vendredi 30 septembre 2016

Club Uranium (Origines 3) – Stéphane Przybylski


Après Le château des millions d’années et Le marteau de Thor, je continue à suivre les aventures de Friedrich Saxhäuser avec Club Uranium, troisième volet de la tétralogie Origines qui s’amuse à revisiter la Seconde Guerre mondiale sous le prisme de l’histoire secrète à la sauce extra-terrestre. La recette fonctionne toujours aussi bien, malgré quelques longueurs.

Si Le marteau de Thor se terminait avec des protagonistes éparpillés aux quatre coins du globe (d’autant plus que les Américains entraient dans la danse), Club Uranium joue plutôt la carte de la convergence avec une intrigue très simple : une course-poursuite pour récupérer l’épave du vaisseau extra-terrestre abattu dans le tome 1.

Tout le monde envoie donc son équipe au Proche-Orient (sauf les Français, mais ils viennent un peu de se prendre une sacrée mandale, on les comprend), sauf qu’en période de guerre les déplacements ne sont pas toujours simples et qu’on n’est jamais à l’abri d’un retournement de veste…

L’histoire se déroule selon le procédé habituel avec un éclatement des points de vue et une alternance de flash-back et de flash forward. Et une fois encore on se régale d’un récit aussi distrayant qu’érudit, qui arrive à mêler un arrière-plan historique très dense et un bon esprit d’aventure, avec des retournements parfois un peu faciles et un certain goût du cliffhanger.

Je suis assez admirative de cette construction très maîtrisée, la forme montre cependant quelques faiblesses compte tenu de la longueur du roman (582 pages hors annexes, du coup il ne comptera même pas pour le pavé de l’été !).

En effet ayant tendance à pratiquer la lecture en pointillé au gré des transports en commun, je me suis souvent égarée entre les protagonistes et les différents pans de l’intrigue. Les chapitres courts et fragmentés et le fait de jongler d’un point de vue à un autre et d’une année à une autre n’aident pas forcément à trouver ses repères ou à développer l’empathie qui permettrait d’accrocher un peu avec les personnages (même si compte tenu des personnages ce n’est pas forcément un mal !).

Si c’était à refaire je lirais ce tome-ci pendant mes vacances par grandes séquences, avec un schéma pour mieux situer tous les personnages (pour la petite anecdote j’ai réalisé vers la fin du livre que je me mélangeais notamment les pinceaux entre Heinrich Himmler et Reinhard Heydrich !).

Cela ne m’a pas empêché d’apprécier l’aventure car Club Uranium, à l’image des deux livres précédents est un excellent livre de divertissement très documenté. Et contrairement au Marteau de Thor qui semblait faire un peu de sur place, Club Uranium contient son lot d’avancées qui promet un joli feu d’artifice final (avec l’entrée en scène de l’URSS peut-être ? Pour le moment je m’étonne presque de son absence).

J’ai donc fort hâte de lire la suite pour connaître le fin mot de l’histoire, mais je ne dirais pas non à un résumé des forces en présence ou à une présentation des principaux personnages en annexe pour aider mon pauvre cerveau à s’y retrouver !

CITRIQ

4 commentaires:

lutin82 a dit…

J'ai envie de le lire d'ici la fin de l'année. Et c'est vrai qu'il est complexe et du coup difficile de suivre toutes les subtilités.

Vert a dit…

@lutin82
Oui je pense que c'est une histoire où il est préférable de ne pas laisser passer trop de temps entre chaque tome.

Alys a dit…

J'ai mis un post-it dans mon agenda pour emprunter le Marteau de Thor dès que ma médiathèque aura réouvert... :)

Vert a dit…

@Alys
Bah oui faudrait pas t'arrêter en si bon chemin ^^.