’est un régal !

CITRIQ

mardi 19 janvier 2016

Star Wars Episode VII : Le réveil de la Force – J.J. Abrams



Après cette petite promenade dans les anciens films (et dans l’univers étendu qui les accompagnait jusque-là), il est temps de s’attaquer au tout dernier épisode de Star Wars, fraichement sorti en décembre et qui n’en finit pas d’animer les débats : Le réveil de la Force. Pas de gros spoilers en vue à priori, mais méfiez-vous si vous n’avez toujours pas vu le film.



En une phrase : Une nouvelle ère commence, ça fonctionne même si l’émotion n’est plus au rendez-vous

Les bons côtés :
  • L’authenticité : on retrouve l’univers, les personnages, les nombreux aliens, les planètes en tout genre et les effets spéciaux un peu à l’ancienne, bref on est dans un pur Star Wars !
  • Les nouveaux personnages principaux : ils sont bien fichus et attachants, formant une sorte de remake du trio Luke-Leia-Han avec un détournement des codes (Rey reprenant clairement le rôle de Luke par exemple, et c’est une femme, hip hip hip, hourra !)
  • Les anciens : J’avais un peu peur de la présence caméo mais il n’en est rien (enfin disons qu’ils ont un rôle à jouer dans l’intrigue même si tous ne sont pas aussi présents), et c’est un plaisir de les retrouver 30 ans plus tard et de voir qu’ils n’ont pas tant changé que cela. Les séquences entre Han et Leia sont toujours aussi émouvantes en plus !
  • Les multiples références : Le début est assez délicieux dans sa façon de refaire l’épisode IV à sa sauce, on s’amuse de retrouver le plan dissimulé, la capture du héros par le méchant pour obtenir des informations, la pseudo-cantina, la Yoda au féminin…


Les mauvais côtés :
  • Le rythme de l’intrigue : L’histoire semble se dérouler sur à peine deux jours et on avance à 200 à l’heure, c’est presque épuisant à force… pour le coup un ou deux temps calmes de plus n’aurait pas fait de mal !
  • Les facilités : Il est difficile de fermer complètement les yeux sur certaines, comme l’apprentissage ultra-rapide du sabre-laser (même si le film nous donne quelques idées explicatives) ou les retrouvailles un peu trop faciles avec le Faucon… je blâme le côté Disney !
  • L’émotion n’est plus vraiment là : Ce n’est pas forcément la faute du film (et je m’y attendais de toute façon), mais j’étais un peu triste que cet épisode ne m’enthousiasme pas autant que les anciens, je me demande l’effet qu’il m’aurait fait si je l’avais vu à 15 ans…
  • Les multiples références : C’est un aspect sympathique mais à la longue je l’ai trouvé un peu poussif, comme s’ils n’avaient pas osé s’affranchir de l’Ancienne trilogie… j’espère que ça se calmera dans la suite !


En conclusion : Même si l’émotion n’est plus au rendez-vous, c’est un épisode plutôt bien fichu pour dresser le pont entre la trilogie originelle et les nouveaux films. Les personnages sont vraiment chouettes (un sacré atout mine de rien), on se sent immédiatement à la maison quand on découvre Jakku, du coup on pardonnera au film ses quelques facilités. J’espère juste que la suite saura s’affranchir des multiples références et se ménager quelques scènes un peu plus tranquilles !

Musiques à retenir : The Scavenger et/ou Rey’s Theme (avec un petit chose d'Harry Potter par moment), Scherzo for X-Wings (parce que c’est une chouette musique de bataille aérienne) et enfin The Jedi Steps (pour le thème de la Force et les reprises derrière, on ne se refait pas !)

dimanche 17 janvier 2016

Par bonheur, le lait – Neil Gaiman & Boulet


J’avais un peu raté l’occasion de faire la chronique de ce roman jeunesse lors de sa sortie en anglais (j’en parle juste brièvement ici), l’édition française étant récemment entrée en ma possession, il est grand temps de rattraper ça !

D’autant plus qu’il y a une petite anecdote derrière ce livre (pour ceux qui n’aiment pas les anecdotes, vous pouvez sauter 3 paragraphes). Cela ne vous aura pas échappé, je suis un petit peu (voir beaucoup) fan de l’œuvre de Neil Gaiman, au point d’acheter tout ce qui porte son nom ou presque, en VO et en VF tant qu’à faire. De manière générale les gens évitent donc de m’offrir des textes de lui (sauf commande express).

Mais c’est sans compter sur Olya (grande copine de blog même si tu n’as plus de blog :D) qui au mois de novembre a osé m’acheté un Gaiman pour mon anniversaire (CE Gaiman en fait). Et me l’a envoyé par la poste. A la mauvaise adresse. Le livre lui est donc revenu (bien plus tard), elle a dû le renvoyer, tout en espérant que dans l’intervalle je ne l’achèterais pas.

Et elle a eu une sacrée chance car non, deux mois plus tard, je ne l’avais toujours pas acheté (sans doute parce qu’il n’a pas croisé ma route, demandez un peu à Tigger Lilly ce qui est arrivé quand on est allés faire des courses de Noël ensemble dernièrement !). Morale de l’histoire : Dans la vie, parfois, il faut oser. Deuxième morale (qui était inscrite sur le post-it sur le livre) : « Sinon, tu pourras toujours le refourguer à ton neveu » (c’est vrai aussi, pourquoi diable n’y ai-je pas pensé avant Noël ?).

Fin de l’anecdote.

Sinon, Par bonheur, le lait, de quoi ça parle ? C’est en fait une sorte de réponse à un album jeunesse de Gaiman, Le jour où j’ai échangé mon père contre deux poissons rouges, qui est rapidement devenu un cadeau de fête des pères. Ce qui l'a un peu effaré vu que le père y joue un rôle pour le moins effacé.

Par bonheur, le lait, est donc une histoire où le père est un héros. Il va acheter du lait pour ses enfants. C’est tout ? Mais mes pauvres amis, si vous saviez tout ce qui peut vous arriver quand vous allez acheter du lait… des dinosaures, des aliens, des pirates, et même des poneys ! (on n’est pas passé loin des licornes, croyez-moi).

Le résultat est une sorte d’histoire qui se déroule comme une bobine de fil, mais un fil multicolore qui a une nette tendance à partir dans tous les sens. Ce n’est certainement pas la révélation de l’année mais c’est un sympathique bol d’air frais, et une très bonne lecture jeunesse à mon avis (à vérifier sur un sujet test plus jeune à l’occasion).

L’autre atout de Par bonheur, le lait, c’est qu’il s’agit d’un roman illustré (et il serait dommage de bouder son plaisir dans le domaine), avec la particularité que l’illustrateur change en fonction des pays. Les versions anglaises ont été réalisées par Chris Ridell (en Grande-Bretagne) et Skottie Young (aux Etats-Unis). Vous pouvez voir à quoi ça ressemble sur cette page.

En France c’est Boulet qui a réalisé les illustrations, et c’est tout aussi délicieux (quelques images sont visibles ici). En fait je serais bien incapable de choisir quelle est ma version préféré, que ce soit pour la VO ou la VF, les images accompagnent à merveille la loufoquerie du texte (par contre l’édition anglaise est un peu moins cheap avec sa jaquette, mais le prix n’est pas le même…).

Bref c’est une jolie aventure loufoque, à prescrire aux plus jeunes bien sûr, mais n’oubliez pas d’en profiter avant !

CITRIQ

vendredi 15 janvier 2016

Replongeons dans Star Wars (3) – L’univers étendu « Legends »

Pour la plupart des gens, Star Wars se résume à six sept films. Les plus observateurs auront noté l’existence de quelques films et séries dérivées (comme Clone Wars), mais il n’y a guère que les fans purs et durs pour connaître l’immensité de ce monde, grâce à tout l’univers étendu qui s’est déployé sur bien des supports au fil des années.

Avec l’arrivée de l’épisode VII, c’est une nouvelle continuité qui s’ouvre. Si bien que tous les livres, BD, jeux vidéo et dessins animés sortis avant lui (à quelques exceptions près) sont donc partis à la corbeille… enfin dans une sorte d’univers alternatif appelé « Legends ».

C’est tout à fait logique (ne serait-ce que d’un point de vue marketing), mais je vous avoue ressentir une pointe de tristesse à voir toutes ces belles histoires tomber dans l’oubli… enfin dans un univers parallèle. J’ai en effet passé d’excellents moments avec Jacen et Jaina Solo, les Spectre et le grand amiral Thrawn (parmi tant d’autres).

Alors avant de leur dire adieu (pour aller peut-être découvrir les nouvelles aventures qui les remplacent), je tenais à faire un petit tour des histoires qui m’ont le plus marqué (pour des raisons plus ou moins valides, comme vous allez le voir). La présentation suit la chronologie Star Wars (l’an 0 étant la bataille de Yavin, l’épisode IV).

  • Autour de -4000 – Knights of the old republic (jeux vidéo – comics)
Se déroulant bien avant les films, cet univers a commencé en jeu vidéo, avec l’excellent Knights of the old republic (un rpg Star Wars vraiment bien fichu, classique mais avec un twist digne de L'Empire contre-attaque, sa suite aurait été grandiose si son développement n’avait pas été rushé, et ça reste un jeu à la Planescape Torment qui soulève plein de questions pertinentes) et s’est étendu aux comics avec l’excellent Chevaliers de l’ancienne république où un jeune padawan est accusé du meurtre de ses camarades en pleine guerre mandolorienne.
J’ai aimé ce bond dans le passé qui permet de s’affranchir des films, de faire du neuf avec du vieux (ou plutôt du vieux avec du neuf)… on s’étonnera parfois de l’absence de décalage technologique (qui existait dans d’anciennes BD se situant à la même époque et beaucoup plus kitschs), mais sinon c’est un excellent univers (qui aurait pu être conservé en plus vu sa distance…).

  • De -44 à -40 – Les apprentis Jedi (romans jeunesse)
Cette série pour la jeunesse se penche sur l’apprentissage d’Obi-Wan (avant La Menace fantôme), où on le voit galérer à se trouver un maître et se comporter parfois comme un ado idiot (mais par rapport à Anakin Skywalker ce n’est rien du tout). C’est un vrai bonheur à lire car c’est du jeunesse qui ne prend pas les enfants pour des idiots, et on apprécie d’autant plus le duo qu’il forme avec Qui-Gon dans l’épisode I. J’ai prescrit la série à mon filleul, c’est comme ça qu’il est entré dans l’univers Star Wars !

  • -22 – Point de rupture (roman)
Un roman écrit par Matthew Stover qui se penche sur le personnage de Mace Windu pendant la Guerre des Clones, alors qu’il retourne sur sa « charmante » planète natale. Point de rupture donne une épaisseur formidable à un personnage qui jusque-là était classe uniquement à cause de son sabre violet et de son interprète. C’est donc ultra-intéressant de plonger dans sa tête, et quand il passe à l’action, on comprend pourquoi il est maître Jedi (rien à voir avec sa performance dans l’épisode III !). La plupart des romans de l’époque Guerre des Clones sont intéressants, mais celui-là est de loin le meilleur.

  • De -22 à -19 – Clone Wars (comics)
De tous les comics Star Wars que j’ai acheté, voilà une des trois séries de comics que je ne revendrais jamais (avec Chevaliers de l’ancienne république et Legacy, si vous voulez tout savoir). Sautant d’un personnage à l’autre, mettant en scène autant Anakin et Obi-Wan que les Jedi d’arrière-plan (notamment l'excellent Quinlan Vos et son ancienne apprentie Aayla Secura), Clone Wars est un excellent moyen de combler les trous entre les épisodes II et III, avec des petites et des grandes histoires.

  • An 3 – Les ombres de l’empire (roman)
Cet excellent roman fait le pont entre L’Empire contre-attaque et Le Retour du Jedi, expliquant les progrès faits par Luke dans sa maîtrise de la Force, comment Leia a acquis son déguisement et bien d’autres choses (par exemple ce que magouillait Vador pendant ce temps). C’est sans doute le roman le plus accessible de Star Wars, qui se lit avec grand plaisir (sauf un ou deux passages avec Xizor, pas qu'ils soient graphiques ou quoi que ce soit, mais je pense que Star Wars n’est juste pas un univers adapté aux prédateurs sexuels !).

  • An 5 – Luke Skywalker and the Shadow of Mindor (roman)
Le dernier roman de l’univers étendu que j’ai lu (à ce jour, ça changera peut-être) est une aventure très fun qui met en scène Luke, Han, Leia et toute la bande dans une aventure rocambolesque juste après Le Retour du Jedi, avec de l’action, de l’humour, plein de rebondissements et de délicieux renvois à l’épisode III. Un régal ! Et j’en dis plus sur cette page.

  • Ans 6-7 – Les X-Wings (romans & les comics sont bien aussi même si j’en parle pas)
Il n’est pas toujours aisé de rentrer dans des romans Star Wars quand les héros traditionnels ne sont pas au rendez-vous… sauf pour les X-Wings, où l’on suit les traces de l’Escadron Rogue dirigé par Wedge Antilles en pleine reconquête de Coruscant. Presque que des inconnus au casting (Wedge, Wes et Hobbie sont juste des figurants dans les films), mais on se retrouve tous à les aimer pour leurs exploits, leurs troubles intérieurs et bien sûr leur humour ! La suite évoque les aventures l’Escadron Spectre, improbable assortiment de pilotes aux talents inattendus (dont un ancien acteur de films de propagande impériale et un gamoréen génie des mathématiques), c’est encore plus drôle. Yub yub commandant !

  • An 8 – Le mariage de la Princesse Leia (roman)
C’est l’un des tous premiers romans Star Wars que j’ai lu, du coup je le cite plus pour le souvenir que pour son intrigue, digne de Feux de l’amour (avec Leia qui est coincée entre deux soupirants). Mais c’est les Feux de l’amour à la sauce Star Wars où dans ce cas un des prétendants enlève la belle et l’emmène sur l’étrange planète Dathormir (un must à visiter avec ses sorcières dompteuses de rancors qui asservissent les hommes et qui ont collé une peignée à Yoda 400 ans auparavant !) tandis que le deuxième (ce n'est pas Han, lui c'est le kidnappeur&nbsp!) part la sauver le frérot en quête d'archives Jedi… avec du recul, cette intrigue est une honte, mais mettez-vous à la place de l’ado qui lisait son premier vrai roman Star Wars, c’était magique ! (et en plus les sorcières de Dathormir se sont vraiment fondues dans l’univers étendu ensuite)

  • An 9 – La croisade noire du Jedi fou (romans)
Sans doute les meilleurs épisodes VII-VIII-IX non officiels, où un grand amiral de l’Empire semble bien parti pour mettre à bas la toute nouvelle république, alors que Luke continue ses recherches sur la Force et que Han et Leia commencent à fonder une famille. On retrouve tous les personnages des films avec plaisir, on se régale des nouveaux venus (la fameuse Mara Jade notamment), l’intrigue est riche et prenante, et accessoirement le grand amiral Thrawn restera toujours pour moi le meilleur méchant de tous les temps Star Wars (alors qu’il n’a même pas la Force, un comble !). C'était si artistiquement fait.

  • An 10 – L’empire des ténèbres (comics)
Pendant longtemps ça a été la BD que je voulais lire à tout prix à cause de son intrigue alléchante où l’Empereur revient à la vie et où Luke passe du côté obscur. J’avoue qu’après tant d’attente (d'ailleurs je venais enfin de dénicher le dernier tome quand toute la série a été rééditée chez Delcourt... pfff), le résultat n’a pas été à la hauteur de mes espérances, notamment à cause d’une colorisation juste affreuse tout en vert et rose et de dessins qui ne vendent pas du rêve (vous comprendrez pourquoi je trouve Sandman est de toute beauté en comparaison).


Le scénario non plus ne brille pas particulièrement par son intelligence ou sa complexité (amateurs de super armes, venez découvrir les dévastateurs de monde et le canon galactique !). Aujourd’hui cette série de comics a un côté complètement désuet à côté de la plaque, mais en même temps elle a un petit côté fondateur qui m’oblige à la mentionner.


  • Ans 22-24 – Les Jeunes chevaliers Jedi (romans jeunesse)
Encore une de mes premières lectures, cette fois-ci il s’agit d’une série jeunesse qui met en scène les aventures des enfants Solo à l’académie Jedi. On suit les enfants de Han et Leia, le neveu de Chewbacca et la fille de l'ancien soupirant de Leia et d'une sorcière de Dathormir (je savais bien qu'il fallait que je vous parle de son mariage pour quelque chose) qui accomplissent des exploits improbables (et apprennent à devenir des Jedi parfois). Du coup ça ressemble parfois un peu trop au Club des Cinq v 2.0 apprend à maîtriser la Force, mais on s’amuse des caractères parfois inversés des héros (Jaina aime la mécanique tandis que Jacen s’occupe des animaux !), des caméos des héros traditionnels. Et la série n’oublie pas de traiter quelques sujets graves ici et là (la drogue notamment).

  • Ans 25-29 – Le Nouvel ordre Jedi (roman)
Cette série de livres est difficile à oublier puisque c’est avec elle que s’est ouvert l’ère des grands chambardements. Après des années de romans plutôt tranquilles (une menace arrive, les héros sont en danger, ils gagnent au bout de trois tomes maximum), voilà qu’est lancée une série ambitieuse mettant en scène des méchants à la limite de l’invincible car invisibles dans la Force (autant dire que les Jedi prennent cher). L’Univers étendu a alors pris un sacré virage, puisque le premier roman mettait en scène la mort d’un personnage qu’on n’aurait pas cru mortel (bon remarquez il a quand même fallu qu’il se prenne une lune sur la tête !). Après ça, tout semblait permis, ou presque, ce qui a contribué à tenir en haleine jusqu’à la conclusion. Une belle saga épique qu’on garde en tête !

  • An 137 et + – Legacy (comics)
Cette série de comics se déroule plus de 100 ans après Le Retour du Jedi, et pour le coup c’est un sacré vent d’air frais, car même si on suit les pas d’un descendant inattendu de Luke Skywalker qui fait face au côté obscur, Cade Skywalker n’a rien d’un héros au début. J’ai beaucoup aimé cette série pour son inventivité à se projeter dans le futur, pour l’ambiance très sombre et pour les étranges conversations du dernier Skywalker avec son ancêtre Luke (où il explique à son aïeul qu’il se drogue pour ne plus avoir à lui parler !).

Voilà, cette petite promenade au pays des légendes Star Wars est terminée. Pour compléter cette sélection éclectique, je vous renvoie à deux articles que j’avais déjà fait sur ce sujet (ici pour les romans et ici pour les comics), que j’aurais dû relire avant d’écrire celui-là, ça m’aurait évité d’oublier la trilogie Yan Solo (son cousin est un authentique connard, et sa première copine voulait devenir conservatrice de musée, vous le saviez ça ?). Maintenant que cette rétrospective est terminée, je vais enfin vous parler de l’épisode VII !

mercredi 13 janvier 2016

Doctor Who Christmas Special : The Husbands of River Song


Heureusement que je n’ai pas pris pour résolution en 2016 de chroniquer plus rapidement les épisodes de Doctor Who, car j’aurais vraiment très mal commencé ! Je vous rassure, encore une fois ce n’est pas par manque d’enthousiasme que par manque de temps que j’ai trainé. En fait ayant beaucoup aimé cet épisode, je m’en serais surtout voulue de bâcler sa chronique.

Sinon vous avez vu le titre ? Vous ne serez pas surpris que la suite contienne des spoilers !


Débutant dans une sorte de village idyllique sous la neige, The Husbands de River Song dégénère très vite dans une intrigue pas très Noël : le Doctor tombe un peu par hasard sur River Song alors qu’elle cherche un chirurgien pour sauver son mari.


La situation en soit est déjà fort étrange (quoique pour du Doctor Who ça reste raisonnable), elle le devient d’autant plus que le Doctor ignorait que River collectionnait les maris, tandis que River ne le reconnaît pas, n’ayant pas connaissance de sa nouvelle tête (et oui la nouvelle série de régénérations n’était pas prévue au programme).


Le « mari » en question est en fait un tyran avec un diamant à l’intérieur de la tête, diamant que River veut s’approprier… sauf que son mari la perce à jour, qu’en fait en plus d’être un tyran c’est un cyborg (dont le corps mécanique est incroyablement intelligent et tout à fait indépendant), après quoi tout part un peu en cacahouètes avec une tête volée enfermée dans un sac, le vol du TARDIS et une croisière spatiale destinée aux amateurs de génocides.

« I can't approve of any of this, but I haven't laughed in a long time. »
Autant dire qu’on passe une bonne partie de l’épisode à se marrer, et ça fait du bien après une fin de saison pas des plus joyeuses. Le Doctor le dit d’ailleurs lui-même, et il est vrai qu’on avait rarement eu l’occasion de voir Twelve s’amuser autant. Un peu comme si cet épisode était destiné à conclure la saison 9 sur une note positive, pour le Doctor comme pour les spectateurs.


Il faut dire que c’est (il me semble) la première fois que le Doctor s’invite à l’improviste dans une aventure de River Song (d’habitude elle le convoque ou vient lui donner un coup de main), et on se régale de voir la vie qu’elle mène toute seule. Et sans surprise, elle est haute en couleurs !



- My information is correct. You are the woman who loves the Doctor.
- Yes, I am. I've never denied it. But whoever said he loved me back ? He's the Doctor, he doesn't go around falling in love with people. And if you think he's anything that small or that ordinary, then you haven't the first idea of what you're dealing with.
Cependant on s’amuse autant qu’on est touché par cette découverte, notamment lorsqu’elle s’exprime sur ses sentiments à l’égard du Doctor, toujours persuadé que le type à côté d’elle est un simple aventurier idiot qui passait par là. D’ailleurs je me suis vraiment demandée si elle était bonne menteuse au point de tromper le robot, ou si elle le pensait réellement que le Doctor ne l’aimait pas.

Il est fort probablement que la deuxième hypothèse ne soit pas totalement fausse, et c’est assez triste parce que la tête de Twelve lorsqu’il voit River suffit à montrer à quel point il l’aime (parce que c’est vraiment pas souvent qu’il prend cette tête-là).
- When you love the Doctor, it's like loving the stars themselves. You don't expect a sunset to admire you back. And if I happen to find myself in danger, let me tell you, the Doctor is not stupid enough, or sentimental enough, and he is certainly not in love enough to find himself standing in it with me !
- Hello, sweetie.

Après du blabla et des explosions, l’histoire prend ensuite une tournure plus sérieuse quand on approche de Darilium, parce que quand on connaît par cœur le final du premier épisode où apparaît River Song, on sait que c’est sa dernière étape avant la Bibliothèque. En fait je ne m’attendais même pas à voir cette scène un jour puisqu’elle était évoquée dans un minisode d’Eleven.

Je pensais donc devoir sortir les mouchoirs, mais il n’en a rien été. Cette dernière rencontre entre River et le Doctor (où il lui offre son tournevis sonique) est belle, touchante, mais elle n’a finalement rien eu de dramatique (après tout la nuit dure 24 ans !). C’est juste une belle conclusion à l’histoire des deux personnages.

Enfin jusqu’à la prochaine occurrence au moins, car une fin n’a jamais empêché le Doctor de revoir River, d’ailleurs toute leur histoire semble faite de fins (que ce soit dans la Bibliothèque, sur Trenzalore, à New York…).


Le résultat de tout cela, c’est que The Husbands of River Song est un superbe épisode, une sorte de chocolat de Noël qui fait chaud et qui réconforte, autant pour son côté aventure loufoque que pour ses moments touchants entre River et Twelve. C’est assez inattendu de Moffat, en même temps cette saison a largement prouvé qu’il pouvait nous surprendre !

Après cette excellente conclusion qui fait oublier sans peine l’éparpillement de Hell Bent, il va falloir prendre son mal en patience, la saison 10 ce n’est pas pour tout de suite ! (je vais peut-être me replonger dans les aventures de Two du coup)

lundi 11 janvier 2016

Replongeons dans Star Wars (2) – La trilogie originale

Après la prélogie, il est grand temps d’avancer dans la chronologie (tout en remontant dans le temps, c’est le charme fou de Star Wars, tout est à l’envers) pour se pencher sur la trilogie mythique, la première, l’ancienne, appelez-là comme vous voulez, retenez juste qu’à l’heure actuelle ce sont les épisodes IV,V et VI (même si ça n’a pas toujours été le cas).

Cet article n’a pas été facile à écrire car s’il est assez facile de casser du sucre sur la prélogie (et éventuellement de mettre en avant ses atouts inattendus), il est plus dur de parler de films avec lesquels on entretient une relation totalement émotionnelle qui rend difficile toute critique objective. Mais je vais tout de même tenter l’aventure.

Une fois encore, je pars du principe que si vous lisez cet article, c’est que vous avez vu les films, sinon fuyez, je n’ai pas vraiment pris la mesure des spoilers (savez-vous au moins qui est le père de Luke ?!).

Episode IV : Un nouvel espoir


En une phrase : Tellement classique qu’il en est impossible à critiquer

Les bons côtés :
  • Tout : C’est l’épisode fondateur, alors peu importe ses éventuels défauts, tout est bon à prendre dedans, il serait trop dur de faire une sélection !
  • La version française : C’est en écoutant l’émission Pop&Co qui se penchait sur la traduction française que j’ai réalisé que si on laisse de côté les Millénium Condor et autres Chiquetabac, Un nouvel espoir est un de ces films qui est autant (voir plus savoureux) en français qu’en anglais, avec quelques répliques bien chiadées pour Han Solo.
Les mauvais côtés :
  • Le début un peu lent : Sérieusement, une fois passée la première bataille spatiale, l’épopée des droides traîne un peu en longueur, c’est une bonne chose que la majorité des scènes coupées de ce film aient été coupées à ce moment-là !
  • Le contraste entre les scènes originales et celles retouchées : Personnellement je n’ai rien contre les nombreuses retouches qui ont été faites aux films originaux (globalement elles les enrichissent, et pour le reste c’est comme Jar Jar, on vit avec !), mais l’épisode IV est celui où le contraste est le plus frappant entre les ajouts au ciel bien bleu et les scènes d’origine plus crasseuses, ça se voit un peu trop !
En conclusion : Un nouvel espoir a beau être un cran en dessous de ses suites (et en plus ce n’est pas le premier que j’ai vu donc je n’ai pas vraiment de raison de lui être irrationnellement attachée), il est difficile d’en parler parce que c’est un peu le mythe primordial de cet univers…

Musiques à retenir : Main Title (of course), Binary Sunset (aka la première itération du thème de la Force), The Battle of Yavin et The Throne Room. Et avec tout ça j’allais oublier Cantina Band ! (et si je ne parle pas du thème de la Princesse Leia c’est parce que sinon on va dire que je cite tout le film !).

Episode V : L’empire contre-attaque


En une phrase : Le meilleur d’entre tous !

Les bons côtés :
  • La bataille de Hoth : Sacrée ouverture que ce débarquement de troupes impériales, cette lutte désespéré de la Rébellion qui se prend une belle raclée
  • L’histoire d’Han et Leia : Je vous disais à propos de Padmé et Anakin que leur histoire était d’une tristesse absolue, ce n’est pas le cas de Han et Leia qui malgré les difficultés qu’ils traversent (déjà ils ont leurs égos à surmonter, et une vague histoire de congélation) fonctionne à merveille avec de beaux dialogues
  • Le parcours initiatique de Luke : J’ai toujours une admiration pour Luke car si pour nous la Force et les Jedi sont un fait admis, lui il doit tout accepter en moins d’un épisode, et sérieusement réviser toute sa façon de voir le monde… et c’est superbement bien rendu avec ça !
  • Le final : Bespin, le plan de Vador, le combat avec Luke, la révélation, la fuite… pfiou, ce film se termine aussi bien qu’il avait commencé (enfin sauf pour les gentils !).
  • Le ton très sombre : depuis l’épisode III est venu ajouter son quota de tragique au compteur, mais L’empire contre-attaque a longtemps garder sa palme d’épisode le plus dramatique… et quand c’est aussi bien géré, c’est un régal.
Les mauvais côtés :
  • Euh… : Il y a peut-être un petit décalage désormais avec la prélogie (certains raccords ne fonctionnent pas toujours très bien), mais c’est bien pour trouver un truc à dire dans cette partie !
En conclusion : La crème de la crème de Star Wars, inégalée à ce jour (et sans doute pendant encore longtemps). A titre personnel je me régale à chaque revisionnage… dernièrement je me suis rendue compte à quel point ce film était important pour pointer les différences de caractère entre Luke et Anakin. Si leur parcours semble similaire par bien des aspects, le fils est quand même loin d’avoir le même tempérament que le père !

Musiques à retenir : Difficile de faire l’impasse sur la mythique The Imperial March et sur les presque aussi mythiques Yoda’s Theme, Han Solo and the Princess. Et The Battle of Hoth et The Asteroid Field restent les plus belles musiques d’accompagnement (à tel point qu’on revoit la scène rien qu’à les écouter), sans parler du final que j’ai toujours adoré.

Episode VI : Le retour du Jedi


En une phrase : Une belle conclusion (jusqu’à la sortie du VII)

Les bons côtés :
  • La séquence de sauvetage chez Jabba : avec l’entrée progressive en scène de tous les personnages (on commence avec les droides comme pour le IV), plein de retournements, des amis qui se retrouvent (et discutent du bon vieux temps en pleine baston), j’adore !
  • Luke devient un Jedi : on s’en rend compte dès le début du film, Luke a bien bossé entre les deux épisodes et c’est un bonheur de le découvrir plus mûr et sûr de lui.
  • Le côté épique de la conclusion : Techniquement on suit en même temps un combat au sol, un combat dans l’espace et un combat de Jedi, ça s’est déjà vu ailleurs mais rarement avec un tel rythme !
  • La confrontation Luke / Vador / Empereur : Déjà excellente en elle-même, elle l’est encore plus en regard de la prélogie quand on voit l’Empereur tenter ses combines qui ne marchent pas très bien sur Luke (paradoxalement Vador s’y entend bien mieux pour mettre son fils en pétard).
Les mauvais côtés :
  • Les ewoks ? : C’est probablement avec les ewoks qu’on s’engage dans cet univers de Star Wars un peu enfantin (qui en viendra aux gungans plus tard), mais personnellement je les aime bien malgré leurs contradictions, ils rentrent à merveille dans cette trilogie où tous les combats ressemblent à du David contre Goliath (et ils permettent à Chewbacca d’avoir ses moments de gloire poilus !).
En conclusion : C’est le premier Star Wars que j’ai vu (oui j’ai vraiment abordé cette saga dans le mauvais sens !), difficile donc de le critiquer… il bouge bien, il offre une excellente conclusion, et la franche camaraderie qui se dégage des personnages me fait toujours chaud au cœur.

Musiques à retenir : Là encore c’est un vrai festival, même si j’avoue un faible pour Emperor's Throne Room, Victory Celebration et bien sûr The Battle of Endor (à ce niveau-là épique n’est plus un adjectif adapté).

Voilà pour la trilogie « classique » qui garde bien des années plus tard toujours le même charme inexplicable (j’étais d’ailleurs bien incapable d’expliquer à une collègue pourquoi Star Wars suscite un tel engouement l’autre jour). Il ne manque plus qu’un petit détour par l’univers étendu désormais « légendaire » et nous terminerons enfin cette balade avec l’épisode VII !

samedi 9 janvier 2016

22/11/63 – Stephen King


Cela faisait un moment que je voulais lire ce roman de Stephen King qui sort un peu de ses thématiques habituelles, mais vu la taille du grand format disponible à la bibliothèque, j’avais du mal à me motiver. Heureusement, j’en ai gagné un exemplaire lors du challenge Voyage dans le temps de Lune, et du coup il s’est auto-imposé comme lecture de vacances idéale.

Pour ceux qui n’auraient pas saisi la référence, 22/11/63 ne fait pas référence au jour précédant la toute première diffusion du tout premier épisode de Doctor Who mais à l’assassinat de Kennedy à Dallas (pour la petite anecdocte Whovienne –et après j’arrête mes délires- cet évènement mondial a bien failli causer la mort dans l’œuf de Doctor Who, heureusement qu’il y a eu rediffusion la semaine suivante pour éviter le naufrage !).

Mais qu’est-ce qui se serait-il passé si sa mort avait pu être évitée ? Pour Al, l’ami du narrateur de l’histoire, tout le destin de l’Amérique aurait pu en être changé… il est donc difficile de résister à la tentation de changer le passé, surtout quand on tombe sur une sorte de portail invisible qui permet de se rendre en 1958, de changer la donne. Et c’est dans cette aventure que va se lancer notre héros-narrateur, Jake, professeur de littérature de son état.

Et nous voilà donc parti dans un voyage qui donne l’occasion de découvrir la fin des années 50, une époque qui ressemble à une sorte d’âge d’or malgré la menace de la Guerre froide. 22/11/63 est un roman assez particulier car s’il joue sur la bonne vieille histoire du « changeons le passé », il le fait quand même sur un temps long : le héros arrivant en effet dans le passé avec cinq ans d’avance, il va devoir étudier, préparer le terrain, et accessoirement tuer le temps.

Cette attente ne rend pas les choses faciles pour le héros, et en même temps lui donne plein d’occasion d’étudier l’évènement historique qu’il cherche à modifier, et la personnalité de l’assassin du président, Lee Harvey Oswald.

Le roman est long, mais Stephen King sait y faire pour tenir en haleine, et globalement on ne s’ennuie pas une minute. Il donne beaucoup de choses à voir, beaucoup d’éléments de réflexion (un petit tour sur Wikipédia en fin de lecture complète agréablement l’expérience d’ailleurs), et je me rends compte avec le recul que la partie se déroulant le 22 novembre n’est pas forcément la plus intéressante (c’est un comble !).

Globalement j’ai passé un très bon moment de lecture, car c’est un roman divertissant mais aussi très documenté (j’ai d’ailleurs été assez étonnée d’apprendre dans la postface que Stephen King avait l’idée en tête depuis bien 40 ans), bref c’est exactement le genre de chose que j’aime lire ! Et la conclusion est très bien, mais je ne vous en dirais pas plus.

Après j’ai moyennement accroché au récit première personne (mais là c’est purement une question d’appréciation personnelle), j’ai parfois un peu tiqué sur le côté « âge d’or » (heureusement que l'auteur nuance son propos ultra passéiste parfois), et si la traduction ne m’a pas gêné autant que mes collègues blogueurs (sans doute parce que je lis trop vite), j’ai quand même monstrueusement tiqué sur l’emploi de « pépette » comme petit mot d’amour (menfin quoi !).

Bref sans être un chef d’œuvre, 22/11/63 est un bon roman à lire pour se changer les idées (surtout en période de vacances où on peut se farcir 200 pages à la suite) et se cultiver un peu sur la période en passant… Une adaptation en série est prévue pour bientôt, ça ne me surprend même pas !

CITRIQ

mercredi 6 janvier 2016

Replongeons dans Star Wars (1) – La prélogie

Avant d’aller voir l’épisode VII en décembre, je me suis lancée avec M. Vert dans un revisionnage des six premiers épisodes. Comme je n’ai jamais eu l’occasion de les chroniquer sur mon blog, je me suis lancée dans un petit bilan de chaque film, avant de passer aux choses sérieuses et de vous parler du Réveil de la Force.

Aujourd’hui je vous parlerais de la prélogie ou la nouvelle trilogie comme on a pu l’appeler (mais la dénomination qui va être un peu compliquée à maintenir désormais), autrement dit les épisodes I, II et III. Je pars du principe que tout le monde a déjà vu les films (si ce n'est pas le cas, qu'attendez-vous, ou que faites-vous à lire cet article ?), il y a donc probablement des spoilers.

Episode I : La menace fantôme


En une phrase : Il n'est pas si mauvais que ça

Les bons côtés :
  • Le côté "continuation" de l'épisode VI : les gungans après tout ressemblent à des ewoks en (malheureusement) plus bavards, Obi-Wan a des mauvais pressentiments, Dark Sidious est toujours accompagné du thème de l’Empereur et il y a un gros vaisseau à faire péter à la fin.
  • La dimension politique : Jusque-là Star Wars était plutôt une histoire de guerre et d’aventure, tout à coup voilà qu’on parle de taxes, de Sénat, d’élections et commissions, voilà qui est neuf !
  • L'aperçu du « avant » : commencement oblige, on a un aperçu de la situation initiale avant le vrai début des perturbations, avec la galaxie globalement en paix où, si on se fie à la tête d’Obi-Wan Kenobi, la vie de Jedi a l’air d’être plutôt rigolote.
  • Le sénateur Palpatine tout sourire : quand j’ai vu l’épisode I en 1999, je savais parfaitement qu’il allait devenir Empereur (chose qu’un spectateur lambda ne savait pas vu que son nom n’est pas donné dans les films), et c’était Dark Sidious que je ne replaçais pas, ratant tout le plaisir de le voir tirer les ficelles dans les deux camps… avec du recul je pense que c’est l’épisode où il est le meilleur dans son rôle de sith manipulateur qui se fait passer pour un gentil !
  • Le duel avec Maul : il a la classe, tout simplement ! (à côté Luke et Vador passent pour des pépés)
Les mauvais côtés :
  • Jar Jar Binks : ceci dit avec le temps, on le supporte beaucoup mieux, comme quoi on finit par s’habituer à tout !
  • L’âge d’Anakin : en soit ce n’était pas une mauvaise idée (même si on sent trop clairement l’intention de parler à un jeune public), mais certaines scènes auraient certainement mieux fonctionner si au lieu d’un enfant gentillet de 9 ans (qu’on est définitivement pas censé emmener sur le champ de bataille), on avait eu au moins un ado un peu plus âgé.
  • L’âge de Padmé : elle est censée avoir 14 ans, ce qui n’est pas très crédible en soit, et surtout interroge beaucoup sur cette planète de tarés qui élisent des adolescents au pouvoir (on s’étonne que certains tournent sith après…).
En conclusion : Je suis surprise d’avoir réussi à sortir autant de bons points, mais il faut se rendre à l’évidence, La menace fantôme reste un Star Wars plutôt divertissant, et on pardonne sans doute plus facilement au divertissant qu’au sérieux (typiquement le jeu de dupe de la reine et de ses suivantes n’est pas hyper cohérent, mais le résultat est drôle donc ça passe !).

Musiques à retenir : Duel of the Fates (no comment) et Anakin’s Theme (excellent variation autour de la Marche impériale)

Episode II : L’attaque des clones


En une phrase : Définitivement le plus faible des épisodes de Star Wars

Les bons côtés :
  • L’intrigue simili-policière au début : encore une fois, c’est quelque chose qu’on n’avait jamais vu jusque-là dans Star Wars, c’est plutôt rafraichissant
  • Les Jedi sont faillibles : c’est dans cet épisode qu’on se rend compte que les Jedi ont disparu à cause de Sidious bien sûr, mais aussi à cause de leur propre aveuglement, la scène dans la bibliothèque étant le meilleur exemple (avec cette archiviste Jedi qui croit son fond documentaire universel et néglige clairement les atouts du prêt entre bibliothèques !)
  • L’armée des clones : elle est extrêmement inquiétante d’autant plus qu’on a nullement besoin de l’univers étendu, même sans avoir vu l’épisode III, pour se douter qu’elle arrive un peu trop à point nommé.
  • Le final épique : au moins côté combats on est servi !
Les mauvais côtés :
  • L’histoire d’amour d’Anakin et de Padmé : c’est clairement le cœur de l’épisode, et elle peine vraiment à convaincre, ce qui nuit grandement à l’épisode. La faute à des dialogues pas merveilleux, des scènes pas très Star Wars (genre la prairie) et à une alchimie qui ne fonctionne pas vraiment (sans doute parce qu’ils ont l’air d’être aussi malheureux ensemble que séparés). Rien à voir avec l’histoire de Han et Leia, hélas !
En conclusion : Vu comme ça il y a plus de bons côtés que de mauvais, mais comme le mauvais domine toute l’intrigue, il plombe hélas une bonne partie du film… c’est dommage parce que ce sont les premiers pas vers la transformation d’Anakin en Vador, et ils peinent à convaincre.

Musiques à retenir : Across the stars (la partie la plus réussie de l’histoire d’Anakin et Padmé, le love theme !) et Zam the assassin & The Chase Through Coruscant (une musique tout en percussions, sans doute un des trucs les plus expérimentaux de John Williams, et ça marche !).

Episode III : La revanche des Sith


En une phrase : Plutôt une belle réussite vu le cahier des charges

Les bons côtés :
  • Les très nombreuses scènes spectaculaires : de la bataille au-dessus de Coruscant aux combats de sabre-lasers à la fin, on en prend vraiment plein la vue
  • La chute d’Anakin : elle est extrêmement bien mise en scène à quelques détails près, et une fois passé le « ventre mou » du deuxième tiers du film, on est littéralement accroché à l’histoire
  • Les liens avec la trilogie originale, surtout à la fin : si tout ne se raccroche pas à la perfection, c’est plutôt bien fait.
Les mauvais côtés :
  • La pauvreté des dialogues : c’est un problème qui touche les trois épisodes, et dans le cas présent ils plombent clairement la deuxième partie du film.
  • Le côté too much : c’est très personnel mais je n’ai guère apprécié de voir Palpatine sortir son sabre-laser, venant d’un manipulateur comme lui, c’est un geste qui manque clairement de finesse (et le voir dégommer trois Jedi d’un coup n’est pas très crédible non plus).
  • Les coupes dans l’intrigue : en fait ce film aurait pu faire l’objet de deux films, pour mieux traiter la création de la rébellion (reléguée dans les scènes coupées) et l’intrigue secondaire avec Qui-Gon (qui nécessite de lire la novélisation pour vraiment la comprendre). D’ailleurs on comprend mieux certaines choses en lisant la novélisation, c’est dire !
En conclusion : un épisode pas parfait, mais clairement le moment fort de cette trilogie, avec des scènes très impressionnantes qui font oublier les répliques du style « Anakin tu me brises le cœur ». C’est aussi un épisode qui est très intégré dans la continuité Star Wars (il est sympa de voir et lire les séries animées, livres & comics qui se déroule avant et après), c’est plutôt sympathique pour les fans jusqu’auboutistes.

Musiques à retenir : Battle of the Heroes bien sûr (c’est comme Duel of the Fates, no comment) et A New Hope And End Credits, un combo de titres mythiques qui permet de conclure en beauté (bon depuis l’épisode VII a changé la donne mais à l’époque réentendre The Throne Room m’a filé des frissons !).

Voilà pour cette première série, on se revoit très vite pour les épisodes IV, V et VI !

dimanche 3 janvier 2016

Bilan 2015 & Bonne année 2016

Une nouvelle année commence, il est donc plus que temps de faire le point sur celle qui vient de s’écouler. J’ai déjà fait les statistiques du blog en novembre, parlons plutôt du contenu de celui-ci cette fois-ci !

LIVRES

Cette année je n’ai lu « que » 83 livres, c’est bien moins que l’an dernier, mais j’ai été bien occupée à préparer un concours au printemps (en fait si je compte ces lectures-là j’arrive à 90), je n’ai presque pas lu de BDs (qui gonflent toujours un peu les chiffres) et j’ai bien profité de mes vacances pour avancer des jeux vidéo au lieu de bouquiner.

Ma PàL n’a pas vraiment baissé, elle compte actuellement 33 livres : 19 livres papier, 9 livres numériques et 5 emprunts, soit à peu près les mêmes chiffres qu’en début d’année dernière. Par contre elle s’est renouvelée, puisqu’il ne reste qu’un livre de ma « vieille PàL » ; quelques livres numériques entrés en 2013 et trois livres papier achetés en 2014. Tout le reste est frais de 2015 !

Voilà pour l’aspect quantitatif relativement simple à faire, j’ai eu plus de mal pour le qualitatif. Pas que je n’ai lu que des ouvrages décevants, bien au contraire, mais entre les lectures pour les challenges, les livres lus par curiosité et le vidage de PàL, j’ai un peu de mal à sortir du lot des très nombreuses lectures sympas les vrais coups de cœur.

Du coup cette année vous aurez le droit à un top 3 (sans réel podium, ils sont trop différents pour être classés entre eux) : 


Le château des millions d’années – Stéphane Przybylski : Pour son côté divertissant avec une vraie valeur ajoutée historique, une de mes plus belles découvertes de l’année.
Choix alternatif dans la même veine : La patrouille du temps de Poul Anderson, historique et fun !

L'échange - Alan Brennert : pour son argument SFFF léger (c’est une uchronie personnelle) et sa thématique à la fois très simple et très juste.
Choix alternatifs dans la même veine : Seconds de Brian Lee O’Malley (la même chose en BD), Le fond des forêts de David Mitchell ou encore Lignes de vie de Graham Joyce (preuve qu’en ce moment j’ai un faible pour la SFFF légère)

Tous à Zanzibar - John Brunner : parce que c’est un classique, et mine de rien c’est une sacrée claque, autant sur le fond que sur la forme.
Choix alternatif dans la même veine : Le fleuve des dieux de Ian McDonald, autre livre univers débordant d’idées

(Oui au final j’ai triché et j’ai réussi à faire un top 8, on ne se refait pas !)

Résolution pour 2016 : Ramener la PàL à moins de 20 avant les prochaines Utopiales, et surtout faire en sorte qu’elle se renouvelle et que les plus vieux titres sortent régulièrement.

FILMS

Je serais beaucoup plus raisonnable du côté cinéma. Il faut dire que j’ai un peu abusé des blockbusters (si bien que toutes mes impressions finissent par se fondre en une sorte de magma informe). Voilà quand même mon top 3 (toujours sans podium, je suis trop éclectique dans mes goûts pour arriver à en faire un !) :


Birdman - Alejandro González Iñárritu : Pour la performance, tout simplement
Ex-Machina - Alex Garland : Pour les idées et la SF sans explosion pour une fois
Le petit prince – Mark Osborne : Pour le rêve et la beauté de l’animation

Résolution pour 2016 : aller voir autre chose que des blockbusters !

SÉRIES TÉLÉ

Du côté des séries cette année, j’ai surtout continué celles en cours, mais j’ai quand même fait quelques découvertes, surtout grâce à Netflix (pas terrible pour les films, mais question séries y’a de quoi s’occuper !). Voilà les titres que je retiendrais :


Daredevil – Saison 1 : Parce que c’est la partie de l’univers Marvel que je préfère en ce moment, sombre et réaliste 
Doctor Who – Saison 9 : Non ce n’est pas mon côté fan girl, je me devais de distinguer cette saison 9 d’une qualité exceptionnelle !
Sense8 – Saison 1 : Parce que quand les Wachowski investissent plus dans les personnages que dans les effets spéciaux, tout de suite on gagne en qualité !

Résolution pour 2016 : Avancer dans les Doctor Who Classic, voir Mr Robot… et déjà ça fait beaucoup !

MUSIQUE


Cette année j’ai complètement abandonné les articles sur les musiques de film, la faute à un gros passage à vide en milieu d’année. J’ai finalement beaucoup écouté d’anciens albums cette année, même si je peux citer mes chouchous de l’année : Le Visiteur du Futur (musique des saisons 3 & 4) de Jimmy Tillier, Jupiter Ascending de Michael Giacchino et Le petit prince de Hans Zimmer.

Et une année de BO ne serait pas complète sans une petite note de Murray Gold pour Doctor Who, que ce soit pour la saison 8 ou la saison 9 (pas encore sortie en CD, mais quelle merveille la musique de cet épisode !)

Résolution pour 2016 : Parler à nouveau BO, en trouvant un format moins contraignant pour le faire.

JEUX VIDÉO


Cette année a été riche en jeux vidéo (pas moins de quatre articles !) pour que je consacre une section de mon bilan à ce sujet. Je retiendrais principalement la fin de la trilogie Mass Effect (juste à temps pour la suite !), et le chouette plaisir nostalgique de Pillars of Eternity… entre deux parties d’Hearthstone bien sûr !

Résolution pour 2016 : Trouver un peu plus de temps pour jouer, je commence à avoir une sacrée pile à jouer mine de rien !

ET POUR LA SUITE…

Source

Après ce « petit » passage en revue de l’année 2015, il est grand temps de se tourner vers l’avenir ! Je n’ai pas eu le temps de vous bricoler une carte de vœux sur mesure cette année, mais cela ne m’empêchera pas de vous souhaiter à tous une très bonne année 2016 !

Qu’elle soit riche en lectures et en belles découvertes diverses et variées, que les syndromes de la page blanche et de la panne de lecture vous soient épargné, que vous arriviez enfin à attendre le rang légende sur Hearthstone, que vos Piles à Lire fleurissent et que Star Wars VII alimente vos débats entre amis jusqu’à la sortie de Rogue One !

Et sur ces belles paroles je vous abandonne, j’ai justement plein d’articles sur Star Wars à rédiger…