mardi 23 février 2016

Fables 25 : Adieu – Bill Willingham



Avec un titre comme cela, vous vous en doutez, ce 25e tome (ou 23e, si vous avez attendu l’édition corrigée Urban Comics pour commencer votre collection) est le dernier de Fables. J’avais arrêté de chronique en détail chaque volume depuis quelques temps, mais je me devais de me fendre d’un billet pour faire le bilan d’une lecture qui m’aura occupé pendant huit ans, mine de rien !

Pour ceux qui ont un train de retard, Fables est une série de comics qui propulse des personnages de contes de fées dans notre monde moderne, après qu’ils aient fuit leurs royaumes conquis par un ennemi impitoyable déterminé à éliminer toute magie.

Dans notre monde, les Fables humains vivent au cœur de New York, sous la houlette d’un maire paisible, le roi Cole, et de son adjointe à la poigne de fer, Blanche-Neige. Bigby (aka le grand méchant loup) occupe le poste de shérif, seul monstre autorisé dans ce quartier, alors que les animaux parlants, monstres et autres créatures magiques sont reléguées à la campagne, à la ferme, ce qui crée quelques tensions.

L’histoire commence avec une intrigue policière, alors que la sœur de Blanche-Neige, Rose-Rouge, est assassinée (ou bien ?), et va peu à peu s’étendre dans toutes les directions : alors que l’Adversaire s’intéresse à cette enclave qui lui échappe, action, amour, politique, grandes scènes de combats et petites séquences intimistes seront au rendez-vous.

Les personnages sont nombreux, et on trouve autant de célébrités (comme Cendrillon ou la Belle et la Bête) que de personnages moins connus (Blue Boy). Et ce qui est chouette, c’est qu’ils ont vite fait de nous faire oublier Disney, surtout quand on croise le Prince Charmant (invétéré dragueur divorcé de Blanche-Neige, de Cendrillon et de la Belle au bois dormant) Pinocchio (qui en veut à mort à la Fée bleue de l’avoir coincé dans un corps d’enfant qui l’empêcher de draguer des filles !) ou Cendrillon qui officie comme agent secret.

Le premier cycle, qui court sur les 14 (ou 12) premiers tomes (jusqu’à La guerre des nerfs) et met en scène la lutte contre l’adversaire, est superbe. L’intrigue est superbe, on a vite fait d’accrocher à tous les personnages et à vibrer avec eux dans leurs moments difficiles comme dans leurs petits bonheurs.

Je suis par contre obligée d’avouer que j’ai par la suite commencé à décrocher, la série semblant s’éparpiller dans tous les sens sans réelle cohérence. Un coup on invite un nouveau méchant encore plus puissant (Mr. Dark, terrifiant mais peut-être trop puissant), un coup on se penche sur les enfants de Blanche-Neige (destinés à faire de grandes choses, un chouette moment d’ailleurs) et finalement on revient à la génération d’avant (Blanche-Neige et Rose-Rouge) pour le final.

Les deux derniers tomes, Et ils vécurent heureux… et Adieu mettent donc en scène une confrontation entre les deux sœurs, comme pour mieux refermer une histoire qui avait déjà commencé sur leur opposition (il y a bien longtemps dans le premier tome, Légendes en exil). Il y a une montée en puissance digne d’un film à gros budget, mais j’ai pour ma part eu un peu de mal à y accrocher tant j’ai eu du mal à rassembler les fils des intrigues précédentes.

(d’ailleurs en reparcourant les tomes précédents, j’ai réalisé que ça faisait déjà quelques volumes que j’avais du mal à m’y retrouver)

Je suis un peu passée à côté de cette intrigue, même si j’ai tout de même apprécié que ce soit des personnages féminins qui occupent le devant de la scène, et des chouettes personnages féminins bien forts avec ça (et je dis pas ça uniquement pour le challenge de Lhisbei, de manière générale Fables met bien en valeur ses nombreux personnages féminins).

La deuxième moitié de Adieu est ensuite occupée par les nombreux épilogues qui permettent de faire une dernière fois le tour des personnages pour leur dire au revoir (tout en éclairant les propos de la mystérieuse prophétie énoncée quelques tomes auparavant), ce qui est plutôt plaisant.

Bref Adieu est une conclusion qui ne m’a pas totalement convaincue (sans doute parce que c’est l’aboutissement d’une intrigue qui me semble assez brouillonne), mais je referme quand même avec un petit pincement au cœur ce volume, car Fables est une chouette série de comics qui m’aura accompagné pendant pas mal d’années, mine de rien !

CITRIQ

Item 9 : Lire un roman graphique ou une BD ou un comic avec une femme pour héroïne.

(techniquement là il y en a même deux, et si on cherche un peu c'est un vrai festival d'héroïnes cette conclusion)

3 commentaires:

Boo a dit…

25 :O j'ai tellement envie de lire cette série, mais c'est énorme ! Du coup je suis aussi contente d'apprendre qu'on peut arrêter vers 12/14 ^^

Shaya a dit…

Je crois que plus j'en entends parler, plus j'ai envie de poursuivre.... Elle va probablement passer à la caisse quand ma Pal me permettra de nouveau quelques achats, celle-là !

Vert a dit…

@Boo
En tout cas dans mon souvenir c'est une fin satisfaisante.

@Shaya
Faudra prévoir de la place sur tes étagères aussi ;)