dimanche 30 novembre 2008

Le gâteau aux restes


Pas plus tard qu’hier, en cuisinant le midi, je me suis retrouvée avec un blanc d’œuf et un demi mini pot de crème fraîche sur les bras. Sentant venir qu’ils allaient passé l’un comme l’autre à la poubelle sous peu si je ne leur faisait pas un sort, je me suis lancée dans une grande improvisation culinaire, bonne surprise au final.

Ok, il ne paye pas de mine, surtout vu le moule (mais ça évite qu'il crame dans mon petit four), mais c’est un mini gâteau (taille induite par ce que j’avais comme ingrédients, et accessoirement parce que je voulais pas en manger 2 semaines durant), plutôt léger et excellent… à condition d’aimer le chocolat et la noix de coco bien sûr ^^.

Ingrédients :
- 3 barres de chocolat noir
- 1 demi petit pot de crème fraîche
- 1 verre de sucre
- 1 sachet de sucre vanillé
- 1 œuf + 1 blanc d’œuf
- 1 verre de noix de coco râpé
- 1 verre et demi de farine
- 1 demi sachet de levure
- 1 peu d'huile
- 1 peu de lait
- Beurre et farine pour le moule

Cuisson : 1/4 d'h thermostat 6

Bon dans l’absolu les 3 barres peuvent devenir une plaque entière, le pot de crème fraîche peut y passer, 2 verres de sucre et 3 de farine, 2 verres de coco (pas plus par contre), et une cuisson bien plus longue si le gâteau est épais (et accessoirement un peu plus haut aussi, moi je cuis en T6 parce que c’est un petit four qui crame vite sinon…).
Ah oui et l’huile et le lait, je les ai rajouté parce que sur la fin la pâte était beaucoup trop sèche voir pas du tout liquide…

Comme quoi il m’arrive de réussir mes improvisations culinaires, pas comme ce midi où pour cuire 3 patates et faire fondre 3 morceaux de raclette (afin de me faire une vague tentative de raclette minute individuelle), j’ai utilisé 2 casseroles, un plat à gratin et une poêle (oui, j’étais en forme).

samedi 29 novembre 2008

Neferhor ou la quête d'Isis - Isabelle Dethan


Entre deux bouquins de fantasy et trois comics, oui, il m’arrive de lire des BD, des vraies, et françaises avec ça (cocorico). Enfin, pour tout dire, il n’y qu’un seul cycle que je suis avec assiduité depuis son premier tome (pour le reste, il y a la bibliothèque), et qui trône sur mes étagères juste à coté de mes Sandman et autres gaimaneries, c’est celui-ci.

Ah oui mince, je n’ai pas précise dans le titre, il s’agit de Sur les Terres d’Horus, par Isabelle Dethan. Ce cycle raconte les aventures sous le règne de Ramsès II de Khaemouaset, un de ses nombreux fils, accessoirement prêtre de Ptah, et de sa charmante scribe, Meresankh. A eux deux, ils forment une équipe de choc prête à résoudre tous les mystères de l’Egypte : assassinats, complots etc., et pas que d’ailleurs, les tomes 5 et 6 nous ayant baladé jusqu’à Babylone.

Oui parce que la série fonctionne par diptyque, avec un tome de situation initiale/élément perturbateur et un tome de résolution/conclusion, grosso-modo. Bref ne faites pas comme moi, attendez que les deux tomes soient sortis au lieu de baver un an durant en trépignant d’attente.

C’est une série très chouette qui ne laisse pas indifférent. Déjà, ça se passe en Egypte (qui n’est pas fasciné par cette civilisation ?), mais une Egypte sacrément bien documentée (je n’irais pas jusqu’à dire que je me suis servie des pages de croquis du tome 1 pour réviser mon archéo égyptienne mais pas loin).

Par ailleurs, les histoires sont assez bien construites, mêlant allègrement affaires d’Etat et affaires de couples (oui parce que Khaemouaset, il en pince pas qu’un peu pour Meresankh, soit dit en passant), avec des intrigues plutôt bien menés pour arriver à recréer de véritables enquêtes policières. Et quand ils n’enquêtent pas comme dans les tomes 5&6, l’intrigue reste à un bon niveau (d’ailleurs l’intrigue babylonienne est vraiment excellente à ce titre, avec toute la dureté des lois là-bas).

Et enfin, dernier point qui vaut le détour à lui tout seul, c’est la qualité des dessins qui est vraiment excellente, surtout ce rendu aquarelle qui rappelle carrément les dessins et aquarelles des campagnes napoléoniennes. Les personnages sont un vrai plaisir pour les yeux, tous en courbes et en formes, et les décors également, tous en couleurs et en petits détails. Moi qui ait tendance à lire plus qu’à regarder, il m’est arrivé de baver sur des planches cinq minutes durant.

Bref le dernier tome sorti qu’est Neferhor ou la quête d'Isis ne fait pas exception à la règle et s’inscrit dans la droite ligne de ce qui se fait d’habitude, quoique j’ai trouvé le trait un peu moins délicat que d’ordinaire. Pour preuve Meresansh qui est un modèle de sensualité en toutes circonstances, a franchement une sale tronche par moment, et les autres personnages aussi.

Mais l’histoire est intéressante, venant boucler l’intrigue sous-sous-jacente en suspens depuis le tome 2. Après les tomes 5 et 6 qui mettaient au second plan les affaires d’Etat pour se concentrer sur une intrigue plus personnelle, le tome 7 continue dans cette voie, en s’offrant le luxe d’une enquête sur une affaire sérieuse (un assassinat de prêtre) résolue en un seul tome, tandis que les affaires personnelles prennent le pas et ouvrent la conclusion vers… bref encore un an à trépigner pour connaître la conclusion (parce que parfois c’est pire que Dallas cette série ^^).

vendredi 28 novembre 2008

Travaux en cours

Me voilà de retour dans de nouveaux locaux bloggesques chez Blogspot donc, avec un nom très original comme vous pourrez en convenir, mais je me suis dit qu'il serait dommage de tout changer. L'URL m'a été fournie par Ben que je tiens à remercier chaleureusement pour avoir trouvé LE jeu de mots capable de mélanger mon pseudo et du Gaiman...

(pour ceux qui ne saississent pas la référence, il s'agit de Neverwhere, 1er roman solo de Neil Gaiman)

Pour le moment je tâtonnes, je teste, je bidouille, alors la déco risque de changer souvent, d'ailleurs il va aussi falloir que je réfléchisse à un header. En attendant, vous serez heureux d'apprendre qu'il neige à Grenoble (enfin pour être exact "de la neige est en train de fondre à Grenoble"), que je suis en week-end, et que j'ai acheté un gros paquet de bouquins à Paris ce qui promet de nourrir ce nouveau blog entre mes introspections.

mercredi 26 novembre 2008

L’Echange – Clint Eastwood



Parfois quand on va voir un film, ce n’est pas tant le film lui-même que ce qui ce passe avant ou après qui marque. Bah bizarrement la première chose que j’ai remarqué en allant voir l’Echange c’est que j’ai mis le doigt sur ce qui permet au cinéma où je vais –et qui passe même les gros films type blockbuster parfois en VO- de tenir face au multiplexe : les étudiants étrangers. Si si, ça représentait la moitié du public de la salle facilement, et je pense que c’est pas négligeable comme apport.

Bref je m’égare avant même de commencer, revenons à notre film. L’Echange, c’est l’histoire d’une mère célibataire à la fin des années 20, dont le fils disparaît mystérieusement. Et celui que la Police lui ramène n’est pas son enfant, c’est donc le départ d’une lutte pour retrouver son vrai fils.

Un peu longuet (personnellement j’ai plus l’habitude des films de 2h30), l’Echange est un beau film magnifiquement réalisé – il est encore plus magnifique quand la dernière expérience vidéo de la semaine s’appelle Legend of the Seeker d’ailleurs !-, très classique mais très agréable, un peu comme Appaloosa. La reconstitution du Los Angeles des années 30 est vraiment sympa, et rien que l’atmosphère est un délice.

Par ailleurs, l’histoire, si elle semblait assez unilatérale au début et uniquement centrée sur la mère et son (faux)fils, s’élargit très vite à d’autres territoires. Ca m’a un peu surprise au départ, je ne m’attendais pas franchement à que l’histoire parte dans ce sens là, mais c’est ce qui permet de tenir le film aussi longtemps sans tourner en rond. Et les changements de ton entre tous ces éléments sont assez déroutants, quand on passe de cette mère en larmes cherchant son fils à l’enquête banale (mais pas tout à fait) d’un policier.

Bref c’est un bon moment de cinéma, fort en terme d’émotions, et avec une histoire qui accroche. Bon après j’avoue qu’après toutes ces critiques qui l’encensaient, j’en suis revenue un poil déçue, sans doute trop d’attentes quoi… mais que cela ne vous détourne pas d’aller le voir, ça vaut largement le prix d’une place de cinéma.

lundi 24 novembre 2008

Hellboy 2 : Les légions d’or maudites – Guillermo del Toro



Silvère me l’a réclamé, alors j’ai fini par céder, il faut bien satisfaire mon lecteur le plus assidu. Bon accessoirement c’est aussi lui qui m’a traîné au cinéma parce que j’étais la seule à bien vouloir l’accompagner, et il m’a même pas payé ma place, tout ça pour que j’en fasse la critique après, j’ai comme l’impression de me faire avoir là...

Bon d’ailleurs je tiens à préciser que je me suis pointée sans rien savoir de Hellboy, ce qui ne me ressemble guère, quoique c’est toujours marrant d’attaquer par la fin les films de superhéros en fait, c’est même une habitude chez moi.
(j’ai commencé X-Men par le 2 –aucun regret quand on voit le 1-, Batman par le 2e et les suivants avant de voir très tardivement le 1er, Superman on en parle même pas, je ne crois pas avoir vu le 1er en entier un jour (par contre j’ai vu les ¾ des Loïs&Clark *cheers*), etc. Ah si Spiderman j’ai commencé par le début)

Bref voilà l’avis de la paumée de service qui situe très mal les personnages et l’environnement. Et pour ne pas m’aider, Hellboy est assez atypique dans son genre. Bref au menu nous avons un démon et ses collègues (la ligue des Gentlemen extraordinaires en carrément plus bizarres je dirais) là pour combattre le mal, face à un prince Elfe bien décidé à décimer la Terre grâce à une armée de soldats invincibles en or. Ah oui et y’a quelques histoires d’amour et autres relations entre personnages au milieu de tout ça pour relever la sauce.

En tout honnêteté je classe ce film dans la catégorie « divertissement », sous catégorie film de super-héros qui sans détonner coté histoire passe drôlement bien. On a des bons, des méchants et des gens au milieu, de la baston et des scènes plus calmes, de l'humour et un peu de drame, bref la recette classique. Par contre Hellboy et ses collègues ne m'ont pas plus inspiré que ça (enfin disons par là que je n'ai aucune envie de me précipiter sur tout livre/film parlant de lui). En même temps j’ai toujours eu une nette préférence pour Batman coté super héros pour son coté torturé psychologique total, et un démon élevé par les humains ne fait pas le poids à coté, même en cherchant un peu...

Ceci dit il y a un énorme point fort dans ce film, c’est l’esthétique. Les monstres, les décors, et l’atmosphère en général sont tout simplement délicieux… C’est du pur Guillermo del Toro, notamment avec ces yeux jamais là où il faut et ce coté horrifique aussi fascinant qu’effrayant. J’ai adoré le marché des Troll, kiffé les elfes (Legolas rendors toi, Nuala et Nuada ils ont trooooop la classe), et je suis béate d’admiration devant la magnifique créature ailée de vers la fin du film (pour ne spoiler personne).
(et accessoirement je ne me pose plus la question de pourquoi Neil Gaiman aimerait bien un film avec Del Toro, ça saute aux yeux que leurs univers fonctionnent bien ensemble, j’ai pas arrêté de penser à Neverwhere pendant tout le passage du marché)

Bref un bon divertissement, et qui en met plein la vue, ce qui est déjà pas mal ^^.


dimanche 23 novembre 2008

The Graveyard Book – Neil Gaiman



Non, je n’ai pas mis un mois à le lire, j’ai juste guère trouvé le temps d’en écrire la critique. J’e l’ai gardé en réserve jusqu’à mon annif, mais tenter de le faire durer a été un échec… moins d’une semaine pour lui régler son compte, et encore j’ai pris mon temps, parce que Gaiman en anglais c’est pas toujours facile… C’est toujours dur de faire une critique de ses livres, parce que soit j’ai l’impression de raconter toujours la même chose, soit je suis incapable de m’exprimer clairement, mais faisons un effort pour cette fois-ci.

Déjà, deux notes pour commencer. Le livre, en lui-même est un objet magnifique. Ca ne se fait pas trop en France, mais on a affaire à un ouvrage relié, couverture toilée, et avec une magnifique jaquette en relief… bref ça vaut son prix en euros… d’autant plus que toutes les en-têtes (et pas que) de chapitre sont illustrées, et il ne s’agit pas d’un crayonné dans un coin (mais plutôt de 2 lignes de texte dans un coin de dessin selon le chapitre). Bref, on a presque de la peine à l’ouvrir ce livre, de peur de l’abîmer. D’ailleurs, j’espère que la version française, si elle arrive un jour (j’attends toujours la trad de Fragile Things), conservera au moins une partie de cela, y compris les dessins, parce que ça joue énormément sur la lecture.

Et la deuxième note, c’est que j’espère que la VF arrivera un jour, parce qu’à lire sans dico –genre dans le train-, j’ai quand même des passages à vide par moment, l’inconvénient de ces auteurs qui ont trop de vocabulaire et jouent qui plus est sur les mots… menfin ça reste tout à fait compréhensible… je devrais le relire maintenant que je suis abreuvée de fics Stargate au point de penser à moitié en anglais, je suis sûre que ça ira mieux…

(et voilà, une demi-page et toujours pas parlé du bouquin, I’m hopeless)

Bref The Graveyard Book (le livre du cimetière) raconte l’histoire de Nobody Owens, jeune garçon élevé par les morts, dans un cimetière. Les premiers chapitres sont quasiment des histoires indépendantes, au fur et à mesure qu’il grandit, puis Gaiman rassemble les fils dans une conclusion brillante dans les derniers chapitres.

C’est un roman d’apprentissage tout ce qu’il y a de plus classique (l’enfant, les amis, le mentor, etc.) et en même temps un peu revu par la présence même de morts. Bod (l’abréviation de son prénom) apprend à lire sur les pierres tombales, l’histoire auprès de ceux qui l’ont vécu, sait se rendre invisible et autres pouvoirs réservés normalement aux morts. Certains éléments font référence à l’histoire et au folklore anglais, la plupart m’échappent, mais on sent la patte de Gaiman là derrière, comme sa manière d’offrir des fins inattendues (même si j’avais senti venir deux trois passages, je commence à comprendre comment il raisonne le gaillard).

Globalement j’ai beaucoup aimé le concept même de l’ouvrage, et le ton des premiers chapitres, et c’est un très bon livre –parce que c’est un Gaiman, ça suffit comme explication-, mais je ne le trouve pas non plus extrêmement innovateur, et le thème du roman d’apprentissage/conte finit par s’user un peu. Disons que je trouvais Coraline un peu plus sombre et subversif que celui-là, mais comme je le disais avant, des éléments m’ont échappé. Par contre il est plus touchant sur certains passages, notamment avec l’histoire de la pierre tombale de la Sorcière. Bref, on ne peut pas tout avoir ^^.

Un roman sympathique donc, et il me reste à voir ce qu’il me reste encore à lire de anglais de lui en attendant le dernier Sandman en français.

Pour ceux que ça intéresse, cette page vous permettra de jeter un œil aux premières pages (même si j’avoue que ça perd beaucoup quand on a pas la double page) et d’écouter Neil Gaiman en lire une partie, plutôt chouette dans son genre, enjoy !

Ah oui et vous savez que le prochain Fables sort à la fin de cette semaine en France en principe ? *bave*

mercredi 19 novembre 2008

Legend of the Seeker



Non, cette fois-ci, contrairement à Merlin, je ne prendrais pas le temps de faire dans les fioritures. Autant Merlin est –en terme de fantasy- assez primaire, mais fun quand même, même que si on oublie l’histoire de la veste, on s’amuse bien et qu’on attend avec impatience la suite (enfin c’est comme Smallville, faudra pas que ça dure longtemps comme ça non plus…), autant là…

Bon, alors présentons le cas, Legend of Seeker.

Adapté du fameux best-seller de Terry Goodkind, l’Epée de Vérité, 10 ou 12 tomes je sais plus (11 me dit wiki) dont la moitié en français, et accessoirement roman de fantasy qui plane en tête des ventes, limite écrasant Tolkien (j’ai pas osé aller vérifier cette supposition, mon cœur ne s’en remettrait pas je pense.)

L’histoire, du moins pour le premier tome, c’est celle de Kahlan, mère inquisitrice toute de blanc vêtue, Richard, Sourcier adepte des migraines (Seeker en anglais, j’admets que le traducteur a pas eu une mauvaise idée), et Zedd, magicien légèrement siphonné, qui combattent le grand méchant (pas beau) Darken Rahl, ce qui entraîne bien entendu moult aventures.

Voilà, en gros, le propos qui va être celui de la série télé.

Vous me direz, j’ai pas besoin de regarder un truc qui ne va pas me plaire (des fois que vous ayez échappé à mon anti-goodkinisme primaire), mais bon, le tome 1 ne m’a pas laissé de trop mauvais souvenirs (c’est de la Big Commercial Fantasy tout ce qu’il y a de plus cliché quoi, légèrement porté sur le SM mais j’en connais d’autres…), même qu’à l’époque j’avais même acheté le 2, le 3, et ptêtre bien le 4. Puis j’ai emprunté le 5 à la bibli, découvert la chasse au poulet maléfique et que la démocratie c’était le mal, et… voilà.

Bref jetons un œil à la série télé et voyons les conclusions qu’on peut en tirer :
- Les ralentis au combat, ça sert à rien, mais à rien DU TOUT.
- Les incrustations faut les soigner un peu parce sinon on a l’impression d’un théâtre de marionnettes.
- A 1 contre 2, la femmelette armée de 2 dagues gagne, et à 1 contre 30, le héros gagne aussi, sans doute l’IA des méchants qui était pourri, saleté de jeu vidéo !
- Oh oui poursuivons le méchant, on ne le rattrapera jamais, à force de tous tourner dans un km² autour du point de départ (au moins dans le bouquin ils allaient tout droit au sud et basta xD)
- Rien de tel qu’un bon grognement pour exprimer sa rage ou sa douleur
- Sinon, franchement, les muscles faciaux ne servent à rien

Et non, je ne continuerai pas, ça n’en vaut même pas la peine. Je n’ose même pas vous parler des dialogues. Si je regarde le trois, ce sera uniquement par excès de désespoir entre deux partiels… parce que là ça me donne surtout envie de revoir Donjons&Dragons. Et le pire, c’est qu’il me semble qu’il y a un certain budget derrière… je ne comprendrais jamais.

Bref je retourne à Merlin, c’est nettement mieux léché et drôle avec ça, et pas que par désespoir…

samedi 15 novembre 2008

Stargate SG1 : Ark of Truth et Continuum



Chose promise, chose due, après les dernières saisons de Stargate, petit billet sur les deux films. Conçus comme une sorte de conclusion à 10 ans de série télé, le premier, Ark of Truth, achève le cycle des Ori, tandis que le deuxième, Continuum, offre une sorte d’épisode type de Stargate, avec bon nombre d’hommages et de références, histoire de boucler la boucle quoi. De manière assez surprenante, alors que le premier ne m’attirait guère et que le deuxième promettait beaucoup plus, j’ai préféré le premier au deuxième… menfin personne n’est parfait, et l’essentiel est chacun y trouve son compte.

Ark of Truth

Comme je le disais, ce film a été conçu pour conclure l’affaire des Ori, laissée fort en suspens par la fin de la saison 10 : Ont-ils été détruits par l’arme de Merlin ? Qu’est-il advenu d’Adria ? Leurs armées vont-elles continuer à dévaster la Voie Lactée ? Tant de questions qui trouveront leur réponse dans ce film de 1h30.

Le scénario est assez simple, afin d’en finir une bonne fois pour toute, SG1 recherche l’arche de vérité, arme ultime (une fois n’est pas coutume) conçue par les Anciens pour se débarrasser des Oris, mais dont ils n’avaient pas osé se servir. Il s’avère très vite que l’arme en question se trouve dans la galaxie des Oris, et nous voilà embarqué dans une quête à bord de l’Odysseus, avec tout SG1 et un Tomin (vous savez, le mari de Vala) décidé finalement à les aider.

Après quoi l’histoire se divise entre deux intrigues, celle de Daniel, Vala, Teal’c et Tomin en train de chercher l’Arche d’un coté, pendant que Sam et Cameron affrontent un vieil ennemi à bord du vaisseau de l’autre coté (ce sont même « des vieux ennemis » techniquement).

Globalement, ce téléfilm est à l’image des dernières saisons, reprenant à la fois toutes ses qualités et ses défauts : bonne intrigue de fond pas toujours exploitée comme il faut ; sauvetages in-extremis usants à la longue ; personnages trop en avant (hein Cam le héros qui part affronter tout seul les vilains*siffle*) pendant que d’autres font un peu papier-peint (Sam et son établi spatio-bricolo *siffle*) ; pose des questions pertinentes mais propose aussi des réponses un peu creuses parfois, etc.

Il vaut mieux l’aborder comme une sorte d’épisode géant qu’un vrai film, même si certains éléments démentent cela : on sent qu’ils s’émancipent du format court de l’épisode pour introduire quelques scènes d’interactions sympas entre les personnages, et pas juste deux lignes entre deux combats (notamment l’échange Teal’c / Tomin, qui rend Teal’c étonnamment loquace), mais aussi des passages pour le plaisir des yeux : survol des montagne (grande mode depuis le Seigneur des Anneaux décidément), passage de porte qui prend son temps, etc.

Et puis un très bon point (du moins pour moi), la musique est vraiment chouette, genre grande musique de film héroïque. Aussi « gros » que soit le passage où Teal’c, gravement blessé, traverse les montagnes en s’appuyant sur son bâton, la musique Journey to Celestis qui l’accompagne le rend magnifique, et aussi fort en terme d’émotions. (vous pouvez l'écouter ici en version piano, mais imaginez qu'à la base c'est des choeurs...)

Après, pour ce qui est d’un élément qui apparemment en perturbe plus d’un, à savoir le retour éternel des réplicateurs, j’ai trouvé que c’était plutôt un joli clin d’œil, qui rappelle beaucoup la bonne vieille époque de Stargate où 1) les organisations gouvernementales qui mettent leur nez dans la technologie Stargate finissent toujours par le regretter et 2) quand la situation est mauvaise, les réplicateurs la rendent pire.

Et puis ils sont sous forme « bestiole », ce qui rappelle un peu leur première apparition à la fin de la saison 4, à la bonne époque où on mettait plus en scène leur infiltration dans les vaisseaux et le bordel que c’est pour les éliminer, plutôt que quand ils partent à la conquête de leur galaxie dans leurs propres vaisseaux (c’est un peu comme si dans Alien, au lieu du coup du monstre planqué dans le vaisseau, on avait un monstre qui débarque avec une armada, beaucoup moins flippant ^^).

Bref une bonne conclusion d’histoire qui brasse tous les standards Stargate, y compris l’éternel paradoxe des gens qui parlent anglais même dans une autre galaxie et des technologies de pointe qu’on trouve enterrées dans le sol avec un vague parfum d’Indiana Jones. Et n’oublions pas le changement majeur : la coupe de cheveux de Carter (c’est un peu comme la veste d’Arthur dans le Merlin de la BBC, j’ai bloqué dessus pendant tout le film xD)

Continuum

Autre film, autre genre, Continuum est une sorte de conclusion ouverte qui reprend le plus grand scénario classique de Stargate (et le plus populaire je pense), à savoir le voyage temporel. La Tok’ra s’apprête à exécuter Baal (du moins son dernier clone) et donc à conclure 10 ans d’histoire et de chasse au Goa’uld, sauf que tout ne se passe pas comme prévu… en fait, un autre Baal a réussi à remonter dans le temps et à empêcher (une fois n’est pas coutume) le programme Stargate d’être créé.

Par un coup de chance –nommé Stargate- (et accessoirement un vaste abus scénaristique sur les bords), Mitchell, Sam et Daniel ont réussi à éviter les effets de cette réécriture de l’histoire, et se souviennent de la ligne temporelle originelle. Mais réparer les dégâts ne va pas être simple.

Pour deux films d’une même franchise et d’une même durée, avec les mêmes acteurs, Continuum diffère sérieusement de Ark of Truth : beaucoup moins d’action, une vague impression de piétiner tout en ayant l’impression de passer trop vite sur certains points, et une volonté de se détacher des dernières saisons pour revenir aux vieilles références (voyage dans le temps, goa’uld, etc.).

Le film est d’ailleurs bourré de clins d’œil aux fans : 1969 et Moebius, bien sûr, mais aussi des caméos de tous les anciens goa’uld qu’on avait oublié (Apophis le premier, mais aussi Cronos, Yu et cie), des réminiscences de l’histoire avec les Russes, une version adaptée de la conquête de la Terre, et j’en passe des meilleurs.

Mais bon j’avoue que je n’ai pas tellement accroché. Ca se regarde comme un épisode normal, avec une impression de rester sur sa faim, surtout à la conclusion. Le scénario a beau faire appel à une intrigue qui marche toujours bien avec Stargate (le voyage temporel et la réécriture de l’histoire), il se contente de reprendre les grandes idées du genre (pas de programme Stargate, mais il suffit d’arranger ça en retournant dans le passé pour tout remettre dans l’ordre) sans vraiment chercher à innover, et exploite même assez peu l’idée même de la réécriture de l’histoire.

C’est un peu un comble qu’un film de 1h30 ne profite pas de cette opportunité. On apprend vaguement ce que sont nos héros dans cette ligne temporelle-ci, on croise quelques guest-stars comme O’Neill (là juste pour la forme, je le trouvais meilleur dans l’épisode The Shroud), mais finalement le traitement est assez superficiel, tout particulièrement pour la grosse ellipse de un an au milieu du film, où on ne voit presque pas ce que deviennent les personnages, ce qu’ils font vraiment, etc. Seul le passage de confrontation Daniel/Daniel est sympa dans ce domaine.

Du coup, pour quelqu’un qui n’a jamais vu 1969, 2010, et/ou Moebius voir les épisodes des autres réalités, cela peut être un bon film, mais personnellement je me sens un peu frustrée, surtout qu’une fois n’est pas coutume, Cameron sauve la situation. Je ne m’y ferais jamais, même O’Neill –qui en tant que producteur de la série pouvait se le permettre- passait moins de temps à sauver le monde en solo.

Au final, une nette préférence pour Ark of Truth, qui a su faire bon usage de son format, alors que Continuum stagne un peu. Bref, regardez le premier pour voir la fin de Stargate, et le deuxième, c’est surtout pour revoir ce cher Apophis…

Et puis je vais peut-être me remettre à Atlantis maintenant, le temps que je me bouffe les 5 saisons je suis sûre que le film qui conclue ce spin-off sera sorti ^^.

lundi 10 novembre 2008

Stargate SG1 – Saisons 9&10



Entre deux épisodes de Merlin, il fallait bien que je m’occupe, et du coup je me suis retournée vers une autre interprétation de Merlin, comprenez les deux dernières saisons de Stargate SG1. avec la diffusion en France plus que chaotique, j’avais trop eu l’occasion d’y regarder, et le peu que j’en ai vu à l’époque m’a plus donné envie de dormir que de m’y intéresser (en fait je trouvais qu’Atlantis se défendait mieux, c’est dire…).

Il faut dire, aussi, que les changements sont nombreux dans ces saisons là. Après une saison 8 qui offrait une très belle conclusion de série (ah Moebius…), la saison 9 prenait un tournant assez différent : exit Jack O’Neill, presque exit Sam Carter pour la moitié des épisodes, exit les bons vieux ennemis traditionnels (sauf Baal… ah Baal), et exit les mythologies greco-sumero-asiato-égyptiennes.

A la place, on récupère un nouveau héros (Cameron Mitchell, no comment), une voleuse en voie de reconversion (Vala), des nouveaux méchants plus terribles que jamais (les Oris), et une mythologie plutôt celto-arthurienne, avec son Merlin de rigueur. Le résultat est assez mitigé à mon avis. La saison 9 n’est pas affreusement mauvaise à regarder, la trame de fond est même plutôt bonne, mais coté personnages ça pêche un peu.

C’est surtout Cameron Mitchell qui me pose problème. Parachuté là pour remplacer O’Neill (ce qui je l’admet, est tout sauf facile), il a par moment le parfait profil d’un Gary Stu (le Mary Sue masculin cf fanfiction mode d’emploi pour les ignares) : pilote émérite, combattant qui s’en sort toujours malgré ses bobos, une méchante tendance à partir en solo pour sauver le monde (et y parvenir en plus), et un coté limite fanboy de SG1 sur les bords.

Heureusement il a de l’humour (plus décalé que celui d’O’Neill), quelques bons moments plein de sagesse, quelques poncifs rigolos (« Ma grand-mère disait toujours »), du coup ça passe, mais au bout de trois épisodes d’affilé où il joue le héros, on a parfois envie de lui coller des baffes.

Bon après, quand Mitchell n’est pas là, Daniel s’en sort plutôt bien. Il est vrai que ses multiples aventures lui donnent la possibilité d’avoir un rôle plus qu’important dans ces deux saisons, et ça ne rate pas, oscillant entre l’archéologie, la diplomatie et j’en passe des meilleurs, avec une tournure franchement fantasy sur les bords (normal avec Merlin). Et il faut reconnaître que ses échanges avec Vala sont funs… ou émouvants, selon les passages.

En parlant de ça, Vala est la bonne surprise de ces saisons. Autant elle ne m’avait pas trop marqué dans sa micro-apparition auparavant, autant là elle acquiert la dimension d’un vrai personnage, complexe qui plus est. Cet espèce de Han Solo au féminin, avec tout ce que ça peut impliquer en terme de culot, est très drôle, mais transporte aussi un bagage sérieux (sa fille notamment). Elle est donc loin d’être unidimensionnelle et passe très bien au long des épisodes.

Teal’c reste fidèle à lui-même. Il est un peu bloqué au début par toute cette histoire de nation jaffa, mais finit par s’en sortir pour redevenir le bon vieux membre de SG1, avec ses sages conseils, ses « indeed », ses « découvertes » de la culture terrienne, et son humour pince-sans-rire.

Finalement, c’est Sam qui pâtit le plus de ces nouvelles saisons. Son rôle s’est réduit au réparateur ultime qui se balade partout avec son établi spatio-bricolo (euh pardon… son ordinateur) pour réparer le premier vaisseau venu. Il est extrêmement rare qu’elle fasse autre chose, et pendant que Teal’c et Cameron massacrent tout ce qui bouge, et que Daniel et Vala s’attirent des ennuis, elle pianote seule sur son PC… bref pas le rôle le plus intéressant de la Terre, comme si les scénaristes savaient pas quoi faire d’elle (et bon évidemment comme c’est mon personnage favori avec O’Neill, je vous laisse imaginer comme c’est frustrant).

Mais bon, Stargate, ce n’est pas que ses personnages mais aussi son scénario. Alors que les premières saisons faisaient un peu bric-à-brac dans la trame globale (genre « à bas les goa’uld et basta »), cette saisons-là essaye vraiment d’amener une trame forte qui tiendra l’ensemble des épisodes, à savoir les Ori, Anciens du coté obscur, très porté sur le religieux qui envoient leurs fanatiques dans la galaxie.

Ca marche plutôt bien au début, avec une montée en puissance dans les premiers épisodes de la saison 9 assez stupéfiante, notamment avec quelques épisodes qui finissent plutôt mal, ce qui est assez troublant pour la série. Puis entre eux s’intercalent des épisodes annexes pas toujours très pertinents. Mais bon il y a de très bons épisodes sur tous les registres, du drôle au dramatique.

Vous avez sûrement entendu parler du fameux épisode 200 (un mythe à lui tout seul celui-là), mais les débuts et fins de saisons sont généralement assez prenants, de même que le traditionnel épisode double du milieu, et quelques perles au milieu de tout ça (réalités alternatives, crossover avec Atlantis, …).

Pour apprécier ça, il faut juste admettre le glissement de Stargate vers une espèce de StarTrek, comprenez par là qu’ils passent plus de temps dans des vaisseaux spatiaux qu’à passer la porte, et que la téléportation in-extremis est leur mot d’ordre (ça devient épuisant par moment ce principe). Et admettre en passant qu’entre le zak, le pistolet et le poing, visiblement, le troisième est le must, je ne rappelais pas qu’ils se battaient autant à mains nues avant.

Bref tout en apportant beaucoup de nouveautés, ces deux saisons ne sont pas non-plus une révélation. Elles tirent leur avantage d’un bon scénario de fond assez tragique, mais pêche un peu au niveau des personnages, c’est dommage. Ca n’en reste pas moins un très bon divertissement, bourré d’effets spéciaux (explosions en tout genre), et du pur Stargate dans tout ce que l’expression « mélange des genres » peut sous-entendre.

Pour la note de fin, je dirais que le gros point de positif de ces saisons est d’avoir réussi à développer un vrai méchant comme on en voit rarement, un de ceux dont on est très vite fan, je veux parler de Baal (méchant secondaire mais incontournable). J’étais sceptique au début, mais de mémoire, c’est le seul méchant qui est à la fois classe, intelligent, manipulateur, sarcastique, doté d’une très bonne rhétorique, et accessoirement un pur concentré de malignité (maintenant que j’y pense il a un petit coté Fantômas sur les bords). Et en plus il peut se permettre de mourir à la fin de chaque épisode et de revenir quand même sans avoir à trouver d’excuse, ce qui est quand même la classe absolue. Que demander de plus ?