vendredi 25 novembre 2016

L’ensorceleuse de Pointe-Lévy (Le crépuscule des arcanes 1) – Sébastien Chartrand


Lors de l’édition 2015 des Utopiales, j’avais reçu des éditions Alire quelques livres et revues, parmi lesquels L'ensorceleuse de Pointe-Lévy, un roman de Sébastien Chartrand, accessoirement premier tome d’une trilogie de fantasy. Comme souvent avec les livres arrivés de façon imprévue dans ma PàL, il a un peu pris la poussière, ce que je regrette d’ailleurs car il s’est révélé une excellente surprise.

Dans la province du Bas-Canada (merci Wikipédia pour savoir à quoi cela correspond), au XIXe siècle, Faustin est le neveu d’un curé un peu particulier qui utilise la religion pour dissimuler ses activités d’arcaniste (il est magicien quoi !). Suite à un mystérieux cambriolage qui implique l’utilisation de magie, notre jeune héros est envoyé par son oncle chercher la fille du maire… qui vient d’être enlevée. Ainsi commence un périple à travers un Canada peuplé de créatures fantastiques qui va sérieusement bouleverser la vision du monde de Faustin.

Le moins qu’on puisse dire avec L'ensorceleuse de Pointe-Lévy, c’est que son univers est dépaysant. Je connais tellement mal cette région (et encore moins son histoire) si bien j’ai eu du mal à la lecture pour démêler le vrai du faux (au contraire d’un lecteur québécois qui savourera les références à n’en point douter), d’autant plus que l’auteur mélange allègrement faits historiques et fiction.

L’intrigue a un petit côté classique avec sa « quête » et sa compagnie pour le moins hétéroclite de héros, mais on apprécie très facilement la promenade à cause du côté un peu « Monsieur tout-le-monde » du héros. Faustin a souvent du mal à surmonter la peur, la douleur ou même à accepter tout ce qu’il voit (bien qu’il soit formé à l’utilisation des arcanes), ce qui le rend assez proche de nous.

J’ai bien apprécié également tout l’univers créé par l’auteur avec différentes magies, différentes façons de voir le monde (entre les Indiens et les occidentaux) et tout un bestiaire de créatures inspirées j’imagine des légendes locales qui peuvent être étranges ou horrifiantes.

Du coup la sauce prend très vite, et avant même que je comprenne ce qu’il m’arrive, j’étais en train de dévorer ce roman, pressée d’en savoir plus sur les Danseurs et l’Etranger entre autres choses. Avec son univers qui mélange avec brio histoire et fiction et son héros plutôt attachant, L’ensorceleuse de Pointe-Lévy se révèle donc une lecture très plaisante et plutôt rafraichissante si on a envie de visiter d’autres contrées.

L’histoire se suffit pratiquement à elle-même (on ne termine pas sur un cliffhanger), mais avec les évènements des dernières pages, je serais tout de même curieuse de savoir ce qu’il advient de Faustin par la suite. Je jetterais donc sûrement un œil un jour aux deux tomes suivants du Crépuscule des arcanes

CITRIQ


Item 2 : Lire une oeuvre de SF ou Fantasy ou Fantastique (SFFF) francophone mais non française

5 commentaires:

Tigger Lilly a dit…

C'est une bonne nouvelle !
J'ai lu Montréel il y a peu. Difficile de rentrer dedans, tu ne comprends rien au début mais ça vaut la peine de s'accrocher.

Vert a dit…

@Tigger Lilly
Merci pour l'info, j'en prends note pour quand j'en commencerais la lecture.

Lorhkan a dit…

Ha c'est cool de savoir que "Montréel" et ce roman son intéressants parce que j'avoue qu'à la lecture des quatrièmes de couverture, je n'étais pas super enthousiaste !...

Shaya a dit…

Je suis plutôt d'accord avec toi, on rentre facilement dans l'histoire et c'est chouette !

Vert a dit…

@Lorhkan
Il faut tenter ^^

@Shaya
C'est même pour cela qu'il y en a une sur la couverture *sort*.